RestoLoco vend des actions aux restaurateurs pour concurrencer Uber Eats

Publié le 05/01/2022 à 18:11

RestoLoco vend des actions aux restaurateurs pour concurrencer Uber Eats

Publié le 05/01/2022 à 18:11

Par La Presse Canadienne

RestoLoco, qui a déjà traité plus de 50 000 commandes depuis son lancement en 2020, espère aller chercher jusqu’à un maximum de 400 000 $ en capitaux. (Photo: La Presse Canadienne)

Une application québécoise de services de livraison mène une campagne de sociofinancement pour financer son expansion au Québec et dans le reste du Canada. Le fondateur de RestoLoco, Axel Lespérance, espère accueillir de nouveaux restaurateurs à son actionnariat afin de créer une solution de rechange aux géants de la livraison comme Uber Eats, SkipTheDishes et DoorDash. 

L’opération de sociofinancement est ouverte au grand public, mais l’entrepreneur espère qu’une part importante des nouveaux actionnaires proviendront de l’industrie de la restauration. 

«On veut vraiment cibler les gens du secteur de la restauration pour devenir propriétaires et actionnaires de RestoLoco parce que nous sommes une entreprise qui vise à les aider, les restaurateurs, à se sortir de leur situation actuelle» de dépendance envers les applications, explique M. Lespérance. 

RestoLoco, qui a déjà traité plus de 50 000 commandes depuis son lancement en 2020, espère aller chercher jusqu’à un maximum de 400 000 $ en capitaux, soit près de 15 % du capital-actions. Le montant minimal d’un investissement est de 250 $. 

Les sommes recueillies permettraient à la jeune pousse, qui est présente dans le Grand Montréal, à Québec et à Saguenay, de percer d’autres marchés et de réaliser des investissements technologiques. «On aimerait aussi être dans le Canada anglais. Tout ça, ça prend des ressources.» 

RestoLoco a déjà levé entre 70 000 $ et 80 000 $ depuis le début de sa ronde de financement, à la mi-novembre. 

Les entreprises en démarrage peuvent, sous certaines conditions, procéder à une opération de financement participatif sans émettre de prospectus. Les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) ont d’ailleurs harmonisé les réglementations provinciales à cet égard avec un nouveau règlement, qui est en vigueur depuis septembre dernier.

 

Une question de frais 

Ébranlés par un autre resserrement des mesures sanitaires, les restaurateurs ont tout intérêt à s’affranchir de leur «dépendance» envers les géants de la livraison, juge M. Lespérance. 

Il estime que ses concurrentes facturent des frais de livraisons trop élevés aux restaurateurs. Ceux-ci peuvent atteindre jusqu’à 30 % du montant de la commande. Les frais de RestoLoco varient entre 18 % et 20 %. 

La question des frais demandés par les services de livraison s’est invitée jusqu’à l’Assemblée nationale lors de la première ronde de fermeture imposée aux propriétaires des restaurants. En mars dernier, le gouvernement Legault avait imposé une limite de 20 % aux frais demandés dans les zones rouges et orange. La loi avait cependant été critiquée par Québec solidaire qui plaidait en faveur d’une solution permanente. 

Au-delà des frais, l’application RestoLoco permettrait plus facilement aux restaurateurs de fidéliser leur clientèle que ce n’est le cas avec les autres services «anonymisés», affirme M. Lespérance. «Le client paie directement au restaurant. L'argent ne transige pas par RestoLoco. C'est le restaurant qui a le contact avec le client. Ils peuvent se parler, s'il y a un problème. C'est important pour un restaurant de pouvoir s'assurer de la satisfaction de la clientèle.»

 

Par Stéphane Rolland

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