À Wall Street, l'argent coule encore à flot pour les nouveaux entrants

Publié le 17/06/2019 à 11:22

À Wall Street, l'argent coule encore à flot pour les nouveaux entrants

Publié le 17/06/2019 à 11:22

Par AFP
Un tableau de valeurs boursières

(Photo: 123RF)

Comme Slack qui arrive jeudi à Wall Street, les entreprises affluent à la Bourse de New York et, dix ans après la crise financière, vingt ans après la bulle internet, les fonds pour les financer ne semblent pas tarir. Même quand leur valorisation est élevée.

« Il y a un excès d’argent non investi à l’échelle planétaire », affirme Gregori Volokhine, gérant de portefeuille pour Meeschaert Financial Services.

Pour aider au redressement de l’économie après la crise financière de 2008, les banques centrales ont inondé le marché, et les investisseurs, de liquidités.

Mais cette politique monétaire a aussi renforcé la tendance d’un abaissement des taux d’intérêt et rendu les placements à revenus fixes moins attractifs. 

Et dans le même temps, les fonds d’investissement spéculatifs, ou hedge funds, « ont prouvé qu’ils avaient eu de mauvaises performances », relève M. Volokhine.

« Cela ne laisse plus tellement de choix pour un investisseur qui cherche la croissance » de ses gains, note-t-il. 

Les sociétés de capital-risque, qui financent traditionnellement les start-up, ont vu l’argent affluer. Selon la société de données financières PitchBook, leurs investissements ont atteint aux États-Unis un record en 2018 (132,1 milliards de dollars).

D’autres acteurs de la finance ont aussi commencé à parrainer le développement de jeunes entreprises sans attendre leur arrivée en Bourse, qu’il s’agisse de sociétés de capital-investissement, de gestion de fortunes familiales, de fonds de pension, de fonds souverains ou de fonds spéculatifs.

Certaines entreprises sont également entrées dans la partie à l’image du groupe japonais SoftBank et de son fonds d’investissement à 100 milliards de dollars.

Multiplication des licornes 

Les entrepreneurs ont pu profiter de cet afflux de capitaux pour développer leur concept plus longtemps et gagner de l’ampleur sans avoir recours au marché boursier et avoir à se plier aux lourdes obligations réglementaires incombant aux sociétés cotées.

Le nombre de licornes, ces entreprises non cotées valant plus d’un milliard de dollars, s’est multiplié. Et les investisseurs initiaux veulent désormais récupérer leur mise.

Ainsi Slack, qui propose aux entreprises un outil permettant à leurs employés de communiquer en temps réel et de partager des fichiers, fait son entrée jeudi à Wall Street sans même chercher à récupérer de l’argent frais. Sa valorisation a bondi en quelques mois, passant d’environ 7 milliards de dollars lors de sa dernière levée de fonds en août 2018 à environ 16 milliards de dollars, selon le cabinet spécialisé dans les entrées en Bourse Renaissance Capital.

Certaines de ces jeunes entreprises se pressent actuellement à Wall Street afin de retenir leurs salariés, rémunérés en partie en actions. Et avant de voir leur rythme de croissance se tasser ou une récession se profiler. 

Elles sont encore accueillies avec enthousiasme: la semaine dernière, trois des quatre sociétés ayant fait leur premier pas à la Bourse de New York ont décollé au premier jour, CrowdStrike de 71%, Fiverr de 90% et Chewy de 59%.

Selon le cabinet de recherches IPOScoop, le gain moyen des 65 sociétés entrées en Bourse depuis le début de l’année est actuellement de 39,6%.

La part d’entreprises arrivant à Wall Street sans dégager de bénéfices est revenue au niveau de la bulle internet, à 81% en 2018 comme en 2000, selon les données du professeur d’économie Jay Ritter de l’université de Floride.

Les observateurs ne s’en alarment pas outre mesure. 

Nombre d’entre elles sont des sociétés spécialisées dans les biotechnologies, encore en cours d’essais cliniques. 

Quant à celles spécialisées dans la technologie, « elles ne reposent pas sur des performances purement virtuelles, comme en 2000 quand ce qui comptait était le nombre de personnes regardant un site », assure M. Volokhine. « Là on a des vrais business, avec des clients. »

Dans tous les cas, les entrées en Bourse de nombreuses licornes vont enrichir un peu plus leurs fondateurs et employés ainsi que leurs soutiens financiers de la première heure.

Ce qui « pourrait conduire à un phénomène bien connu » dans la Silicon Valley, remarque Garrett Black de PitchBook dans une analyse sur les marchés privés au deuxième trimestre: « la ré-injection du capital (gagné à l’occasion de ces opérations) dans l’écosystème des start-up et du capital-risque. »


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