Crise : la zone euro tente d'éviter la contagion

Publié le 11/07/2011 à 14:44

Crise : la zone euro tente d'éviter la contagion

Publié le 11/07/2011 à 14:44

Par La Presse Canadienne

Les responsables économiques de l'Union européenne se sont réunis à Bruxelles lundi pour tenter de prévenir une contagion de la crise de la dette à des économies plus importantes de la zone euro, comme l'Italie et l'Espagne, et discuter des conditions du deuxième plan de sauvetage financier de la Grèce.

Les dissensions sur les voies et l'ampleur de la participation des banques et autres investisseurs privés au deuxième plan de sauvetage troublent les marchés financiers de la zone euro, particulièrement en Italie, où les agences de notation préviennent qu'une implication même volontaire de ces bailleurs de fonds privés serait considérée comme un défaut partiel de paiement de la Grèce sur sa dette colossale.

Les agences attribuent des notes en fonction de la capacité du pays à respecter les échéances des obligations sur sa dette souveraine: plus le risque estimé de défaut de paiement augmente, plus le taux d'intérêt pratiqué par les marchés est élevé, et moins le pays concerné peut emprunter.

La proposition française de rééchelonnement de la dette grecque sur la base du volontariat des banques privées, qui accepteraient d'échanger des obligations arrivant à échéance contre d'autres à plus longue échéance, est ainsi vue par les agences comme un défaut de paiement partiel qui entraînerait une dégradation de la note de la dette.

Les difficultés des Européens à s'entendre sur la formule du nouveau plan de sauvetage de la Grèce, qui a déjà bénéficié, comme l'Irlande et le Portugal, d'un prêt pluriannuel de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI), alimentent en outre la crainte des investisseurs de voir la crise de la dette s'étendre à d'autres économies plus importantes, comme l'Italie, très endettée, et l'Espagne, durement frappée par le chômage. La capacité de sauvetage des autres pays de la zone euro (17 en tout) serait probablement insuffisante.

Dans ce contexte, le premier ministre espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a souhaité "une clarification rapide et précise" sur le mécanisme d'un deuxième plan de sauvetage pour la Grèce, afin d'apaiser les marchés. Il a estimé que la réunion des ministres des Finances à Bruxelles lundi pourrait "contribuer à cet objectif".

 

 

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