«Le Fonds de dividendes de base Purpose a un bon critère de sélection» - Stéphane Martineau, vice-président et gestionnaire de portefeuille chez Valeurs mobilières Desjardins


Édition du 02 Avril 2016

«Le Fonds de dividendes de base Purpose a un bon critère de sélection» - Stéphane Martineau, vice-président et gestionnaire de portefeuille chez Valeurs mobilières Desjardins


Édition du 02 Avril 2016

Par Stéphane Rolland

Vous analysez les conditions économiques pour bâtir votre portefeuille de fonds négociés en Bourse (FNB). Quelles tendances influencent vos décisions en ce moment ?

C'est en Europe que nous trouvons le plus d'occasions. La politique monétaire accommodante de la Banque centrale européenne (BCE) incite les institutions financières à octroyer des prêts. De plus, la dépréciation de l'euro favorise les exportations européennes. Les revenus étrangers des multinationales européennes sont également bonifiés une fois convertis en euros. À l'inverse, la force du dollar américain représente un vent de face pour les sociétés aux États-Unis. Nous avons réduit notre pondération dans les actions américaines. Nous avons aussi protégé notre risque de devises pour près des deux tiers de nos fonds d'actions américaines. Au Canada, nous avons réduit notre très forte sous-pondération dans les actions canadiennes. C'est une question d'évaluation. Des titres comme celui de la Banque RBC ont fortement baissé. Pour les pays émergents, nous préférons les importateurs de ressources naturelles comme la Chine, l'Inde ou Taïwan.

Quel FNB trouve-t-on sur votre écran radar ?

Le Fonds de dividendes de base Purpose (PDF) est un FNB d'actions nord-américaines de 40 sociétés. Le risque de devise est couvert en ce qui concerne la portion américaine. Ses critères de sélection sont intéressants. D'abord, les sociétés doivent avoir versé un dividende depuis au moins cinq ans et ne pas l'avoir réduit depuis. Ensuite, une note est attribuée aux sociétés selon neuf critères. Parmi ceux-ci, l'augmentation des revenus nets, la progression des flux de trésorerie, l'amélioration de la rentabilité, la diminution du nombre d'actions en circulation et la diminution de la dette. Ces critères font en sorte qu'il y a beaucoup de titres qui accroissent les dividendes (en moyenne de 12 % par an).

Le concept de croissance du dividende est une thèse dont vous nous aviez parlé lorsque vous nous aviez présenté le FNB Canadian Dividend Aristocrats, il y a deux ans. Est-ce un FNB comparable ?

C'est encore mieux. J'ai remplacé le Canadian Dividend Aristocrats (CDZ) par le fonds de Purpose. Les «aristocrates» sont des entreprises canadiennes qui ont augmenté leurs dividendes au moins cinq fois au cours des six dernières années. PDF va plus loin en utilisant davantage de critères. Par exemple, une entreprise endettée qui accroît son dividende pourrait passer le test du CDZ, mais non celui du PDF.

Stéphane Martineau est vice-président et gestionnaire de portefeuille chez Valeurs mobilières Desjardins. Comptable agréé de formation, Stéphane Martineau est vice-président et gestionnaire de portefeuille pour l’équipe Leblanc Martineau Saint-Hilaire chez Valeurs mobilières Desjardins. Son équipe gère un actif de 500 M$.

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