Les actionnaires d'Imvescor disent «oui» à MTY

Publié le 19/02/2018 à 13:32

Les actionnaires d'Imvescor disent «oui» à MTY

Publié le 19/02/2018 à 13:32

Par Stéphane Rolland

Malgré la déception de certains actionnaires et analystes quant au prix offert, les actionnaires d’Imvescor (IRG) ont voté à 92,73% en faveur de l’offre d’achat de Groupe MTY (MTY), lors d’une assemblée spéciale lundi.


L’assemblée, qui marque la fin du franchiseur montréalais derrière les enseignes Mikes, Scores, Bâton Rouge, Ben &Florentine et Pizza Delight, n’aura duré que onze minutes. Aucun actionnaire n’a posé de questions.


Le fort appui des actionnaires vient ainsi confirmer les atouts de cette transaction de 248 M$, juge François-Xavier Seigneur, président du conseil d’Imvescor, interrogé en marge de l’assemblée. «L’appui massif semble indiquer qu’on avait raison», commente-t-il.


Pour chacun de leur titre, les actionnaires d’Imvescor recevront ainsi 82,59 cents par action ainsi que 0,0626 action de MTY. Au cours de l’action de MTY enregistré à la fermeture de vendredi dernier, cela représenterait une transaction de 4,16$ par action. 


Possible d’avoir eu plus?


Après l’annonce de la transaction, des analystes et des investisseurs ont affirmé qu’Imvescor valait bien plus. Elizabeth Johnson, de Valeurs mobilières Banque Laurentienne, a avancé le chiffre de 4,65$.


Imvescor aurait-elle pu faire monter les enchères? Entreprises Cara (CARA,25,38$) qui a acquis Groupe St-Hubert en 2016, était pressentie comme un acquéreur potentiel.


«La compagnie a été à vendre plusieurs fois dans les dernières années, répond M. Seigneur. Quand je suis arrivé au conseil, il y a quatre ans, il venait juste d’avoir un processus en ce sens. On a fait un processus avant d’engager Frank Hennessey (le PDG embauché en septembre 2014). On n’avait pas mal fait le tour du jardin quant aux possibilités d’acquisitions.»


M. Seigneur refuse de dire quelles démarches ont été entreprises avec Cara, mais il assure que le franchiseur ontarien avait la possibilité de faire une offre concurrentielle, si c’était son souhait. «Il aurait pu entrer dans le processus après l’annonce de la transaction, ils ne l’ont pas fait», répond-il.


Pour les actionnaires d’Imvescor, le mariage avec le Groupe MTY offre de meilleures avenues de croissance, juge l’administrateur. Le paiement en actions leur permettra de profiter des synergies dégagées au sein des activités d’Imvescor, ajoute-t-il. «Le gros défi pour Imvescor, c’était la taille de ses ventes par rapport à ses coûts administratifs pour les gérer. Nous étions trop petits pour rentabiliser au maximum les opérations. »


Sans acquisition, le franchiseur montréalais pouvait grossir par acquisition, ce qu’il a fait avec l’achat de Ben & Florentine l’an dernier. La société pouvait également augmenter le nombre de magasins, mais le marché était déjà « saturé » au Québec, explique le président du conseil. «Il n’y avait plus beaucoup de cibles d’acquisitions disponibles. Ça limitait nos perspectives d’avenir. »


Les actions de MTY et Imvescor n’ont pas réagi après l’annonce, car la Bourse de Toronto est fermée pour la Journée de la famille en Ontario. L’assemblée se tient le jour même de l’annonce de l’achat de Grabbagreen pour un montant de 2,75 M$US par Groupe MTY.


Relisez les points forts de la téléconférence du PDG d'Imvescor

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