Le casse-tête des titres à revenu fixe

Offert par Les Affaires


Édition du 28 Juillet 2018

Le casse-tête des titres à revenu fixe

Offert par Les Affaires


Édition du 28 Juillet 2018

[Photo: 123RF]

Depuis 35 ans, et ce, presque sans interruption, vous avez eu la vie facile et des rendements abondants sur vos titres à revenu fixe. Aujourd'hui, vous êtes confronté à des taux d'intérêt plus volatils alors que les banques centrales resserrent l'étau et que les menaces d'inflation pointent. Le moment est venu de réfléchir à votre stratégie de titres à revenu fixe.

Les obligations : vraiment nécessaires ?

Bon nombre d'investisseurs ont réduit la proportion des obligations dans leur portefeuille au fil des ans sous prétexte que les taux offerts ne les récompensaient pas adéquatement. Est-ce votre cas ? Si oui, voici pourquoi vous ne pouvez pas ignorer les titres à revenu fixe :

Ils vous mettent à l'abri lors de corrections boursières.
Ils génèrent un revenu.
Ils protègent votre capital.

Alors que les investisseurs anticipent un mouvement des taux d'intérêt (à la hausse ou à la baisse, selon le cas), Alfred Lee constate qu'ils ajustent la durée de leurs obligations en supposant que les taux évolueront tous dans le même sens. Or, les courbes de taux n'évoluent pas en parallèle parce que les taux à court, moyen et long termes sont influencés par différents facteurs. Ainsi, les écarts peuvent se resserrer ou s'élargir, et les taux de change, avoir un impact sur le portefeuille.

Les FNB de titres à revenu : des outils essentiels de construction de portefeuille

Parmi toutes les catégories de fonds négociés en Bourse (FNB), celle des titres à revenu fixe affiche la croissance la plus forte. On connaît déjà les FNB de gestion passive qui investissent dans l'ensemble d'un marché obligataire et qui constituent la composante de base d'un portefeuille. Il y a aussi les FNB qui se concentrent sur des segments de marché ou des titres plus ciblés et moins liquides ; ils devraient occuper un rôle de positions satellites dans votre stratégie. De plus, des FNB à revenu fixe de gestion active commencent à être offerts pour des marchés difficiles à négocier.

Plutôt que d'opter pour une approche d'achat d'obligations individuelles, voici pourquoi vous devriez considérer les FNB de titres à revenu :

•  Ils ne coûtent pas cher. Leurs frais de gestion tournent souvent autour de 10 points de base : un petit dixième de pourcent. Les investisseurs ignorent à quel point ils se font souvent plumer lorsqu'ils négocient une obligation individuelle...

•Les FNB sont négociés efficacement : ces FNB détiennent une multitude de titres négociés par tranches importantes, et ce, à des taux institutionnels.

• Les FNB sont liquides : vous pouvez vendre votre FNB en tout temps à sa valeur marchande.

• Les FNB sont diversifiés : selon les critères qui vous importent (durée, qualité des émetteurs, etc.), la diversification est source de protection.

Quatre questions pour vous aider à bâtir un portefeuille de FNB de titres à revenu

Pour vous aider à bâtir la composante de titres à revenu de votre portefeuille, voici le cadre décisionnel qu'Alfred Lee, de BMO Gestion d'actifs mondiale, proposait récemment (1).

1 Faites-vous confiance aux décisions politiques et monétaires ?

Oui : envisagez les obligations de sociétés et à long terme, et accordez plus de poids aux placements satellites.
Non : privilégiez les positions de base, notamment les obligations à court terme et de haute qualité.

2 Êtes-vous confiant que l'économie poursuivra son expansion soutenue ?

Oui : prévoyez une plus forte proportion d'obligations de sociétés, voire des obligations à rendement élevé et des actions privilégiées.
Non : optez pour un positionnement défensif si vous estimez qu'une correction est proche.

3 Comment pensez-vous que les banques centrales agiront en 2018 ?

• Si vous êtes à contre-courant et que vous croyez que les banques centrales augmenteront les taux plus lentement, vous serez avantagé si les taux à court terme baissent et que les cours obligataires montent.

• Si vous croyez que l'économie est si robuste qu'elle donnera lieu à des hausses inattendues du taux de financement à un jour, vous diminuerez vos positions obligataires à court terme et augmenterez celles à long terme.

4 Quelles sont vos perspectives à long terme sur le cycle économique et l'inflation ?

Si elles sont positives : maintenez vos titres de créance tout en ajoutant certaines protections sous la forme d'obligations d'État canadiennes et américaines.
Si elles sont négatives : réduisez vos titres de créance et améliorez la qualité de crédit globale de votre portefeuille.

(1) Source : Alfred Lee, Rajuster votre portefeuille obligataire, BMO Gestion d'actifs mondiale, avril 2018

Experte invitée
Hélène Gagné, F.Adm.A., est gestionnaire de portefeuille chez Gestion privée Gagné Johnston (Valeurs mobilières PEAK), ainsi que planificatrice financière et conseillère en sécurité financière chez Gagné, Morin & Associés MTL inc.

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