Retour sur la table ronde 2016 : trois titres tirent la sélection vers le bas


Édition du 09 Septembre 2017

Retour sur la table ronde 2016 : trois titres tirent la sélection vers le bas


Édition du 09 Septembre 2017

Par Stéphane Rolland

Ce fut l'année des extrêmes pour les 12 titres choisis par nos experts l'an dernier, les rendements variant d'un déclin de 54,9 % à un gain de 26 %. Trois titres ont perdu plus du tiers de leur valeur en raison d'événements imprévus. La sélection termine en territoire négatif, en baisse de 3,2 %, en tenant compte des dividendes versés et de l'effet des devises.

 

[Journal Les Affaires]

Philippe Hynes

Philippe Hynes, président et gestionnaire de portefeuille de Tonus Capital, obtient le meilleur rendement. Malgré les difficultés d'Uni-Sélect (UNS, 27,13 $), son rendement frôle le seuil des 10 %, à 9,88 %, grâce aux forts rendements affichés par ses deux autres choix. .

Comcast (CMCSA, 40,65 $ US) a procuré le deuxième meilleur rendement. Le titre a gagné 19,56 %. Comcast demeure un des seuls câblodistributeurs à accroître le nombre de ses abonnés grâce aux investissements dans ses produits, souligne-t-il. «J'ai moins d'appétit pour le titre qu'il y a un an. Je ne dis pas de vendre, mais il est moins attrayant qu'il y a 12 mois.»

Les perspectives sont encore très bonnes pour Blue Bird Corporation (BLBD, 18,10 $ US), croit-il. Avec un gain de 17,77 % depuis un an, le constructeur d'autobus scolaires a connu une bonne année grâce aux gains de parts de marché, notamment. Maintenant, la direction consacrera ses efforts à améliorer ses marges et à réduire ses coûts.

M. Hynes a eu la main moins heureuse avec Uni-Sélect, qui recule de 7,69 %. Les activités se sont moins bien déroulées aux États-Unis, mais le titre a surtout été malmené par des inquiétudes «sans fondement» concernant la concurrence d'Amazon, selon lui. «Le risque est moindre pour l'entreprise de Boucherville, car la majorité de ses pièces de rechange automobiles est destinée aux professionnels et non aux particuliers», ajoute M. Hynes, qui demeure optimiste pour le titre.

 

[Journal Les Affaires]

François Rochon

François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille de Giverny Capital, affiche un rendement de 9,01 %. Pour deux de ses trois choix, son optimisme est assez grand pour qu'il les suggère à nouveau cette année.

Wells Fargo (WFC, 51,07 $ US) est le seul choix que M. Rochon n'a pas renouvelé. Bien que l'action de l'institution financière américaine ait échappé à un rendement négatif, elle vit toujours avec l'ombre du scandale lié à la création de faux comptes par des employés. «Je pensais que c'était une banque qui avait une culture différente, mais elle semble moins exceptionnelle que ce que je pensais, commente M. Rochon. Elle reste toujours une belle entreprise, mais ces nouvelles m'ont quelque peu refroidi.»

Sa meilleure sélection a été le Groupe MTY (MTY, 46,99 $), qui progresse de 16,34 %. François Rochon propose à nouveau le franchiseur montréalais dans la sélection de cette année. Il aime toujours la direction, sous la gouverne de Stanley Ma. Le PDG gère bien les coûts de l'entreprise et procède à des acquisitions de manière disciplinée.

CarMax (KMX, 65,99 $ US) se trouve à nouveau, elle aussi, dans la sélection de cette année après une progression de 4,75 %. Le président de Giverny Capital juge que le détaillant de voitures usagées a encore de l'espace pour croître dans un marché fragmenté.

 

Marc-André Chartier

La débâcle de l'action de Torc Oil & Gas (TOG, 5,03 $) a poussé la sélection de Marc-André Chartier en territoire négatif, en recul de 4,36 %. Le gestionnaire de portefeuille de la Financière des professionnels invite à la patience. Il réitère son optimiste par rapport à la pétrolière.

La chute de 35,46 % de l'action de Torc n'est pas attribuable à l'entreprise elle-même, défend M. Chartier. Le recul du prix du baril de pétrole a nui au secteur, note-t-il. De plus, les investisseurs ont délaissé les petites et les moyennes capitalisations canadiennes du secteur au profit des grands acteurs. «C'est l'une des sociétés dans laquelle j'ai le plus de conviction, écrit-il, et aussi l'une des rares pétrolières qui a un dividende encore soutenable. La direction est disciplinée dans ses investissements et a même réussi à augmenter sa productivité.»

M. Chartier réitère aussi son optimiste pour Stingray (RAY.A, 8,85 $). L'entreprise a continué de déployer son plan de match à un rythme plus rapide que prévu, note-t-il. Il aime la direction et souligne que le bilan financier est solide, que les revenus récurrents s'établissent à environ 85 % et qu'une forte portion du bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA) est converti en flux de trésorerie. «Je suis d'avis que, d'ici deux à trois ans, le titre pourrait doubler, s'il n'y a pas de crise financière.» Le titre a gagné 25,98 %.

La séparation d'Element Financial en deux entités a eu lieu comme prévu. Celui qui aurait gardé Element Fleet (EFN, 9,20 $) et ECN Capital (ECN, 3,77 $) aurait perdu 3,58 % depuis la table ronde. M. Chartier demeure optimiste pour ECN Capital (en hausse de 13,68 % depuis la scission), qu'il juge sous-évalué. M. Chartier a «tiré la plogue» pour Fleet, qui a perdu 30 % depuis l'essaimage de l'entreprise. Il note que les marchés ont perdu confiance en la direction.

 

John Rakotondrajaona

Les planètes n'étaient pas alignées pour la sélection de John Rakotondrajaona, analyste chez Claret, qui perd 27,19 %. Malgré la tourmente qui s'est abattue sur Mallinckrodt (MNK, 42,18 $ US) et Vista Outdoor (VSTO, 20,75 $ US), il réitère son optimisme pour tous ses choix.

Les difficultés de l'industrie des médicaments génériques ont éclipsé les bons résultats des autres produits de Mallinckrodt, explique M. Rakotondrajaona. Le titre de la pharmaceutique a perdu 54,85 % de sa valeur depuis la table ronde. L'analyste pense que le marché, ébranlé par une forte concurrence, va se stabiliser. Il demeure optimiste pour le titre.

Deux vents contraires ont soufflé simultanément sur Vista Outdoor, un fabricant d'équipements de plein air et de munitions d'armes à feu. Les détaillants ont fait le plein d'armes avant les élections. L'élection attendue d'Hillary Clinton laissait croire à une augmentation des achats par les consommateurs inquiets d'un resserrement de la réglementation sur les armes à feu. En raison de l'élection de Donald Trump, les détaillants se sont retrouvés avec un surplus d'inventaires. De plus, les difficultés des détaillants, dont certains ont fait faillite, ont perturbé les activités de Vista. «La tendance est favorable pour les produits liés aux activités de plein air, commente l'analyste. Il faut seulement s'adapter au changement des habitudes de consommation.» Le titre a reculé de 45,24 %.

L'expert a eu la main plus heureuse avec Orion Engineered Carbons (OEC, 21,41 $ US), qui gagne 18,51 %. L'entreprise fabrique du carbone noir, un produit chimique essentiel utilisé dans notre quotidien. «Elle a réussi à faire croître ses volumes de vente et ses marges, dit-il. La demande mondiale demeure forte. La diversification internationale a été un atout, car elle a permis de compenser la demande moins vigoureuse aux États-Unis.»

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