FNB semblables, sauf que...

Publié le 01/06/2011 à 11:18

FNB semblables, sauf que...

Publié le 01/06/2011 à 11:18

Investir dans le marché canadien, cela semble banal. Mais pas avec les FNB. Voici trois exemples de FNB qui couvrent le même marché mais qui fonctionnent de manière différente.

1. XIU d'iShares

Le XIU investit dans les 60 titres qui composent l'indice S&P/TSX 60, soit les titres de la Bourse canadienne les plus lourds du point de vue de la capitalisation boursière. Il tente de reproduire le plus fidèlement possible le rendement de cet indice, net des dépenses.

Ses frais de gestion annuels sont de 0,17 %. Depuis 2000, son rendement annualisé est inférieur de 0,20 % à la performance du S&P/TSX 60. Ce qui représente les frais de gestion, plus 0,03 % d'erreur.

2. CRQ de Claymore

Le FNB Claymore Canadian Fundamental (CRQ) vise à reproduire le rendement de l'indice FTSE RAFI Canada, composé des sociétés canadiennes ayant la plus grande valeur sur le plan des versements de dividendes, des flux de trésorerie disponibles, du chiffre d'affaires global et de la valeur comptable.

Ce FNB contient 68 titres, et non 60. Son portefeuille ressemble tout de même à celui du XIU, à quelques différences près. Par exemple, Banque Royale et Banque Scotia occupent les deux premières positions, mais CRQ ne leur accorde pas le même poids. Suncor Energy arrive troisième dans le XIU et représente 5,79 % du portefeuille. Ce titre est seulement dixième dans le CRQ et compte pour 2,80 % des actifs...

Ses frais de gestion annuels (de 0,69 %) sont plus élevés. Malgré tout, ce FNB bat assez régulièrement l'indice de référence par quelques points de pourcentage.

3. HXT d'Horizon BétaPro

Tout comme le XIU, le HXT, lancé en 2010, tente de reproduire le rendement de l'indice S&P/TSX 60. Mais contrairement au XIU, le HXT ne détient aucun titre. Il investit plutôt dans un swap à rendement total, échéant dans 5 ans, qui procurera le rendement de l'indice S&P/TSX 60, y compris les distributions. De façon intuitive, avec ce swap, quand l'indice monte, HXT reçoit de l'argent de l'institution qui a émis ce produit dérivé ; quand il baisse, HXT lui verse de l'argent. En fait, un swap n'est rien d'autre qu'une entente entre deux parties pour échanger de l'argent à des conditions prédéterminées.

Cette structure implique qu'il n'y aura aucune distribution aux détenteurs de parts dans l'année, ce qui lui confère un léger avantage fiscal.

Ses frais de gestion d'environ 0,08 % sont deux fois moins chers que ceux du XIU. Par contre, la négociation des swaps et les frais qu'elle entraîne pourraient faire augmenter le coût du produit.

De plus, le fait d'investir dans un swap introduit un nouveau risque dans l'équation : le risque de contrepartie, soit le fait qu'une des parties pourrait ne pas être en mesure de payer l'argent promis. Bien qu'il soit minime, c'est un danger qui a été évoqué au cours de la crise du crédit. Compliqué ? Pas mal.

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