Dur dur de gérer un portefeuille

Publié le 21/06/2012 à 10:30, mis à jour le 21/06/2012 à 14:37

Dur dur de gérer un portefeuille

Publié le 21/06/2012 à 10:30, mis à jour le 21/06/2012 à 14:37

Par Stéphane Rolland
Bourse stagnante

Jean-Paul Giacometti, gestionnaire de portefeuille et vice-président de Claret, ne croit que le contexte de stagnation boursière soit si exceptionnel. Depuis un siècle, le Dow Jones a connu plus d’une période de stagnation. Il énumère : « entre 1905 et 1923, entre 1929 et 1954, et entre 1964 et 1981». L’absence de croissance des marchés boursiers américains depuis le début des années 2000 n’est donc pas « anormal », selon lui.

Depuis le début de l’an 2000, le Dow Jones a progressé de 10,8%. Un rendement minime quand on l’étale sur plus de 11 ans.

Le S&P/TSX à Toronto fait un peu mieux sur la même période avec un rendement de 38%. L’indice vedette se trouve tout de même près de 22% sous son sommet d’avant la crise de 2008. Pour plusieurs stratèges, la Bourse de Toronto est cependant moins alléchante alors qu’on croit qu’elle ne pourra plus autant carburer à l’appréciation des ressources naturelles. Le retour de balancier pourrait donc se faire attendre.

Pour M. Giacometti, la gestion active est encore plus indiquée lors des périodes de stagnation. «Ces périodes-là donnent de mauvais rendements dans l’ensemble, mais ça ne veut pas dire que tous les titres vont mal, nuance-t-il. Quand le vent souffle assez fort, c’est plus facile de faire un bon rendement en étant un peu partout. Quand on entre dans une période de nettoyage, il faut être plus sélectif.»

Pour bien choisir, il faut passer par trois étapes. D’abord, voir si le titre est abordable, autrement dit son multiple. Ensuite, regarder le poids de l’endettement de la société. Enfin, se demander si l’escompte s’explique par des évènements temporaires ou par des obstacles plus importants.

Carl Simard, président de Medici, s’explique mal, quant à lui, comment un bon gestionnaire de portefeuille pourrait en venir à la conclusion qu’il serait mieux de laisser les clients à eux-mêmes. «Nous ne donnons pas seulement une valeur ajoutée en choisissant les titres, plaide-t-il. Nous devons aussi choisir l’allocation et la diversification appropriée. Il y a tout un volet planification qui doit être fait également. Nous sommes aussi là pour réduire l’émotivité des clients. »

« Quand la Bourse monte, c’est difficile de reconnaître les bons gestionnaires, ajoute M. Simard. C’est plus facile dans les temps plus difficiles qu’on peut les distinguer.

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