États-Unis: la croissance est encore insuffisante

Publié le 27/10/2011 à 08:53, mis à jour le 27/10/2011 à 11:42

États-Unis: la croissance est encore insuffisante

Publié le 27/10/2011 à 08:53, mis à jour le 27/10/2011 à 11:42

Par AFP

Photo : Bloomberg

La croissance économique des États-Unis s'est nettement renforcée pendant l'été, mais reste encore insuffisante pour faire baisser le chômage, selon la première estimation officielle du produit intérieur brut américain du troisième trimestre publiée jeudi à Washington.

De juillet à septembre, le PIB américain a progressé de 2,5% en rythme annualisé par rapport aux trois mois précédents, a indiqué le département du Commerce.

Ce chiffre est conforme au consensus des économistes sondés par Bloomberg, qui prévoyait une croissance de 2,5%, et traduit une nette amélioration de l'économie américaine.

Selon le ministère, la croissance, qui s'était effondrée à 0,4% au premier trimestre avant de remonter à 1,3% au deuxième, a retrouvé ainsi le niveau de son point haut de l'été 2010.

L'accélération de la croissance au troisième trimestre reflète "celle des dépenses de consommation des ménages et de l'investissement privé hors logement et un ralentissement de la baisse des dépenses des États fédérés et des collectivités locale" dont les effets ont été compensés en partie par un ralentissement de la hausse des stocks plus fort qu'au printemps, écrit le ministère dans un communiqué.

La consommation a progressé de 2,4% au troisième trimestre, contre seulement 0,7% au deuxième, apportant 1,7 point de croissance au pays, selon le ministère. Elle est encore loin cependant d'avoir retrouvé sa vigueur des trois derniers mois de 2010.

En hausse de 16,3%, l'investissement privé hors logement a été tiré par les dépenses des entreprises en immobilisations productives (+17,4%). C'est sa progression la plus forte depuis le deuxième trimestre 2010, et elle a fait gagner au pays 1,6 point de croissance, précise le ministère.

Selon ses données, le commerce extérieur a apporté 0,2 point de croissance, comme au printemps, les effets bénéfiques de l'accélération des exportations ayant été effacés par une progression équivalente des importations.

La dépense publique, qui avait pesé sur la croissance au deuxième trimestre, a eu une contribution nulle au troisième: les dépenses de l'État fédéral ont progressé pour le deuxième trimestre d'affilée, permettant de compenser les effets du recul de celles des États fédérés et des collectivités locales.

Selon les chiffres du ministère, le frein le plus puissant à la croissance a été le net ralentissement de la hausse des stocks, qui a fait perdre près de 1,1 point de hausse du PIB au pays. Plusieurs économistes estiment que ce frein devrait lâcher pendant l'automne sous l'effet d'une accélération de la production stockée.

Signe du marasme persistant du marché immobilier, l'investissement privé dans le logement a eu un effet quasi nul sur la croissance au troisième trimestre.

Malgré le net renforcement de la croissance américaine dont témoigne les chiffres du ministère, celle-ci reste tout juste suffisante pour empêcher le chômage de monter.

Les dirigeants de la banque centrale (Fed), estiment en effet qu'entre 2,5 et 2,8%, la croissance permet simplement d'absorber les jeunes générations qui arrivent sur le marché du travail.

Pour faire baisser le chômage de masse qui les frappe depuis plus de deux ans, et qui s'élevait à 9,1% en septembre, les États-Unis ont besoin de voir leur économie s'améliorer encore.

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