«Waste Connections croît par acquisitions» – François Landry, premier vice-président et chef des placements de la Financière des professionnels


Édition du 20 Mai 2017

«Waste Connections croît par acquisitions» – François Landry, premier vice-président et chef des placements de la Financière des professionnels


Édition du 20 Mai 2017

Par Stéphane Rolland

François Landry : Premier vice-président et chef des placements, Financière des professionnels

Les évaluations des actions américaines sont-elles trop étirées ?

C'est vrai que c'est cher, par contre les fondamentaux sont solides. La croissance des bénéfices est bonne. Les évaluations sont un peu en avance, mais ce n'est pas démesuré. Nous évaluons que le marché peut varier entre une baisse de 4 à 5 % et une hausse du même ordre. Bref, on ne voit pas de grande détérioration ou de forte hausse à l'horizon. C'est vrai que les multiples sont plus élevés aux États-Unis qu'ailleurs. Cependant, l'Europe a toujours été moins chère et il y a une raison à cela. Aux États-Unis, beaucoup plus d'entreprises de technologies s'échangent à un multiple plus élevé. Lorsqu'on pondère également les secteurs, l'écart entre les deux marchés est moins grand qu'il n'y paraît.

Quelle société est sur votre écran radar ?

Waste Connections (WCN) oeuvre dans la collecte de déchets et le recyclage. C'est un domaine prévisible. Il y a une certaine sensibilité à l'économie, car les gens produisent moins de déchets durant une récession, mais il y aura toujours des déchets. En ce moment, le contexte est favorable : le volume et les prix augmentent, ce qui permet une croissance des revenus. En plus de la croissance interne, l'industrie est fragmentée et la société est devenue un consolidateur, notamment avec l'achat de Progressive Waste. WCN me fait penser à Couche-Tard et à Saputo. Ce sont des entreprises qui croissent par acquisitions, qui ont une bonne direction et qui produisent de généreux flux de trésorerie.

Quel secteur évitez-vous ?

Le secteur des télécoms est relativement cher. On paie une prime importante pour les bons dividendes. Pour le dividende, on peut aller voir du côté des fiducies immobilières. Par contre, il faut être très prudent et sélectif, car la concurrence d'Amazon (AMZN) nuit aux détaillants [qui sont locataires des propriétés de ces fiducies]. Par exemple, Smart REIT (SRU.UN) détient des centres commerciaux, mais son locataire principal est Wal-Mart, qui est plus solide. L'enseigne des locataires est importante. Les pipelines sont attrayants, eux aussi. On y trouve de bons dividendes. Des sociétés comme Pembina (PPL) et Algonquin (AQN) procurent un bon rendement du dividende avec un risque moyen.

CV

François Landry

François Landry travaille dans l'industrie depuis une trentaine d'années. La Financière des professionnels gère un actif de 3,7 G$ pour des clients membres de diverses associations professionnelles.

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