Les titres à revenu fixe: la stratégie de l'échelle


Édition du 28 Février 2015

Les titres à revenu fixe: la stratégie de l'échelle


Édition du 28 Février 2015

Les fonds d'obligations ont connu de bons rendements à la suite de la baisse des taux d'intérêt. Rappelons que la valeur des obligations monte lorsque les taux d'intérêt baissent. Ainsi, le taux sur les obligations fédérales canadiennes de 10 ans est passé d'un sommet de 2,8 % le 5 septembre 2013 à 1,24 % le 2 février, avant de remonter à environ 1,4 %. Mais aujourd'hui, certains investisseurs se détournent des obligations, craignant qu'une hausse des taux ne vienne faire chuter leur valeur.

Pourtant, ce n'est pas une raison pour les éliminer de son portefeuille : leur rôle de préservation du capital demeure. D'autant plus que des revenus réguliers et prévisibles s'avèrent de plus en plus importants pour un nombre croissant de retraités et de semi-retraités.

Il existe une stratégie simple pour les particuliers d'encaisser des revenus réguliers tout en évitant d'avoir à prédire les mouvements de taux d'intérêt : une stratégie d'échelonnement des obligations ou des certificats de placement garanti (CPG).

Dans une telle «échelle», chaque «barreau» correspond à un montant égal investi. Ainsi, un portefeuille de 50 000 $ pourrait avoir cinq barreaux de 10 000 $ investis à un, deux, trois, quatre et cinq ans d'intervalle. Vous obtenez un taux en général plus bas sur les placements à court terme et plus élevé sur ceux à long terme. Le placement venant à échéance dans un an est automatiquement replacé dans une échéance de cinq ans. Le «barreau» du bas de l'échelle est donc toujours replacé en haut.

Une belle stratégie pour se prémunir contre les hausses de taux

Les taux offerts sur les placements de cinq ans sont en général plus élevés que ceux sur les placements d'un an. L'échelonnement permet au revenu du portefeuille de croître au fur et à mesure que les échéances à court terme sont réinvesties dans un placement de cinq ans. Au bout de cinq ans, le rendement du portefeuille sera une moyenne des taux de cinq ans, mais son échéance moyenne restera de trois ans. Le revenu augmentera ou diminuera graduellement sur cinq ans, sans brusque diminution au cas où les taux chuteraient de manière marquée à la fin du terme.

Une échelle de cinq ans est tout indiquée pour quelqu'un qui veut se prémunir contre les hausses de taux. On peut évidemment en constituer une plus longue si on le veut.

Dans ma toute première chronique, j'ai écrit que la majorité des investisseurs n'ont ni le temps ni l'expertise de gérer adéquatement leur argent et qu'il valait mieux, pour le grand public, le confier à des professionnels par le truchement de fonds communs, gérés activement ou non.

J'aimerais aujourd'hui mettre un bémol à cette affirmation : un particulier peut établir une «échelle» par lui-même s'il se contente de CPG. Il est aussi possible d'acheter des obligations de gouvernements et de certaines sociétés de première qualité. Les particuliers sont toutefois désavantagés par rapport aux investisseurs institutionnels quant aux prix qu'ils doivent les payer1.

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