Banque du Canada: la dernière réunion décortiquée par les économistes

Publié le 23/10/2013 à 15:04, mis à jour le 24/10/2013 à 06:27

Banque du Canada: la dernière réunion décortiquée par les économistes

Publié le 23/10/2013 à 15:04, mis à jour le 24/10/2013 à 06:27

Par Thomas Cottendin

Photo: Bloomberg

Les marchés ne se sont pas fait attendre pour réagir énergiquement à l’annonce de la Banque du Canada effectuée mercredi de maintenir son taux directeur à 1%. Voici les commentaires d’économistes.

À la suite du discours de la Banque du Canada (BdC), les économistes dressent deux constats.

Le premier constat est évidemment la disparition de la mention faisant référence à une hausse éventuelle des taux d’intérêt directeurs canadiens.

>>>Lire La Banque du Canada ne voit plus la nécessité de relever son taux directeur

Alors que la BdC répète depuis plusieurs mois que le taux cible des fonds à un jour sera augmenté, dans un laps de temps qui est cependant toujours demeuré assez flou, les autorités monétaires se sont limitées ce matin à indiquer que « la détente monétaire considérable en place actuellement demeure appropriée ».

Le deuxième constat est la révision à la baisse du scénario économique de la BdC.

Sans grande surprise, les autorités monétaires indiquent que la remontée des exportations et des investissements non résidentiels des entreprises est moins robuste que prévu initialement.

Selon les autorités monétaires, il existe d’ailleurs encore un risque que l’accélération attendue de ces composantes prenne encore plus de temps qu’attendu. La BdC se montre aussi préoccupée par les risques associés à la situation du marché immobilier et par la progression des dépenses des ménages.

Dans ces conditions, la BdC a réduit sa prévision de croissance pour l’économie canadienne, soit de 1,8 % à 1,6 % pour 2013, de 2,7 % à 2,3 % pour 2014 et de 2,7% à 2,6% en 2015.

Implications

Selon Benoit P. Durocher, économiste principal chez Desjardins Études économiques, l’abandon de la mention faisant référence à une hausse éventuelle des taux et le ton du communiqué indiquent clairement que la période de stabilité des taux directeurs se prolongera assez longtemps. «Selon nos projections, les conditions favorables à une première augmentation des taux directeurs canadiens ne pourraient être réunies qu’à compter de la mi-2015».

Pour David Madani, économiste spécialiste du Canada chez Capital Economics, l’économie du pays ne devrait pas retrouver son plein régime d’ici la fin de 2015. L’économiste estime aussi que l’inflation touchera la cible des 2% à la fin 2015. «Puisque l’inflation mettra plus de temps que les deux années prévues initialement pour atteindre la cible des 2%, ça fait du sens que la BdC ait fait abstraction d’une mention parlant d’une hausse des taux», écrit David Madani dans son rapport.

Jilian Kohut, économiste chez IHS Global Insight, maintient que la direction finale des taux sera à la hausse. Néanmoins, ce dernier concède que cette hausse arrivera plus tard que fin 2014, tel que le prévoyait précédemment IHS.

 


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