On doit se résigner à l'optimisme sur les marchés

Publié le 10/11/2017 à 16:04

On doit se résigner à l'optimisme sur les marchés

Publié le 10/11/2017 à 16:04

Par Jean Gagnon

Bien que le niveau de complaisance très élevé des investisseurs fait craindre le pire, on se résigne à l’optimisme chez les stratèges québécois.


En effet, la tendance à la hausse des indices est telle que l’on ne peut pas prendre la chance de ne pas participer compte tenu des rendements que l’on risquerait de laisser sur la table, explique Luc Vallée, stratège chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne. On cherche donc les bonnes raisons d’être optimiste, et on en trouve, selon lui.


«D’abord, la croissance de l’économie mondiale», dit-il. Le Fonds monétaire internationale (FMI) vient tout juste de revoir à la hausse ses prévisions. Elle prévoit maintenant un taux de croissance de 3,6 % en 2017 et de 3,7 % en 2018. Cela se compare à 3,2 % en 2016. Dans ce contexte, il y a peu de chance de récession en 2018, croit le stratège de la Laurentienne.


Une baisse des impôts aux États-Unis pourrait également se matérialiser bientôt. Et bien qu’une bonne partie de l’impact sur la valeur des entreprises est probablement déjà inclus dans la valorisation actuelle, l’accord ne peut être que positif, explique Luc Vallée.


Le stratège reconnait que les marchés sont relativement chers. Mais il croit que les évaluations boursières demeurent raisonnables compte tenu que la probabilité que tout aille bien sur le plan économique est plus élevée que l’inverse. «Les marchés sont chers, mais il n’y a pas d’exagération dans la valeur des actifs», ajoute-t-il.


Il n’y a pas eu de correction boursière digne de ce nom cette année. Mais ce sera probablement différent en 2018, selon Luc Vallée. «Ce sera alors intéressant de voir comment réagiront les investisseurs lorsqu’un choc de 5-10 % surviendra», dit-il. Un repli important pourrait s’avérer une bonne occasion d’achat si l’économie ne tombe pas en récession, selon lui.


On se résigne aussi à l’optimisme chez Desjardins. «Encore l’an prochain, les actions offriront un meilleur rendement que les obligations», dit Mathieu D’Anjou, économiste principal. «Nous sommes bien conscients qu’après une hausse de 15 % du S&P 500 cette année on pourrait facilement retraiter de 5-10 % à tout moment. «Mais au-delà du court terme, nous demeurons positifs», dit l’économiste.


Les profits des entreprises vont continuer de croître l’an prochain et les taux d’intérêt resteront relativement bas, selon lui. Présumant que le S&P 500 terminera l’année à 2 575, sensiblement le niveau actuel, les experts des Études économiques de Desjardins estiment que l’indice affichera 2 725 à la fin de l’année 2018, soit une hausse de 6 %.


La bourse canadienne a tiré de la patte une bonne partie de l’année 2017, mais chez Desjardins on prévoit que l’indice S&P/TSX terminera néanmoins l’année à 16 000, soit une hausse de 4%. Et elle grimpera de près de 7% en 2018 pour atteindre 17 100.


Chez Financière Banque Nationale, on s’appuie sur la longévité du cycle économique pour justifier là-aussi un optimisme pour les marchés boursiers. Nous continuons de préférer les actions aux obligations, écrivent Stéfane Marion, économiste en chef, et Matthieu Arseneau, économiste principal, dans leur plus récent Mensuel boursier.


«Au total 118 mois se sont écoulés depuis le sommet économique ayant précédé la dernière récession et certains observateurs du marché craignent un revers imminent», disent-ils. Mais pas eux. «Nous croyons que la phase de maturité de ce cycle vient à peine de commencer et que la pente encore accentuée de la courbe de rendements est de bon augure pour la croissance économique au cours de l’année à venir», ajoutent-ils.


Ils recommencent même de sur-pondérer les secteurs de l’énergie et des mines et métaux, car, compte tenu de la résilience de l’économie mondiale, il y a peu de chance de baisse de prix dans ces secteurs, ce qui ouvre la voie à une hausse des bénéfices.


Autant de raisons de se résigner à l’optimisme.


 


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