Atos mise sur l'américain Syntel pour augmenter croissance et rentabilité

Publié le 23/07/2018 à 06:27

Atos mise sur l'américain Syntel pour augmenter croissance et rentabilité

Publié le 23/07/2018 à 06:27

Par AFP

(Getty)

Le géant informatique français Atos mise sur l'achat de l'américain Syntel pour accélérer la croissance de son chiffre d'affaires et de sa rentabilité dans les prochaines années, a-t-il indiqué en annonçant ses résultats pour le premier semestre 2018.

L'acquisition de Syntel pour 3,4 milliards de dollars, annoncée dimanche soir, «est l'une des plus importantes pour le groupe ces dix dernières années», a assuré lundi matin le directeur financier du groupe Elie Girard au cours d'une réunion téléphonique avec des journalistes.

Atos met notamment la main sur 18 000 ingénieurs en Inde, qui représentent à eux seuls près de 80% des effectifs de Syntel.

«Le reste d'Atos va pouvoir capitaliser sur ce pool de talents» qui a déjà permis à Syntel de générer une marge opérationnelle «de l'ordre de 24%», soit l'une des «plus élevées au monde» dans le secteur, a-t-il expliqué.

Le nouvel ensemble Atos + Syntel doit réaliser des «synergies de coûts» de 120 millions de dollars d'ici la fin de 2021, tandis que les «synergies commerciales» sont estimées à 250 millions de dollars, a-t-il indiqué.

Au final, cela devrait se traduire par une augmentation du bénéfice par action d'Atos «plutôt dans les 20%» en régime de croisière, soit d'ici «trois ans», a précisé Elie Girard.

Atos a payé un prix équivalent à 14,7 fois le résultat opérationnel (Ebit) de Syntel sur 12 derniers mois, selon les chiffres fournis par M. Girard. «C'est justifié par le taux de croissance» de Syntel et son «taux de marge», a-t-il souligné.

Sur le plan des métiers, l'acquisition de Syntel va permettre de «renforcer très significativement l'offre digitale d'Atos», c'est-à-dire son offre dans les applications et logiciels, par opposition à l'offre «infrastructure» (capacités informatiques brutes dans le nuage, point fort traditionnel d'Atos), a précisé M. Girard.

«Désormais, la population la plus importante dans le groupe, ce sont les ingénieurs de l'intégration de systèmes et de conseil, et donc des services digitaux, qui représentent la moitié de nos collaborateurs», a souligné M. Girard.

S'agissant du premier semestre 2018, Atos a enregistré un bénéfice net de 228 millions d'euros, en hausse de 7,7% par rapport au premier semestre 2017.

Son chiffre d'affaires semestriel, à 6,005 milliards d'euros, est en recul par rapport aux 6,3 milliards d'euros publiés l'an dernier pour la même période. Mais il est en hausse de 3,4% à taux de change constants et 1,7% à périmètre et taux de change constants, selon le groupe.

Recul des ventes aux États-Unis 

Les ventes ont augmenté en organique dans toutes les divisions sauf en Amérique du Nord, ainsi que dans la zone Benelux et pays nordiques.

En Amérique du Nord, le chiffre d'affaires accuse un recul de 3,4% en organique, à 967 millions d'euros.

Le groupe a mis ce recul sur le compte d'un problème de management déjà évoqué en avril dernier, et assure que le chiffre d'affaires de la zone devrait recommencer à évoluer positivement au second semestre.

Dans la zone Benelux et pays nordiques, le chiffre d'affaires a également reculé de 0,9% à 510 millions d'euros. Ce recul est lié "à la baisse progressive d'un contrat dans le secteur des télécoms", a justifié Atos.

Le groupe français a par ailleurs bénéficié des bons résultats de sa filiale Worldline (services de paiements).

Celle-ci a annoncé dans un communiqué séparé une croissance organique de son chiffre d'affaires de 5,8% et un bénéfice net en hausse de 12,6% à 57 millions d'euros.

Le rachat de son concurrent Six Payment Services est «en bonne voie pour une finalisation à la fin de l'année», a indiqué Worldline.

Atos a confirmé ses objectifs financiers pour 2018, notamment celui d'une croissance organique du chiffre d'affaires de 2% à 3%, et d'une marge opérationnelle comprise entre 10,5% et 11% du chiffre d'affaires.


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