«Ce n'est encore que le début pour MTY», dit son président

Publié le 02/05/2017 à 17:02

«Ce n'est encore que le début pour MTY», dit son président

Publié le 02/05/2017 à 17:02

Par Martin Jolicoeur

Stanley Ma, président et fondateur de MTY, devant un restaurant Thaï Express, l'une de 42 enseignes que possède déjà l'entreprise de Montréal. (Photo: Les Affaires)

Loin de vouloir ralentir le rythme, le président du Groupe d’alimentation MTY assure que la croissance de son entreprise ne fait encore que commencer.


«Croyez-le ou non, ce n’est encore que le début pour MTY!» a déclaré tout sourire son président, Stanley Ma, lors de l’assemblée annuelle des actionnaires qui se tenait ce mardi, au centre-ville de Montréal.


Celui qui est devenu l’un des plus importants propriétaires de chaînes de restaurants du pays (dont, Valentine, Van Houtte, Sushi Shop, Madisons, Cultures, Café Dépôt) a réalisé l’an dernier la plus importante transaction de son histoire.


L’acquisition de Kahala Brands(2 800 établissements) en 2016, pour un peu moins de 400M$US, a permis à MTY de doubler le nombre de ses restaurants, d’accroître ses ventes de 98%, et de poser fermement le pied aux États-Unis, un marché monstre qu’elle entend bien exploiter.


Le hic, est que malgré une croissance de son portefeuille de restaurants, MTY (Tor., MTY) enregistre depuis le troisième trimestre de 2012 une décroissance continue de ses ventes comparables, l’indicateur principal de la performance des établissements ouverts depuis un an.


«Je vois les mêmes chiffres et je suis aussi préoccupé par cette situation, a dit M. Ma, répondant aux inquiétudes d’un actionnaire. Mais même si nous n’avons pas de solution toute faite à vous fournir (pour la régler), je peux vous assurer que l’on travaille de notre mieux et que je suis très confiant pour l’avenir.»


Ce dernier précise que même si globalement, les ventes comparables tendent à diminuer depuis quelques années, de nombreuses enseignes appartenant à MTY présentent une croissance des ventes comparables «à deux chiffres».


Par ailleurs, M. Ma a aussi fait valoir que la performance de chaque chaîne est également tributaire de l’environnement économique dans lequel il évolue. Tandis que les restaurants de l’Alberta et autres provinces des Prairies tirent de la patte, a-t-il admis, «ceux des provinces de l’Ontario et du Québec demeurent en territoire positif».


L'ambition du PDG: 25% de croissance


Sur ce, le président a repris l'engagement de faire croître d’encore «25% en cinq ans» les revenus de l’entreprise qu’il a créée au Québec en 1979. Aujourd’hui, celle-ci compte 5527 établissements de 42 enseignes différentes et emploie quelque 60 000 personnes.


L’entreprise compte pour 21,4M d’actions en circulation et 26% d’entre elles sont contrôlée par la direction. «J’ai excessivement confiance, a déclaré M. Ma. À tel point que pendant toutes ces années, je n’ai jamais vendu une seule de mes actions de l’entreprise».


Comment parviendra-t-il à maintenir cette cadence de croissance? Les occasions d’achat ne manquent pas, tant au Canada qu’aux États-Unis, assure l’homme d’affaires, qui aurait bien voulu mettre la main sur les Rôtisseries Saint-Hubert, finalement vendues à l’ontarienne Cara. «Nous nous sommes rencontrés plusieurs fois. Nous offrions 500 M$. Je ne comprends toujours pas ce qui n'a pas fonctionné.»


Aux États-Unis, MTY espère obtenir du succès avec le déploiement de sa chaîne Thaï Express. Sushi Shop pourrait également suivre. Elle pourrait aussi vouloir accroître sa présence à l'international (hors Canada et États-Unis). Au cours des derniers mois, par exemple, l'entreprise de Montréal a ouvert des établissements de son enseigne Cold Stone Creamery en Inde et en Malaisie.


Au cours des dix dernières années, l’action de MTY a progressé de 36,20$ ou de 365,66%. Depuis le début de 2017 par contre, son titre a cédé 4,46$, ou 8,82%. À la fermeture des marchés, ce mardi, l’action de MTY clôturait à 46,95$, en hausse 1,84%.


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Et maintenant, (re)lisez la chronique de Yannick Clérouin portant sur le patron de MTY: Ce PDG est sous-payé, mais personne ne va déchirer sa chemise.


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