Corruption: des enquêtes qui pourraient coûter cher à Airbus

Publié le 31/10/2017 à 08:37

Corruption: des enquêtes qui pourraient coûter cher à Airbus

Publié le 31/10/2017 à 08:37

Par AFP

Photo: Shutterstock

Airbus, visée par des enquêtes dans des affaires de corruption, redoute l'«impact substantiel» que pourrait avoir sur ses résultats une condamnation à payer des amendes, a indiqué le groupe mardi malgré de bonnes performances au troisième trimestre.

Le constructeur européen Airbus est sous le coup d'investigations pour des irrégularités sur des transactions, des faits qu'il a lui-même dénoncés en 2016 auprès des autorités judiciaires britanniques et françaises pour mettre le groupe à l'abri d'éventuelles poursuites, notamment américaines, grâce aux dispositions contenues dans les lois britannique (UK Bribery Act) et française (loi Sapin II).

Le groupe est visé par deux autres enquêtes en Autriche et en Allemagne autour de la vente d'avions de combat de type Eurofighter à Vienne.

«La condamnation potentielle au paiement d'amendes (et des sommes correspondantes) ou de toute autre sanction découlant des enquêtes du SFO (Serious fraud office, en Grande-Bretagne, ndlr) et du PNF (Parquet national financier, en France, ndlr) dépendra des conclusions factuelles et juridiques finales, et pourrait avoir un impact substantiel sur les résultats financiers, commerciaux et opérationnels d'Airbus », a précisé le groupe lors de la publication de ses résultats trimestriels. 

L'avionneur a précisé ne pas être en mesure d'estimer « la probabilité et l'étendue » des conséquences de ces affaires.

Le constructeur européen a par ailleurs indiqué avoir découvert «certaines inexactitudes dans les déclarations faites au Département d'Etat américain au titre de la Partie 130 de la réglementation américaine sur la commercialisation d'armes (ITAR)».

Ces constatations ont été «transmises aux autorités américaines compétentes, avec lesquelles Airbus coopère pleinement», a-t-il précisé, ajoutant qu'il était prématuré d'en mesurer les conséquences financières ou autres. 

Sur le plan des résultats, le groupe a annoncé un bénéfice net trimestriel multiplié par sept par rapport à l'été 2016 grâce à un effet de change favorable, mais le bénéfice net n'a progressé que de 2% sur neuf mois à 1,85 milliard d'euros.

La branche avion commerciale du groupe reste pénalisée par les retards de livraison des moteurs PW1000G de Pratt and Whitney destinés à l'A320neo, la version remotorisée et moins gourmande en carburant de son moyen-courrier vedette.

«Des progrès significatifs ont été réalisés sur des solutions aux problèmes techniques», a expliqué Harald Wilhelm, directeur financier du groupe, au cours d'une conférence de presse téléphonique ajoutant que les moteurs modifiés seront montés sur les avions au premier trimestre 2018, après avoir été testés. 

En raison de cette situation, le nombre de livraisons d'A320neo devrait «désormais être légèrement en-deçà» de l'objectif de 200 que le groupe s'était fixé pour 2017. 

Le nombre total de livraisons d'avions devrait être «légèrement en-dessous de 720», un chiffre en ligne avec les prévisions de plus de 700 appareils, a-t-il précisé.

 

 


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