Une mise en vente serait la meilleure solution pour Pages Jaunes

Publié le 16/01/2018 à 12:06

Une mise en vente serait la meilleure solution pour Pages Jaunes

Publié le 16/01/2018 à 12:06

Par Dominique Beauchamp

Les dernières coupes de 500 postes sont nécessaires, mais l’éditeur d’annonces classées et de services de marketing pour PME Pages Jaunes (Y, 8,32$) devrait songer à se mettre en vente.

C’est un scénario que préconise depuis longtemps Aravinda Galappatthige, de Canaccord Genuity.

Dans l’intervalle, l’analyste accueille favorablement le dernier plan de rationalisation de la socété qui éliminera 18% de ses effectifs, la plus sévère cure de mémoire.

En 2015, Pages Jaunes avait remercié 300 employés, rappelle-t-il, dans l’un de ses multiples plans de relance.

«Pages Jaunes pourrait vendre des d’actifs non stratégiques pour rembourser des dettes, mais elle devrait carrément envisager une mise aux enchères pour sonder l’intérêt d’acquéreurs. Un tel scénario servirait le mieux les intérêts des actionnaires puisque qu’un éventuel redressement de la société risque d’être volatil et laborieux», écrit l’analyste.

Parmi les actifs non stratégiques, il pointe Comfree, Mediative et Juice Mobile.

Quel type d’acquéreur pourrait se présenter au marbre pour toute l'entreprise?

M. Galappatthige imagine bien un fonds d’investissements privé ou encore un fournisseur de télécommunications tels que Bell (BCE, 57,92$) ou Rogers Communications (RCI.B, 62,07$).

Entretemps, Pages Jaunes réalisera des économies de 35 millions de dollars des 500 mises à pied, soit environ 21% du bénéfice d’exploitation de 161M$ qu’il prévoit en 2018.

Cette décision marque un virage pour l’entreprise et confirme que le nouveau PDG David Eckert s’attaque enfin aux dépenses, ce que les dirigeants antérieurs n’avaient jamais osé faire, évoque l’analyste.

Chaque rationalisation antérieure était suivie de nouvelles embauches de personnel numérique, dit-il.

«Bien que les économies puissent financer de nouveaux investissements dans le virage numérique, elles pourraient aussi contribuer à modérer le déclin actuel du bénéfice d’exploitation», indique l’analyste. 

À court terme M. Galappatthige s’attend à ce que la société vende quelque 100M$ d’actifs superflus afin d’accélérer le remboursement de ses dettes et ainsi améliorer ses flux de trésorerie.

Pages Jaunes a terminé 2017 avec une dette nette de 354,9M$, soit presque deux fois son bénéfice d’exploitation. L’analyste avait prévu des remboursements de 55M$, en 2018.

M. Galappatthige ne touche pas à son cours cible de 9$.

L’action de Pages Jaunes, qui a flanché de 52,5% en 2017, s’apprécie modestement de 1,32% en matinée le 16 janvier.

 


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