Pourquoi de nouveaux FNB indiciels Mackenzie ?

Publié le 21/02/2018 à 06:00

Pourquoi de nouveaux FNB indiciels Mackenzie ?

Publié le 21/02/2018 à 06:00

De nouveaux fonds indiciels ? En avez-vous vraiment besoin, demanderait le plus médiatisé des comptables. C'est une question légitime. Après tout, qu'y a-t-il de plus semblable que deux fonds indiciels ? Même leurs frais de gestion, désormais très bas, sont souvent les mêmes.

Comment se tailler une place quand on sait que les iShares, BMO et Vanguard de ce monde accaparent environ 80 % du marché canadien des FNB, incluant la faible proportion de ceux qui sont gérés activement ?

Dans ce contexte, le lancement récent par Placements Mackenzie de pas moins de neuf FNB de gestion passive, treize si l'on tient compte des versions couvertes en devises de certains d'entre eux, a de quoi laisser perplexe. Le lancement de FNB gérés activement il y a deux ans semblait plus logique pour cette firme bien connue pour ses fonds communs de placement.

« Il faut évoluer. Parmi les 20 plus importants gestionnaires d'actifs à l'échelle mondiale, 14 sont présents tant en gestion active que passive. Nous voulons offrir une gamme plus complète de solutions alors que l'industrie est en profonde transformation. La marque Mackenzie est une des plus reconnues de l'industrie et nous voulons aussi être des leaders dans le segment des FNB », explique Michael Cooke, vice-président principal et chef des fonds négociés en bourse chez Placements Mackenzie.

Selon Peter Guay, gestionnaire de portefeuille chez PWL Capital, la véritable raison de leur lancement est cependant ailleurs : « Ces FNB ont été lancés pour les inclure dans des "fonds de fonds" offerts par Mackenzie, entre autres dans la nouvelle gamme de "portefeuilles FNB Mackenzie" . Je crois qu'une grande partie des ventes de Mackenzie est réalisée par des conseillers qui ne peuvent vendre que des fonds communs de placement. Pour la société, c'est une façon de donner à ces conseillers un accès aux FNB, pour qu'ils puissent dire à leurs clients qu'ils peuvent en détenir en portefeuille. Pourvu que ces conseillers soient capables de vendre ces portefeuilles de FNB, Mackenzie accumulera assez d'actifs pour justifier la création des FNB qui en feront partie », soutient-il.

« Il y a indéniablement une relation entre le lancement synchronisé des cinq portefeuilles FNB Mackenzie et celui des FNB. Ces derniers ont été créés pour procurer à l'équipe de répartition de l'actif responsable de la gestion de ces portefeuilles une partie de leurs éléments constitutifs, les autres étant nos FNB actifs et à bêta stratégique lancés auparavant. En tout, l'équipe peut utiliser un total de 28 FNB pour assembler les cinq portefeuilles, précise Michael Cooke.

Les indices Solactive

Les nouveaux fonds FNB Mackenzie comptent deux fonds d'actions canadiennes (QCN, QCE), deux versions d'un fonds d'actions internationales (QDX et QDHX), deux d'un fonds d'actions américaines de grandes capitalisations (QUU et QAH) et un fonds d'actions chinoises de type A (QCH). S'y ajoutent deux fonds d'obligations canadiennes (QBB et QSB), un fonds d'obligations de sociétés canadiennes (QCB), un fonds d'obligations à rendement élevé américaines (couvert en dollars canadiens) (QHY), un fonds d'obligations à rendement réel américaines (QTIP) et un fonds d'obligations de sociétés américaines (couvert en dollars canadiens) (QUIG).

Leurs frais de gestion égalent dans plusieurs cas les plus bas de l'industrie ou sont très près de ceux de leurs concurrents. Ainsi, celui du fonds d'actions canadiennes QCN est de 0,05 %, soit le même que celui des concurrents directs de iShares (XIC), de BMO (ZCN) ou de Vanguard (VCN)

Ils se distinguent de leurs concurrents établis en ce qu'ils utilisent les indices de la jeune société allemande Solactive. En dix ans, cette dernière est devenue populaire auprès de fournisseurs de FNB parce qu'elle offre des indices bien construits, à meilleur coût que ceux des grandes bannières comme S&P Dow Jones ou MSCI.

« Les indices sont plus ou moins des marchandises interchangeables. Il y a une grande similitude entre leur façon de les construire et leur contenu, car ils reposent tous sur le principe que les entreprises doivent être représentées en fonction de leur taille, laquelle est mesurée par leur valeur en Bourse. Il peut y avoir des différences, mais pour l'investisseur, le résultat final sera très semblable. Reste le coût. À titre d'exemple, l'une des raisons invoquées par Vanguard pour changer l'indice MSCI que mimait son FNB de marchés émergents pour un indice FTSE était que cela se traduirait par des épargnes substantielles pour les détenteurs de parts », rappelle Daniel Straus, analyste au sein du Groupe de recherche sur les FNB et produits financiers à la Financière Banque Nationale.

« Il n'y a aucune raison de choisir les FNB Mackenzie au lieu de ceux des grands fournisseurs, auxquels ils sont similaires. Sans compter qu'ils ont un faible actif sous gestion et un faible volume de transactions », tranche Peter Guay.

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