Les marchés virent au rouge

Publié le 23/10/2009 à 16:04

Les marchés virent au rouge

Publié le 23/10/2009 à 16:04

Par Olivier Schmouker

Wall Street ferme sur un repli significatif. Photo : Bloomberg

Cette semaine, les marchés nord-américains ont enregistré un recul de 1%, survenu pour l'essentiel dans la journée de vendredi.

C'est que plusieurs signes inquiétant sont apparus pour les économies américaine et canadienne durant ces derniers jours. L'un d'entre eux concerne le transport ferroviaire.

Ainsi, plusieurs transporteurs ferroviaires américains, dont Burlington Northern Santa et Union Pacific, ont indiqué que leur activité avait ralenti de manière significative, ce qui laisse supposer que les activités globales d'import-export aussi aux États-Unis.

«On s'attendait au contraire à voir des signes de reprise de la part des grands transporteurs, et ça n'a malheureusement pas été le cas. D'où le fait que nombre d'investisseurs sont inquiets», dit Charles Huot, directeur-général, actions institutionnelles, de BMO Marchés des capitaux.

Encore et toujours la Chine

L'économie chinoise a confirmé ce trimestre unredémarrage spectaculaire. Un exemple : le produit intérieur (PIB) de la Chine a bondi de 8,9% en glissement annuel entre juillet et septembre, après des hausses de 7,9% au deuxième trimestre et 6,1% au premier.

Des chiffres impressionnants en cette période de récession mondiale, mais que certains jugent un peu trompeurs. «Le soutien massif de l'État compte pour beaucoup dans ces résultats. La question qui inquiète tous les investisseurs est de savoir ce qui se passera qns il retirera son appui», dit M. Huot.

Le Dow sous la barre des 10 000 points

Vendredi, les marchés nord-américains ont viré au rouge dès le début de matinée.

À 16h, le S&P 500 reculait de 14 points, à 1 079 points, le Dow Jones, de 109 points, à 9 972, et le Nasdaq de 10 points, à 2 154 points.

L’indice torontois du S&P/TSX baissait de 150 points, à 11 383 points.

Douche froide signée Bernanke

Pourquoi un tel revirement, alors que les marchés avaient salué à l'ouverture des résultats moins mauvais que prévu de la part de grandes entreprises technologiques comme Microsoft et Amazon? En partie par la douche froide envoyée par Ben Bernanke, le patron de la Fed, sur les grandes banques américaines.

En effet, M. Bernanke a publiquement reconnu qu'il envisageait d'adopter des mesures supplémentaires «dans les prochains mois» pour «protéger le système financier américain du risque systémique».

Cela signifie probablement des changements pour les fonds propres des grandes banques et une refonte du système de régulation financière. Les grandes banques seraient alors davantage contrôlées, ce qu'elle souhaitent à tout prix éviter...

Inquiétudes à propos du pétrole

Autre sujet d'inquiétude : le pétrole. Il serait victime de la faiblesse du billet vert et de niveaux de réserves américaines plus bas qu'anticipé par la plupart des analystes américains.

Du coup, Exxon, le plus grand producteur mondial de pétrole, a vu son titre perdre vendredi  1,3%, à 73, 50 dollars américains, à New York. Et celui de Schlumberger, qui fournit des services pour les exploitants de champs pétroliers, a coulé de 4,6%, à 65,45 dollars américains.

De son côté, le baril de pétrole a perdu 0,86%, à 80,07 dollars américains, au Nymex.

L'or recule un petit peu

L'once d'or était, elle aussi, en baisse vendredi, de 2 dollars, à 1 056 dollars américains, à Wall Street.

Quant à la devise canadienne, elle s'échangeait en fin de journée contre 95,04 cents américains.

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