Le talon d'Achille de l'indice Russell 2000

Publié le 29/04/2015 à 09:04

Le talon d'Achille de l'indice Russell 2000

Publié le 29/04/2015 à 09:04

Bien qu'avoir des frais de gestion faibles rende les fonds indiciels attirants, les indices peuvent encourir des frais transactionnels importants dont on oublie souvent de tenir compte. Les changements dans les titres détenus par un indice forcent les fonds qui les pistent à acheter et vendre les titres concernés au même moment. Ces transactions concentrées peuvent créer une situation où les prix échappent aux gestionnaires de fonds indiciels et tirent le rendement vers le bas. Ces coûts d'impact boursier ont tendance à être plus élevés parmi les actions à petite capitalisation. Ici, les différences dans la construction de portefeuille et la popularité de l'indice en question peuvent avoir un impact important sur le rendement. Les coûts d'impact boursier ont spécialement nui à l'Indice Russell 2000 et continueront sans doute à lui donner un handicap par rapport à ses pairs.

L'Indice Russell 2000 a été à la traîne des indices S&P SmallCap 600, MSCI USA Small Cap et CRSP U.S. Small Cap d'un total annualisé de plus de 1,4 % depuis la fin juin 2001 (la date la plus éloignée qui soit commune à tous ces indices) jusqu'en janvier 2015. Les différences de sensibilité au marché (bêta) et les penchants liés à la taille et la valeur peuvent souvent expliquer les différences de rendement. Mais même en contrôlant ces effets, l'Indice Russell 2000 s'est tout de même sous-classé de 1,51 % annualisé (son alpha). En fait, ce fut le seul des quatre indices à avoir affiché un alpha négatif statistiquement important. La raison en est que l'Indice Russell 2000 est l'un des indices américains à petite capitalisation les plus populaires, et qu'il se reconstitue en un seul jour chaque année. Le volume de transactions qui en résulte pour les actions affectées par la reconstitution de l'indice pourrait occasionner des coûts d'impact boursier plus importants que ceux de ses pairs.

Si la plupart des changements apportés à l'Indice entrent en vigueur vers la fin juin, les investisseurs savent à quels changements s'attendre à la fin mai, date utilisée par Russell pour affecter les 1 000 plus grosses actions à l'Indice Russell 1000, et les 2 000 suivantes à l'Indice Russell 2000. Il existe une petite marge de manœuvre permettant de limiter la rotation inutile entre les deux indices. Parce que les fonds indexés sur le Russell 1000 représentent la contrepartie des transactions du Russell 2000 lorsque les actions traversent le seuil entre les deux indices, ces ajouts et suppressions peuvent avoir un impact plus faible que les fluctuations de la limite inférieure de l'Indice Russell 2000. Toutefois, les actions proches de la limite reçoivent une pondération bien plus importante dans le Russell 2000 que dans le Russell 1000.

Nous nous attendrions à ce que les investisseurs prévoyant les remaniements des fonds indexés sur le Russell 2000 fassent augmenter les prix des nouveaux ajouts et fassent diminuer ceux des titres supprimés entre la fin du mois de mai et la date effective des changements en juin. Cela nuirait au rendement de l'indice parce que celui-ci ne peut pas ajouter ces actions avant qu'elles soient devenues plus chères ou s'en débarrasser avant qu'elles aient piqué du nez.

Le coût de la rotation 

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