Magna bondit après l'échec de l'achat d'Opel

Publié le 04/11/2009 à 13:15

Magna bondit après l'échec de l'achat d'Opel

Publié le 04/11/2009 à 13:15

Opel reste aux mains de GM. Photo: Bloomberg.

Les investisseurs se réjouissent du fait que Magna ne soit pas parvenue à acheter la filiale européenne de GM, Opel, alors que l’action du groupe canadien est en hausse de 7,7%, à 46,25 $, en début d'après-midi.

Les investisseurs semblent évaluer que tout compte fait, l’achat du constructeur automobile aurait été une mauvaise affaire pour Magna, un peu de la même façon que l’échec de l’achat de Chrysler s’est avéré une bénédiction pour le groupe canadien.

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Le fonds d’investissement new-yorkais Cerberus a dû céder Chrysler pour une bouchée de pain après l’avoir acquis à grands frais en 2007 en coiffant Magna au fil d’arrivée quand Daimler a mis l’entreprise en vente. Chrysler a même dû être sauvegardé par le gouvernement américain.

Warren Browne, un ancien directeur de GM en Russie devenu consultant indépendant, l’avoue : « Frank Stronach (le pdg de Magna) voulait acheter un constructeur automobile et il est vrai qu’Opel ne coûtait pas cher, de quelque façon qu’on considère la transaction. Et pourtant, je suis quand même d’avis que ce qui vient d’arriver est une bonne chose. L’achat d’Opel n’aurait amené que des maux de tête. 

Plusieurs analystes d’institutions financières voient aussi d’un bon œil l’échec de la transaction.

« Nous étions inquiets pour plusieurs raisons », écrit Peter Sklar, analyste chez BMO Marché des capitaux, dans une brève note publiée mercredi matin.

Premièrement, cela aurait redirigé les liquidités de Magna hors de son métier de base de fournisseur de pièces d’autos, où Magna a une occasion unique de consolider sa position. Deuxièmement, il n’est pas dit que le redressement d’Opel n’aurait pas été problématique. Et troisièmement, il n’aurait pas été dans l’intérêt de Magna de concurrencer directement des entreprises qui sont aussi ses clients, comme Volkswagen et BMW.

Pour John Murphy, de Bank of America Merrill Lynch, Magna sera plus attrayant maintenant qu’il est redevenu un « pure player » dans la vente de pièces d’auto. « Il était clair que Magna s’éloignait trop de ce qui sont ses spécialités, surtout dans le contexte où les possibilités de consolider le secteur abondent », écrit-il.

Les perspectives de croissance dans la vente de pièces d’auto sont maintenant « extrêmement attrayantes » pour Magna, selon lui.

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