Titres en action: Metro, Restaurant Brands, Wells Fargo, Bank of America, Nestlé

Publié le 14/10/2020 à 08:18, mis à jour le 14/10/2020 à 14:33

Titres en action: Metro, Restaurant Brands, Wells Fargo, Bank of America, Nestlé

Publié le 14/10/2020 à 08:18, mis à jour le 14/10/2020 à 14:33

Voici une sélection d'annonces qui ont fait (ou vont faire) bouger les cours de ces entreprises:

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C’est l’impasse dans les négociations entre le Groupe Jean Coutu et le syndicat qui représente les 680 travailleurs du centre de distribution de Varennes. Un lock−out y a été décrété par l’employeur, il y a trois semaines, au lendemain d’une grève de 24 heures déclenchée par le syndicat, le 23 septembre. Les deux parties s’accusent mutuellement d’être responsables de l’impasse dans les négociations. L’employeur affirme que le syndicat a déposé des demandes démesurées, comme l’ajout d’une septième et d’une huitième semaine de vacances annuelles, en plus de demandes d’augmentations de salaire de l’ordre de 25% sur quatre ans pour tous les employés de l’entrepôt, alors que ces travailleurs gagnent déjà de 4$ à 8$ l’heure de plus que chez les concurrents. Le syndicat des travailleurs de l’entrepôt, rattaché à la Fédération du commerce, affiliée à la CSN, accuse de son côté l’employeur d’avoir quitté la table de négociation sans faire de contre−proposition et d’avoir ainsi causé une impasse. Il soutient qu’il a élaboré ses demandes en comparant les conditions de travail avec celles qui prévalent au centre de distribution chez Metro (MRU, 63,25$), dont Jean Coutu est une filiale.

 

Restaurant Brands International (QSR, 78,98 $US) a indiqué mercredi s’attendre à afficher des revenus d’entre 1,32 milliard $ US et 1,34 milliard $ US pour son troisième trimestre. La société mère des restaurants Tim Hortons, Burger King et Popeyes a fait état de leur estimation initiale alors que 96 % de ses établissements étaient ouverts en septembre. Le bénéfice ajusté avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement devrait s’établir entre 555 millions $ US et 565 millions $ US. Restaurant Brands avait affiché l’an dernier des revenus totaux de 1,46 milliard $ US et un bénéfice ajusté avant impôts, intérêts, dépréciation et amortissement de 602 millions $ US pour son troisième trimestre. Pour le trimestre clos le 30 septembre 2020, Restaurant Brands a indiqué que l’ensemble des ventes pour tous les franchisés et les restaurants exploités par l’entreprise avaient diminué de 5,4 % par rapport à l’an dernier. Les ventes des cafés Tim Hortons ouverts depuis au moins un an ont reculé de 12,5 %, celles de Burger King ont perdu 7,0 % et celles de Popeyes ont grimpé de 17,4 %.

 

Les profits de la banque américaine Wells Fargo (WFC, 23,62 $US), pénalisés par la crise sanitaire et les taux d’intérêt bas, ont été divisés par deux au 3e trimestre par rapport à 2019, s’inscrivant sous les prévisions des analystes. Wells Fargo a enregistré un bénéfice net de 2 milliards de dollars contre 4,6 milliards un an plus tôt, mais a fait mieux que la perte de 2,4 milliards du 2e trimestre lorsque la pandémie de coronavirus a paralysé l’économie. Le bénéfice par action ajusté, référence des investisseurs nord-américains, est ressorti à 42 cents, décevant les analystes qui prévoyaient 45 cents. « Nos résultats reflètent à la fois l’impact de la politique monétaire agressive et le soutien budgétaire à l’économie des États-Unis », a déclaré Charlie Scharf, le PDG de la quatrième banque du pays par actifs. « Les taux d’intérêt historiquement bas ont réduit notre bénéfice généré par (les activités liées aux taux) d’intérêts », a ajouté le dirigeant dans un communiqué.

 

Bank of America (BAC 24,95 $US) a fait part mercredi de résultats mitigés au troisième trimestre, avec un bénéfice meilleur que prévu mais avec un chiffre d’affaires décevant en raison notamment de bas taux d’intérêt. L’action de Bank of America reculait de 2,3 % dans les échanges électroniques précédant l’ouverture de la Bourse. Son bénéfice net a reculé de 16 % de juillet à septembre, à 4,9 milliards de dollars, détaille un communiqué. Mais rapporté par action et hors éléments exceptionnels, la référence à Wall Street, il s’affiche à 51 cents, soit au-dessus des 49 cents attendus par les analystes. Son chiffre d’affaires s’élève à 20,33 milliards de dollars, un peu en dessous des 20,81 milliards anticipés. Les recettes générées par les activités de prêts aux particuliers et aux entreprises, ont nettement baissé de 17 % à 10,1 milliards. Le fait que la Réserve fédérale garde les taux d’intérêt près de zéro pour soutenir l’économie réduit l’argent que les banques peuvent gagner en prêtant. Le montant des prêts accordés par la banque de détail a cependant augmenté de 5 %. Les clients se sont dans le même temps montrés économes : les dépôts ont progressé de 21 %.  L’établissement a mis de côté beaucoup moins d’argent pour parer à une éventuelle cascade d’impayés de la part de clients affectés par la pandémie de coronavirus qu’au trimestre précédent : il a provisionné 1,4 milliard de dollars à cet effet, contre 5,1 milliards au deuxième trimestre. Les recettes générées par le courtage des actions, des obligations, des devises et des matières premières ont quant à elles augmenté de 4 % sur la période, profitant du redressement continu des marchés financiers après de fortes secousses à l’arrivée de la pandémie au printemps.

 

Le géant suisse de l’alimentation Nestlé (NESN, 108,52 CHF) a finalisé le rachat de la société biopharmaceutique américaine Aimmune Therapeutics, a-t-il annoncé mercredi, une acquisition qui lui permet de se renforcer dans le secteur de la santé nutritionnelle. Ce rachat « marque une étape importante » pour les activités de santé nutritionnelles du groupe, a fait valoir Greg Behar, le directeur de Nestlé Health Science, dans le communiqué, estimant que le traitement phare d’Aimmune Therapeutics, appelé Palforiza, pourrait changer la donne dans la prise en charge des allergies. Approuvé en janvier par l’agence américaine des médicaments, ce traitement est destiné à réduire la fréquence et la gravité des réactions allergiques aux arachides, y compris l’anaphylaxie, chez les enfants de 4 à 17 ans. Nestlé était entré dans le capital de cette entreprise californienne en 2016 alors que ce traitement était en cours de développement, prenant initialement une participation de 15 % qu’il avait par la suite renforcée. Fin août, le groupe suisse avait dévoilé une offre valorisant Aimmune Therapeutics, à 2,6 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros à taux actuels) pour racheter l’intégralité de l’entreprise. 

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