Loblaw mise sur l'automatisation pour encaisser le salaire minimum

Publié le 26/07/2017 à 12:36

Loblaw mise sur l'automatisation pour encaisser le salaire minimum

Publié le 26/07/2017 à 12:36

Par lesaffaires.com

Recul des prix des aliments pour un troisième trimestre, changements réglementaires des pharmacies au Québec, hausse marquée du salaire minimum en Ontario et en Alberta, offensive d’Amazon dans le créneau de l’alimentation... Pour jongler avec un panier d’éléments défavorables, le principal épicier du pays, Loblaw (L, 68,75$) prévoit faire appel à l’automatisation et aux caisses en libre-service.

Voilà une partie du plan que la direction de Loblaw a dévoilé au cours de la téléconférence avec les analystes qui a suivi la publication de résultats du deuxième trimestre. Ceux-ci ont été supérieurs aux attentes, mais ils ont été éclipsés par l’avertissement des dirigeants de la chaîne à l’effet que la performance de l’exercice 2018 serait nettement moins reluisante en raison des coûts occasionnés par la hausse du salaire minimum et des changements réglementaires.

«Les augmentations du salaire minimum récemment annoncées en Ontario et en Alberta ainsi que la poursuite de la réforme du réseau de la santé au Québec influeront négativement sur le bénéfice net de la société», a dit dans un communiqué Galen G. Weston, chef de la direction de Loblaw.

L’incidence attendue des augmentations du salaire minimum sur les charges salariales devrait se traduire par une hausse d’environ 190M$ en 2018. En outre, la réforme du réseau de la santé récemment annoncée au Québec aura une incidence plus importante en 2018 qu’au cours des exercices précédents.

Au cours de la téléconférence avec les analystes, la direction de Loblaw a indiqué que pour contrer les effets défavorables du contexte d’affaires, elle allait accélérer le déploiement de solutions pour automatiser la facturation, une activité manuelle qui requiert d’abondantes ressources. Elle vise également mettre en place des caisses en libre-service dans ses pharmacies Shoppers Drug Mart/Pharmaprix.

Les dirigeants n’ont pas voulu donner trop de détails sur le plan de réduction de coûts du prochain exercice, car ils sont en pleine planification en ce moment. Mais une chose est certaine, tous les aspects de l’entreprise seront minutieusement étudiés afin d’identifier des sources d’efficacité.

L’action de Loblaw recule de plus de 3,8% à la mi-journée.

Ce matin, l’entreprise a dévoilé un bénéfice supérieur aux attentes à son deuxième trimestre.

Pour la période de trois mois terminée le 17 juin, l’entreprise dirigée par Galen Weston a dégagé un bénéfice net ajusté de 445M$ ou 1,11$ par action, comparativement à 412M$ ou 1,10$ l’action à la même période il y a un an.

En moyenne, les analystes tablaient sur un bénéfice de 1,10$ par action.

Les revenus ont progressé de 3,2% pour s’établir à 11,079G$, contre 10,73G$ à la même période l’an dernier.

Les ventes des magasins comparables, un indicateur très suivi des analystes, car il permet d’évaluer la performance des magasins ouverts depuis au moins un an, ont augmenté de 1%, grâce à l'effet favorable du congé de Pâques. En excluant cette journée, les ventes comparables auraient été stables, indique l’entreprise.

«Malgré la déflation soutenue des prix observée au cours du trimestre, les différents indicateurs relatifs au chiffre d’affaires témoignent d’un solide rendement et nous sommes satisfaits de notre performance financière», a dit Galen G. Weston, président du conseil et chef de la direction de Loblaw.

 

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