Wells Fargo, la plus grosse banque...et la meilleure

Publié le 19/06/2014 à 11:18

Wells Fargo, la plus grosse banque...et la meilleure

Publié le 19/06/2014 à 11:18

Par Jean Gagnon

Photo: Bloomberg

C’est la banque préférée de Warren Buffet et de nombreux autres gestionnaires de portefeuilles. Wells Fargo est la meilleure, prétendent-ils, et grâce à une performance boursière étincelante, elle est maintenant la plus grosse du monde en termes de capitalisation boursière, explique Michel Rouette, gestionnaire de portefeuilles chez Addenda Capital.

Depuis cinq ans, après la crise financière, le cours de l’action de Wells Fargo est passé de 25$US à 52$US, une hausse de 108%. En comparaison durant cette même période, l’action de JP Morgan Chase s’est appréciée de 46% et celle de la Banque Royale du Canada de 44%.

Et pour plusieurs grandes banques, ce fut une période très difficile. Bank of America se négocie actuellement à 15$, le même prix qu’il y a cinq ans. Le cours de l’action est même tombé à 5$ en 2011. Et que dire de Citigroup. Le titre cote aujourd’hui à 47$US, mais il n’y a aucune comparaison avec le cours d’avant la crise, car le titre a été regroupé dans une proportion de 10 pour 1 en 2011. C’est-à-dire que l’investisseur qui possédait 10 actions à l’époque s’est retrouvé du jour au lendemain avec une seule action.

Michel Rouette s’est joint à Addenda Capital comme gestionnaire de portefeuilles il y a une dizaine d’années. Les portefeuilles contenaient déjà des actions de Wells Fargo et en contiennent toujours. «Et ça ne changera pas», affirme le gestionnaire.

C’est que la banque dont le siège social est à San Francisco correspond exactement à la philosophie d’investissement de la firme. «Nous aimons les entreprises qui génèrent des revenus dont la croissance est constante d’année en année», dit M. Rouette.

C’est ce qui démarque Wells Fargo de JP Morgan Chase. Pour cette dernière, une grande partie des revenus proviennent de ses activités de banques d’affaires (Investment Banking). Ils sont donc nettement plus imprévisibles.

Un bel avenir

Plusieurs facteurs font en sorte que Wells Fargo continuera de dominer la scène bancaire américaine et internationale et de faire le bonheur de ses actionnaires au cours des prochaines années, croit Michel Rouette.

D’abord, son développement repose sur une forte croissance interne grâce aux ventes croisées. Son objectif est que ses clients achètent huit produits de la banque.

De plus, Wells Fargo possèdent plusieurs avantages concurrentiels. Elle est quatrième au chapitre des actifs, troisième pour les dépôts, première pour les hypothèques commerciales et troisième pour le nombre de guichets automatiques.

Mais aussi, elle est positionnée pour affronter, si ce n’est profiter, d’une hausse des taux d’intérêt qui se produira bien un jour. Son ratio prêts/dépôts est de 80%, ce qui signifie qu’elle jouit d’un financement peu dispendieux, explique M. Rouette.

Enfin, la direction de la banque ayant géré étroitement les risques, elle peut maintenant libérer des réserves accumulées pour faire face aux mauvais prêts dont elle n’a plus besoin. Cela s’ajoute aux bénéfices de la banque.

«Demain sera toujours incertain, mais le futur, si l’on regarde loin, est toujours prévisible», disait Warren Buffet en entrevue l’année dernière à CNBC. Et si vous regardez l’évolution de son portefeuille depuis 2009, vous constaterez une tendance très claire. Il ne cesse d’accumuler les actions de Wells Fargo.

 

À la une

Nombre record de femmes élues à l'Assemblée nationale

Il y a 51 minutes | La Presse Canadienne

Des 125 députés qui composeront la nouvelle Assemblée nationale du Québec, on en comptera désormais 58 de sexe féminin.

ESG: le facteur E a-t-il encore sa place?

Il y a 35 minutes | Louise Champoux-Paillé

BLOGUE INVITÉ. Le facteur E est sûrement celui qui possède la plus grande notoriété de la triade.

Nouveau revirement d'Elon Musk, qui propose à nouveau de racheter Twitter

13:34 | AFP

La cotation de l’action Twitter a été suspendue mardi à la Bourse de New York «en attendant des informations».