Titres en action: Disney, Power Corporation, Manuvie, Loblaw...

Publié le 12/11/2020 à 08:10, mis à jour le 13/11/2020 à 15:14

Titres en action: Disney, Power Corporation, Manuvie, Loblaw...

Publié le 12/11/2020 à 08:10, mis à jour le 13/11/2020 à 15:14

Voici une sélection d'annonces qui ont fait (ou vont faire) bouger les cours de ces entreprises:

(Repassez nous lire de temps à autres 
pour ne pas manquer de mise à jour)

 

Disney (DIS, 135,52$US) est tombé dans le rouge au quatrième trimestre de son exercice fiscal, enregistrant une perte nette de 710 millions de dollars due à la pandémie de Covid-19 qui a entraîné une fermeture de ses parcs d'attractions notamment. Le groupe californien voit néanmoins le nombre d'abonnés à son service de streaming, Disney+, continuer de croître de façon exponentielle, ce qui faisait bondir l'action de plus de 5% dans les échanges électroniques suivant la clôture de la séance. Disney+, dernier concurrent de Netflix et priorité de Disney, revendique désormais plus de 73 millions d'abonnés, d'après un communiqué publié jeudi.

 

Power Corporation (POW, 2,64$) du Canada a affiché un profit net attribuable aux actionnaires en hausse de plus de 40 % pour son troisième trimestre, par rapport à l’an dernier.  La société de portefeuille montréalaise a réalisé un bénéfice de 505 millions $, ou 75 cents par action, pour son trimestre clos le 30 septembre. En comparaison, elle avait fait état l’an dernier d’un profit de 359 millions $, ou 84 cents par actions — avant la restructuration de février qui a modifié sa structure d’actionnariat. Le bénéfice ajusté s’est établi à 438 millions $, ou 65 cents par action, comparativement à 308 millions $, ou 72 cents par action, au troisième trimestre de 2019. Les revenus ont diminué de 4,8 % à 14,68 milliards $, alors qu’ils s’étaient chiffrés à 15,42 milliards $ au même trimestre l’an dernier. Power Corporation détient le plein contrôle de la Financière Power et des participations majoritaires dans Great−West Lifeco, la Financière IGM et Wealthsimple, ainsi qu’une participation minoritaire dans Pargesa Holding.

 

La Financière Manuvie (MFC, 20,65$) s’est félicitée jeudi d’avoir passé des années à se concentrer sur des stratégies d’atténuation des risques et des offres numériques, ce qui lui a permis de tirer son épingle du jeu dans plusieurs marchés malgré la pandémie de COVID-19. Le chef de la direction de l’assureur, Roy Gori, a souligné jeudi que 84 % des réclamations d’assurance au Canada avaient été soumises électroniquement au plus récent trimestre, une proportion en hausse par rapport à celle de 67 % d’avant la pandémie, qui a forcé plusieurs personnes au télétravail. Selon M. Gori, 65 % des contrats de police d’assurance individuelle au Canada ont été délivrés de façon électronique au cours du trimestre, comparativement à 40 % avant la COVID-19. Manuvie a affiché un bénéfice net du troisième trimestre de 2,07 milliards $, soit 1,04 $ par action, en hausse par rapport à celui de 723 millions $, ou 35 cents par action, de la même période l’an dernier. Le bénéfice de base a reculé de près de 5 % pour se chiffrer à 1,45 milliard $, ou 73 cents par action, comparativement à celui de 1,53 milliard $, ou 76 cents par action, de la même période l’an dernier. Les analystes s’attendaient à ce que Manuvie fasse état d’un profit de base de 70 cents par action et d’un profit net de 51 cents par action, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv. 

 

Les Compagnies Loblaw (L, 67,71 $) ont haussé leur dividende jeudi, en dévoilant un profit et des revenus supérieurs aux attentes pour leur troisième trimestre, et en hausse par rapport à l’an dernier. L’exploitant de chaînes de supermarchés et de pharmacies versera désormais un dividende trimestriel de 33,5 cents par action, comparativement à celui de 31,5 cents par action allongé précédemment. Loblaw, qui exploite les épiceries Provigo et les pharmacies Pharmaprix au Québec, a affiché un profit attribuable aux actionnaires ordinaires de 342 millions $, ou 96 cents par action, pour le trimestre clos le 3 octobre. En comparaison, elle avait réalisé un profit de 331 millions $, ou 90 cents par action, lors de la même période l’an dernier. Les revenus trimestriels ont totalisé 15,67 milliards $, en hausse par rapport à ceux de près de 14,66 millions $ du troisième trimestre de l’an dernier. Les ventes d’aliments dans les établissements ouverts depuis au moins un an ont gagné 6,9 %, tandis que celles des pharmacies ouvertes depuis au moins un an ont grimpé de 6,1 %. Sur une base ajustée, Loblaw a dit avoir gagné 464 millions $, ou 1,30 $ par action, en hausse par rapport au profit ajusté de 458 millions $, ou 1,25 $ par action, de la même période un an plus tôt. Les analystes s’attendaient en moyenne à un profit ajusté de 1,26 $ par action, à partir de revenus de 15,6 milliards $, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.  

 

L’exploitant de la mine de fer du lac Bloom, sur la Côte-Nord, a décidé d’aller de l’avant avec une deuxième phase, ce qui devrait créer, à terme, environ 375 emplois. Champion Iron Limited (CIA, 3,78 $) a annoncé jeudi que sa filiale Minerai de fer Québec avait été en mesure d’apporter des amendements à sa facilité de crédit, qui passera à 400 millions $ US. Le calendrier entourant l’expansion est estimé à 18 mois. La compagnie avait racheté le site du lac Bloom à la suite d’une liquidation supervisée par les tribunaux afin de permettre à Cliffs Natural Resources de quitter la région. On avait procédé au redémarrage de la mine, qui génère actuellement plus de 450 emplois directs, en 2018. Cette deuxième phase vise à doubler la capacité de production annuelle de la mine, qui pourrait atteindre environ 15 millions de tonnes de minerai. Le projet d’expansion est toutefois sous la loupe du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), qui doit remettre son rapport au ministre de l’Environnement Benoît Charette en février prochain. Des groupes environnementaux ont critiqué le projet du promoteur en s’inquiétant de la destruction de lacs afin d’agrandir le parc de résidus miniers. Selon la firme de données financières Refinitiv, Ressources Québec, une filiale d’Investissement Québec, le bras financier de l’État québécois, est le deuxième actionnaire en importance de Champion avec une participation estimée à 9,2 %.

 

Shell Canada (RDSA, 13,08€) permet à ses clients soucieux des effets du carbone de faire leur part pour l’environnement lorsqu’ils font le plein à l’une de ses 1400 stations-service à travers le Canada. La branche canadienne de Royal Dutch Shell lance son programme de conduite carboneutre, jeudi, permettant aux clients de l’aider à acheter des crédits carbone pour compenser les émissions de dioxyde de carbone provenant de la production, du raffinage et de la combustion des combustibles fossiles. Le programme, offert par le biais du service AutoPayé de l’application de Shell, sera gratuit jusqu’à la fin décembre. Puis, ceux qui souhaiteront poursuivre pourront contribuer deux cents par litre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le président de Shell Canada, Michael Crothers, dit croire que le programme est le premier du genre au Canada, et ajoute que des offres semblables en Europe ont été bien accueillies.

 

Cascades (CAS, 15,10$) rapporte jeudi que son bénéfice d’exploitation du troisième trimestre a dégringolé de 32 % en un an: il est passé de 108 millions $ en 2019 à 73 millions $ lors du troisième trimestre de l’année en cours. Pendant la même période d’un an, le bénéfice d’exploitation du troisième trimestre avant amortissement (BEAA) a reculé de 181 millions $ à 154 millions $, un déclin de 15 %. Les ventes ont quant à elles progressé de 1 %, de 1,264 milliard $ à 1,275 milliard $. Le président et chef de la direction de Cascades, Mario Plourde, note que la demande en carton-caisse est restée forte, tout comme celle des papiers tissu sur le marché du détail. En revanche, la demande de papiers tissu en produits hors foyer souffre des répercussions de la pandémie de la COVID-19 sur les entreprises, les restaurants, les hôtels et les écoles. Ce secteur d’activité, qui représente environ 40 % des ventes annuelles de papiers tissu de Cascades, a subi une baisse rapide de la demande de certains produits.

 

 

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