Les meilleurs titres à revenu


Édition du 15 Février 2014

Les meilleurs titres à revenu


Édition du 15 Février 2014

Par Stéphane Rolland

Photo: iStock

La hausse anticipée des taux d'intérêt aura inévitablement des répercussions sur les titres à revenu fixe et les actions versant un généreux dividende. Des experts proposent sept placements pour stimuler le rendement de votre REER.

La grande majorité des économistes et des analystes croient que les taux d'intérêt continueront d'augmenter en 2014. Au plancher depuis la crise de 2008, les taux sont dans un «processus de normalisation», estime Michel Doucet, vice-président, Groupe conseil en portefeuille de Desjardins marché des capitaux. «Cela devrait durer de 12 à 18 mois, explique en entrevue le gestionnaire de portefeuille et économiste. On pourrait revenir aux niveaux d'avant la crise de 2008, soit plus de 4 % pour les obligations américaines de 10 ans.»

Sylvain Ratelle, vice-président et stratège de Valeurs mobilières Banque Laurentienne, pense lui aussi que les taux poursuivront leur remontée cette année. Le rendement exceptionnel des Bourses américaines en 2013 annonce une embellie économique propice à un tel scénario. «Le marché boursier est dans l'anticipation, dit-il. Quand le cours des actions monte, l'économie suit généralement. Les taux d'intérêt pourraient même progresser plus rapidement que ne le prévoient les investisseurs.»

S'il y a consensus quant à la direction, prédire le rythme est moins évident. En 2013, le taux des obligations 10 ans du gouvernement américain, le titre le plus souvent utilisé comme baromètre du marché obligataire, est passé de 1,7 % à 3 %. La majeure partie de cette progression a été faite en deux mois seulement, soit en mai et en juin. «La hausse, ce n'est pas grave si elle se fait lentement, nuance M. Ratelle. Le risque est davantage lié à la vitesse du changement qu'au changement en soi.»

Obligations : favorisez le court terme

La valeur des portefeuilles de titres à revenu fixe risque de s'éroder, tandis que les nouvelles émissions verseront de plus généreux intérêts. La valeur des obligations fluctue dans le sens inverse des taux d'intérêt. Autrement dit, les obligations se déprécient lorsque les taux montent, et vice versa.

Dans ce contexte, tous les experts interrogés par Les Affaires favorisent les obligations à court terme (cinq ans et moins), peu importe l'émetteur. Notons que plus l'échéance d'une obligation est rapprochée, moins elle est sensible aux variations des taux d'intérêt.

Autre recommandation qui fait l'unanimité : nos intervenants suggèrent d'adopter la stratégie de la «roulette». Selon ce principe, vous répartissez également vos achats entre des titres de 1 an, 2 ans, 3 ans, 4 ans et 5 ans. Vous les gardez jusqu'à l'échéance. Lorsque l'obligation de 1 an expire, vous en achetez une de 5 ans. Ainsi, vos titres «roulent» et vous maintenez toujours des obligations à échéances diversifiées.

D'ailleurs, les deux fonds négociés en Bourse de revenu fixe présentés dans le texte de la page i-3 (ci-contre) adoptent cette stratégie. «L'idée, c'est de profiter graduellement de la hausse des taux d'intérêt en renouvelant régulièrement ses obligations échues par des titres qui procurent un meilleur rendement», résume M. Ratelle.

Dans ce contexte, les obligations municipales représentent une avenue prudente qui offre un meilleur rendement, note M. Doucet. «Depuis la crise de 2008-2009, l'écart entre le rendement des obligations municipales et celui des obligations du Québec est intéressant», explique le portefeuilliste.

Du côté des obligations de sociétés, Jacques Maurice, administrateur et conseiller principal en gestion de patrimoine chez ScotiaMcLeod, aime les débentures convertibles en actions. Ces titres d'emprunt versent des intérêts supérieurs à la dette des gouvernements. De plus, comme le titre est convertible, la valeur de la débenture peut s'apprécier davantage si celle de l'action augmente. «Faites attention à la qualité des débentures que vous choisissez, car les émetteurs sont souvent de petites entreprises, prévient le conseiller. Les grandes sociétés y font peu appel, puisque cela dilue leur capital. Il faut donc être à l'aise avec l'entreprise qu'on choisit.»

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