BMO: «Nos banquiers n'ont pas à forcer les clients»

Publié le 04/04/2017 à 11:28

BMO: «Nos banquiers n'ont pas à forcer les clients»

Publié le 04/04/2017 à 11:28

Par lesaffaires.com

Le PDG de la Banque de Montréal (Tor., BMO) profite de l'assemblée générale des actionnaires pour défendre le métier face à la récente polémique des pratiques de vente agressives.


Les accusations portées contre Banque TD continuent évidemment d'animer les débats dans le milieu. Elles ne remontent qu'à la mi-mars et étaient lourdes de sens puisqu'elles prétendaient que certains employés avaient enfreint la loi pour atteindre des objectifs de vente et conserver leur emploi.


Sans oublier que la problématique ne semblait pas isolée à une seule grande enseigne bancaire. D'autres témoins avaient alimenté les débats en affirmant «nous le faisons tous».


Le grand patron de la Banque de Montréal, Bill Downe, n’allait donc pas faire l’impasse sur ce sujet lors de la rencontre annuelle avec les actionnaires tenue ce mardi.


Le PDG assure qu’il a pleine confiance en ses employés et que ces derniers n’ont pas pour mission d’imposer des produits financiers.


«Nous guidons les clients dans le choix de services qui rencontrent le mieux leurs besoins», peut-on lire dans les notes préparées par Bill Downe comme le rapporte le Financial Post.


Si tout le monde a gagné en autonomie quant aux transactions financières, les banquiers restent utiles pour toute une série d’interventions telles que les hypothèques ou les investissements, développe le dirigeant de BMO en insistant sur les quelque 7 millions de services de ce genre rendus l’année dernière. Démontrant selon lui la «robustesse de la discipline».


Bien sûr, les agents bancaires de la Banque de Montréal ont des bilans de performance liés à l’expérience client. La souscription à un nouveau service ne sera valorisée que si le client l’utilise.


Mais Bill Downe affirme que chaque activité au sein de son institution comporte des outils de recours protégeant l’intégrité des pratiques commerciales, tant pour le client que pour l’employé.


«Tout le monde chez BMO peut partager ses inquiétudes sans peur» de représailles, ponctue le PDG.


 


image

Gestion du changement

Mardi 17 septembre


image

Usine 4.0

Mardi 24 septembre

Sur le même sujet

À la une

Guerre commerciale : Xi a un atout dans sa manche contre Trump

24/05/2019 | François Normand

ANALYSE - Ces minerais stratégiques pour l'industrie américaine procure un rapport de force à la Chine.

L'inégalité, l'un des principaux enjeux des élections européennes, dit Olivier Royant du Paris Match

25/05/2019 | Karl Moore

BLOGUE INVITÉ. La place de la politique régionale grandit dans la publication, qui s'intéresse à «l'aventure humaine».

Bourse: mieux vaut parfois ne rien faire

Mis à jour le 25/05/2019 | Dominique Beauchamp

BLOGUE. Les conseils affluent en pleine guerre commerciale. Même les pros ne savent pas sur quel pied danser.