New Look: des résultats records, l'action gagne 3%

Publié le 10/05/2018 à 16:50

New Look: des résultats records, l'action gagne 3%

Publié le 10/05/2018 à 16:50

Par Dominique Beauchamp

Le principal lunettier au pays Groupe Vision New Look(BCI, 34,16$) a dévoilé des résultats éclatants au premier trimestre.

Le marchand de 376 magasins a haussé ses revenus de 36,7% à un record trimestriel de 68,9 millions de dollars.

Le bénéfice d’exploitation ajusté a progressé de 44% à 11,3M$, tandis que le bénéfice net ajusté a avancé de 9,5% à 0,19$ par action.

Les ventes des magasins comparables ont crû pour un quinzième trimestre consécutif, une séquence qui a de quoi plaire aux investisseurs et de faire rougir d'envie les autres détaillants compte tenu de la morosité du commerce de détail.

L’action gagne 3,4% le 10 mai,  portant à 12% son gain depuis un an.

Le pouvoir d'achat mis à profit  

Le détaillant attribue ces bons résultats à l’acquisition de la chaîne d’optométristes Iris, à la hausse de 1,8% des ventes des magasins comparables ainsi qu’à l’achat de onze établissements et à l’ouverture de trois boutiques.

Le pouvoir d’achat accru de montures et de lentilles a déjà diminué le coût des matériaux en proportion des revenus de 0,6% à 21,5%, mais la majorité des synergies de 2 à 3M$ prévues lors de l’achat d’Iris restent à venir.

New Look a aussi rapatrié dans ses propres laboratoires le traitement d’une partie des lentilles d’Iris, conformément à sa stratégie qui vise à capter les marges de la fabrication.

Malgré les marges inférieures des lunettiers acquis et la hausse du salaire minimum, New Look a réussi à diminuer de 0,2% les dépenses d’exploitation (autres que la rémunération) à 27,7% des revenus, grâce à une gestion serrée des coûts tant au siège social qu'en magasin, a indiqué Tania Clarke, nouvelle chef de la direction financière lors de la téléconférence.

De surcroît, les ventes des magasins ouverts depuis plus d’un an auraient crû davantage si ce n’avait été du mauvais temps et des tempêtes au Québec, en Ontario et dans les Maritimes, qui se sont prolongés jusqu’en avril, a évoqué Antoine Amiel, PDG de New Look.

Dynamique boursière

Les résultats s’avèrent dans l'ensemble conformes aux attentes des deux analystes consultés, qui ne touchent pas à leur cours-cible.

À court terme, le lunettier priorise l’intégration de la chaîne Iris et la diminution de sa dette, ce qui reporte sans doute à 2019 sa prochaine grande transaction, privant son titre de son principal facteur d’intérêt.

Le consolidateur souhaite ramener sa dette plus près de sa zone de confort de 2 fois le bénéfice d’exploitation par rapport au ratio actuel de 2,9 fois, à l’aide de flux de trésorerie de 20M$ par année, avant activer de futurs achats.

Cet assainissement n’exclut pas la possibilité que le commerçant réalise de petits achats opportunistes pour combler son réseau ou densifier sa présence régionale.

«La stratégie d’acquisition ne suit aucun calendrier fixe. Nous sautons sur les occasions quand elles se présentent, en restant exigeants et disciplinés», a dit M. Amiel, aux analystes.

Une évaluation de 29 fois les bénéfices

L’évaluation du titre entre aussi en jeu dans la trajectoire du titre en Bourse.

L'action de New Look s’échange à un multiple de 28,8 fois les bénéfices projetés en 2018, une évaluation qui dépasse ou correspond à celle des géants mondiaux de l’optique tels que Essilor, Fielmann, Grandvision et Luxxotica.

Leon Aghazarian, de la Financière Banque Nationale, s'en formalise peu parce que New Look dégage de bonnes marges et croît à bon rythme.

Son cours cible d’un an de 38$ offre un gain potentiel d’encore 11%.

«Le cours actuel reste un bon point d’entrée puisque l’intégration des récents achats et le désendettement prépare le terrain à un autre cycle d’acquisitions à moyen terme», écrit-il.

Son collègue Martin Landry, chez GMP Valeurs mobilières, est plus regardant à cet égard.

Même s’il s’attend à ce que les synergies de l’achat d’Iris améliorent les marges, l’évaluation généreuse du titre, de 12,7 fois le bénéfice d’exploitation prévu, l’empêche d’en recommander l’achat, au cours actuel.

 


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