Cap sur les titres de grande capitalisation

Publié le 06/02/2010 à 00:00

Cap sur les titres de grande capitalisation

Publié le 06/02/2010 à 00:00

Par Marie-Claude Morin

Tournez la page, suggèrent les experts. En 2010, les gains boursiers les plus intéressants viendront des grandes entreprises, et non des titres de petite capitalisation, comme cela a été le cas en 2009.

Dès le début de l'embellie boursière, les investisseurs se sont rués sur les titres de petite capitalisation, de loin les plus éprouvés par la débâcle de 2008. Résultat : ces titres ont connu une fabuleuse année 2009, progressant de 56,2 % à la Bourse de Toronto.

Depuis l'automne, toutefois, leur élan s'essouffle aux États-Unis. Au quatrième trimestre, les grandes et petites capitalisations ont affiché un rendement similaire à la Bourse américaine. Au Canada, les sociétés de petite capitalisation jouissent d'un avantage supplémentaire : elles se concentrent dans l'énergie et les ressources, deux secteurs qui ont connu une forte progression l'an dernier.

L'exception canadienne perdurera-t-elle en 2010 ? Non, affirment les quatre experts interrogés. Les deux catégories d'actions généreront des rendements semblables au pays, tandis que les grandes capitalisations surpasseront les petites capitalisations aux États-Unis.

Cependant, les petites capitalisations comporteront un degré de risque beaucoup plus grand. C'est dire que leur rendement ajusté en fonction du risque s'avèrera moins intéressant que celui des grandes capitalisations.

Le marché valorisera la stabilité

Après avoir cherché les aubaines évidentes au début du rebond boursier, au printemps 2009, les investisseurs commencent à modifier leurs critères de sélection. Plus que l'évaluation, les ventes, les bénéfices, le dividende et le bilan attirent leur attention.

Un changement d'attitude normal lorsque le marché haussier entre dans sa seconde phase, dit Bob Gorman, stratège en chef de TD Waterhouse. " Les investisseurs se tournent maintenant vers des entreprises stables, qui accroissent constamment leurs ventes et leur bénéfice, et qui sont susceptibles de hausser leur dividende. "

Tandis que les gains boursiers réalisés en 2009 se fondaient en grande partie sur des évaluations plus généreuses, les marchés reposeront plutôt sur la croissance des bénéfices en 2010, confirme Vincent Delisle, stratège en chef chez Scotia Capitaux. " Les hausses de taux d'intérêt prévues cette année laissent peu, sinon pas de place pour une expansion des ratios d'évaluation. "

Pour Pat McHugh, vice-président et gestionnaire principal chez Gestion des placements mondiaux MFC, la hausse des taux d'intérêt pourrait même faire chuter les ratios cours-bénéfice (fondés sur les bénéfices récents) de 20 à 16 d'ici la fin de l'année à la Bourse canadienne.

Les entreprises prudentes en profiteront

Si la stabilité revient à l'honneur, des titres moins excitants retrouveront du lustre.

Selon M. Delisle, cette tendance se manifeste déjà, comme le démontre le regain récent des titres des câblodistributeurs, des fiducies immobilières et des épiciers, et la perte de vitesse des petites sociétés financières.

Dans chaque secteur susceptible d'afficher un bon rendement en 2010, l'investisseur devrait privilégier les plus grandes entreprises, suggère M. Delisle.

Même son de cloche chez Brandon Snow, gestionnaire chez Fidelity. " Le potentiel de rendement absolu reste plus élevé dans les petites capitalisations, mais leur potentiel de rendement ajusté en fonction du risque est inférieur à celui des grandes capitalisations ", dit-il.


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