Automobile: ces start-ups qui rêvent d'imiter Tesla

Publié le 07/03/2019 à 06:52

Automobile: ces start-ups qui rêvent d'imiter Tesla

Publié le 07/03/2019 à 06:52

Par AFP

Concevoir une voiture électrique et profiter de l'explosion de ce marché naissant pour devenir un constructeur comme Tesla, c'est le rêve de nombreuses start-ups au salon automobile de Genève, qui ouvre ses portes au public jeudi.

Dans les allées du salon de Genève, Polestar, une jeune pousse suédoise, propriété de Volvo, lui-même détenu par le constructeur chinois Geely, attirait de nombreux curieux avec sa première berline électrique aux lignes avant-gardistes, la Polestar 2, qui sera vendue en 2020.

Son objectif: «concurrencer la Tesla Model 3», nouveau véhicule de l'entreprise californienne moins coûteux que le reste de la gamme.

Quelques stands plus loin, Aiways, société chinoise fondée en 2017, expose un grand SUV électrique, riche en équipements hi-tech, qui revendique une autonomie supérieure à 350 km.

«La commercialisation commencera en Chine fin 2019 et en Europe en 2020», a expliqué à l'AFP son concepteur allemand, Roland Gumpert, un ancien ingénieur de Audi Sport, qui vise 10 000 exemplaires annuels vendus en Europe pour son démarrage.

À Genève, Anton «Toni» Piëch, arrière petit-fils de Ferdinand Porsche, fondateur de la marque du même nom et de Volkswagen, veut se faire un prénom: il espère susciter suffisamment d'intérêt pour lancer en production son prototype Mark Zero, une sportive électrique luxueuse dont le prix approchera 200 000 euros.

L'automobile s'engage à marche forcée dans l'électrification sous la pression des régulateurs européens et chinois qui tentent de réduire la pollution de l'air et le réchauffement climatique.

Or, se passer du moteur thermique «enlève un des éléments clé de l'automobile» qui rendait très difficile et coûteux d'égaler les constructeurs historiques, explique à l'AFP Xavier Mosquet, expert automobile pour le Boston Consulting Group (BCG).

Selon lui, c'est ce qui a facilité la tâche de la société californienne Tesla, devenue le premier constructeur mondial de voitures 100% électriques, avec 250 000 véhicules vendus dans le monde l'an dernier et un objectif de 400 000 cette année.

C'est aussi ce qui suscite l'intérêt de la Chine pour le véhicule électrique. La super-puissance asiatique «fait le pari que le changement de technologie va lui permettre d'implanter un certain nombre de ses acteurs sur le marché international», selon M. Mosquet.

Des cartes rebattues

Même si sa santé financière est encore fragile - Tesla avait en effet annoncé l'an dernier son premier bénéfice en deux ans - le constructeur californien «a montré qu'on peut ouvrir avec succès une brèche dans le monde autrefois très fermé des grands groupes établis», confirme Stefan Bratzel, directeur du Center of Automotive Management, basé en Allemagne.

Par rapport aux véhicules classiques, «il y a moins de pièces détachées et de complexité» dans la construction d'un véhicule électrique, note Michael Pielen, directeur technique chez Share2Drive, qui produira dès 2021 ses petites voitures «Sven» conçues pour l'autopartage.

Un moteur électrique nécessite jusqu'à vingt fois moins de pièces détachées qu'un moteur traditionnel, selon une estimation de l'Association de l'industrie mécanique allemande (VDMA).

Pour autant, «construire des voitures reste un défi», concède M. Pielen. «Il faut du savoir-faire, une force d'ingénierie et des financements».

Pour mieux relever ce défi, Share2Drive coopère avec l'entreprise technologique FEV, tandis que l'allemand e.GO a coopéré avec les équipementiers Bosch et ZF.

e.Go s'est également associé à Volkswagen, qui a annoncé lundi le partage de la base technique de ses voitures électriques avec des constructeurs tiers: «ça nous donne la possibilité d'être plus rapide» et «de ne pas toujours tout réinventer», explique le directeur adjoint Matthias Kreimeier.

Une autre difficulté sera l'afflux de concurrents dès l'an prochain sur un marché qui reste dans de petits volumes malgré sa forte croissance. En 2018, 25 modèles en Europe se disputaient à peine 1,3% du total des immatriculations, malgré une hausse des ventes de 50% par rapport à 2017, selon le cabinet Jato Dynamics.

D'ici 5 ou 10 ans, on assistera probablement à une «reconcentration» du secteur, prévoit M. Mosquet, mais les constructeurs dominants ne seront pas forcément les mêmes qu'aujourd'hui.

À suivre dans cette section


image

DevOps

Mercredi 11 septembre


image

Gestion du changement

Mardi 17 septembre


image

Gestion de l’innovation

Mercredi 18 septembre


image

Usine 4.0

Mardi 24 septembre


image

Marché du cannabis

Mercredi 23 octobre


image

Service à la clientèle

Mercredi 23 octobre


image

Communication interne

Mardi 26 novembre


image

Marché de l'habitation

Mercredi 04 décembre


image

Gestion de la formation

Jeudi 05 décembre


image

Sommet énergie

Mardi 21 janvier


image

Santé psychologique

Mercredi 22 janvier


image

Contrats publics

Mardi 28 janvier

Sur le même sujet

Crédits carbone vendus par Tesla: le cours augmente tout de même

04/06/2019 | Siham Lebiad

Deux géants de l’industrie automobile ont eu recours à l’achat de crédits carbone de Tesla (TSLA) afin de soutenir...

Tesla bondit après l'annonce d'un emprunt de 2,3 milliards de dollars

02/05/2019 | AFP

'action Tesla prenait plus de 5% dans les échanges électroniques à Wall Street jeudi.

À la une

Dans la tourmente, Nemaska Lithium trouve un investisseur

Son titre bondissait de plus de 43% vers midi.

Mais où est passée la peur de la récession?

BLOGUE INVITÉ. Après un rebond des marchés, on entend beaucoup moins parler de récession. Pourtant...

Fin des services au comptoir à la Laurentienne

Mis à jour le 19/07/2019 | La Presse Canadienne

Les négociations avaient été acrimonieuses entre l’institution financière et la partie syndicale.