Vers un mariage de Rôtisserie St-Hubert et Mikes?

Publié le 30/10/2017 à 12:09

Vers un mariage de Rôtisserie St-Hubert et Mikes?

Publié le 30/10/2017 à 12:09

Par Dominique Beauchamp

Une tierce partie que plusieurs pensent être Entreprises Cara aurait approché Groupe Restaurants Imvescor, le propriétaire de Mikes, Scores, Pizza Delight et Ben & Florentine pour en faire l’acquisition.

Obligée de réagir au bond soudain de 12% de son action le 27 octobre, Imvescor(IRG, 4$) a rélévé avoir été reçu une manifestation d’intérêt non contraignante.

Ayant été approché dans le passé, le franchiseur de 264 restaurants a prévenu ses actionnaires que rien ne garantit qu’une transaction se matérialisera, cette fois non plus.

Dirigée depuis août 2014 par Frank Hennessey, un transfuge de Cara(CARA, 26$) d’ailleurs, Imvescor a opéré un redressement qui a vu son action doubler, après une longue période trouble.

Michael Glen, de Macquarie Research, croit que ce sont d’ailleurs les progrès bien tangibles de la relance d’Imvescor qui attirent les prétendants.

Les ventes des restaurants comparables d'Imvescor croissent depuis neuf trimestres.

«Le conseil d’administration d’Imvescor doit décider s’il met l’entreprise aux enchères, à moins que le prix offert soit assez irrésistible pour placarder ceux qui réclameraient une offre plus généreuse», a indiqué en entrevue Brian Pow, d’Acumen Capital.

Le conseil d’administration d’Imvescor compte un représentant de l’investisseur activiste Crescendo Partners.

Son principal actionnaire est toutefois le gestionnaire patient Mawer Investment Management, avec 10% des actions. «Quand une entreprise que nous détenons est en jeu, c'est toujours un peu frustant de devoir faire une croix sur son potentiel de création de valeur», a confié Jeff Mo, gestionnaire chez Mawer.

Cara, un acquéreur naturel

Cara, un prétendant maintes fois cité depuis 2015, serait l’acquéreur le plus naturel. Avec 1200 restaurants et 15 enseignes, Cara est déjà en tête au pays, mais le franchiseur ontarien ambitionne d'ajouter encore un milliard aux ventes de son réseau d'ici 2020 pour qu'elles atteignent 3,7 milliards de dollars.

Non seulement Imvescor et Cara sont-elles complémentaires géographiquement, mais Cara a fait de la restauration décontractée sa spécialité.

Le Québec et les Maritimes représentent 90% du réseau d’Imvescor tandis que ces deux régions comptent pour seulement 18% du réseau de Cara.

Sabahat Khan, de RBC Marchés des capitaux, calcule que Cara pourrait offrir jusqu’à 4,55$ par action, soit 26% de plus que son cours avant le bond du 27 octobre.

Un tel prix équivaudrait à un multiple de 13 fois le bénéfice d’exploitation, incluant des synergies estimées à 7M$.

Cara peut éliminer la moitié des coûts de rémunération de 12,9M$ et des dépenses de franchisage d’un million, entrevoit-il. 

Rôle du pdg d’Imvescor, un enjeu

M. Glen apporte une autre dimension à une transaction potentielle. L’ambitieux M. Hennessey, 53 ans, voudra continuer à jouer un rôle de gestion pivot et peut-être même imaginer une trajectoire pour accéder à la présidence de l’acquéreur, avance l’analyste de Montréal. 

Il est difficile de mettre une valeur sur la gestion de M. Hennessey qui a rapidement réussi à rallier les franchisés à son plan de relance dès 2015 et à gagner leur confiance, après une quasi-mutinerie, indique M. Glen. 


« Le départ du PDG Frank Hennessey  serait un enjeu pour l’acquéreur d’Imvescor »

William Gregson, le PDG de Cara, a 58 ans. Après trois relances d'entreprises famililales, dont les détaillants Forzani Group et The Brick, il pourrait éventuellement envisager de tirer sa révérence, nous a indiqué un financier.

«Nous se sommes pas à vendre, mais bien en mode acquisition. Je demeure constamment à la recherche d’occasions d’enrichir notre portefeuille de marques», avait déclaré M. Hennessey à Lesaffaires.com, deux semaines après l’achat de Ben & Florentine, pour 20,5M$, soit environ 6 à 8 fois son bénéfice d’exploitation, en février.

Dans une entrevue précédente en juin 2015, M. Hennessey avait toutefois admis qu'en tant que société ouverte sans actionnaire de contrôle «nous ne sommes pas à l'abri d'offres, mais Cara ne nous a pas approchés».

Toute offre au-dessus de 14 fois le bénéfice d’exploitation de 2017 avant les synergies, serait un prix juste», considère néanmoins l’analyste de Macquarie, qui conserve son cours cible de 4,10$.

M. Glen rappelle que Cara a payé 12 fois le bénéfice d’exploitation pour Rôtisserie St-Hubert ou 9,8 fois après les synergies de 10 millions de dollars.

Bien que St-Hubert soit un bon précédent avec ses ventes-réseau similaires de 400M$, le restaurateur québécois incluait une usine de transformation d'aliments qui réalisait alors des revenus de 225M$.

Une offre similaire à celle de St-Hubert suggère un prix de 4,58$ pour Imvescor», note M. Pow, qui maintient son cours cible de 4,30$.

MTY dans la course aussi?

Bien que Groupe d’alimentation MTY(MTY, 51,10$) cherche surtout à gonfler sa masse critique aux États-Unis, le franchiseur des Sushi Shop et des Thai Express est aussi intéressé à la restauration décontractée, comme le démontre son achat de Madisons New York Grill & Bar, en 2014.

 


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