Goodfood veut récolter 23 M$, son action perd 6%

Publié le 06/02/2019 à 16:12

Goodfood veut récolter 23 M$, son action perd 6%

Publié le 06/02/2019 à 16:12

Par Dominique Beauchamp
Un repas prêt-à-cuisiner de la société GoodFood.

(Photo: Alain McKenna)

Le spécialiste des plats prêts-à-cuisiner Marché Goodfood émet encore 23M$ d’actions pour financer sa croissance rapide.

La société de Saint-Laurent Goodfood (FOOD, 3,50$) profite du sommet annuel de son titre pour émettre quelque 6,5 millions de plus à 3,50$ chacune, cette fois.

En Bourse, le recul de 6,4% du titre correspond à l’écart entre le cours de clôture d'hier et le prix auquel les nouvelles actions sont émises.

Depuis son entrée en Bourse en juin 2017, l’action a grimpé de 76%.

Parallèlement, les trois fondateurs vendront jusqu’à 5,6M$ de leurs actions personnelles, au même prix, si les courtiers exercent l’option de sur-allocation.

Jonathan Ferrari, Neil Cuggy et Raffi Krikorian avaient vendu 500 000$ d’actions lors d’un placement antérieur en conclu en mai 2018.

Les nouvelles sommes iront à l’automatisation des installations et à l’ajout de capacité de production afin d’élargir l'offre aux petits-déjeuners et aux plats cuisinés, peut-on lire dans le communiqué de presse.

La société espère doubler le bassin de clients potentiels, gonfler la facture moyenne et ainsi amortir les coûts de livraison.

Goodfood compte 126 000 abonnés actifs, trois fois plus qu’en novembre 2017.

À Montréal, Goodfood prévoit doubler à 155 000 pieds carrés la superficie de ses installations.

L’an dernier, Goodfood aurait dépensé de 4 à 5M$ dans ses installations de Montréal et quelque 1M$ pour ériger le centre de distribution de 45 000 pieds carrés de Calgary. 

Relisez Goodfood pourrait passer en mode acquisition

Course contre la montre

La société de Saint-Laurent est dans une course contre la montre pour atteindre la masse critique nécessaire dans une industrie très concurrentielle qui se consolide rapidement.

L’épicier Metro a acheté MissFresh en 2017 tandis que les Américaines Kroger et Albertsons ont respectivement avalé Home Chef et Plated.

Aux États-Unis, Blue Apron (APNR, 1,40$US) n’est pas rentable malgré des revenus de 667 M$US. À l’international, le chef de file allemand Hello Fresh, présent dans 80 pays, a acheté la Torontoise Chef's Plate en octobre 2018.

Les revenus de Goodfood ont explosé de 3M$ en 2016 à presque 120M$ tandis que le nombre d’employés est passé de 175 à 1500.

Une fois les agrandissements complétés, les deux établissements peuvent soutenir un chiffre d’affaires de 500M$.

Goodfood n’est pas encore rentable, mais son exploitation dégage des flux de trésorerie positifs depuis trois trimestres.

L’entreprise partagera la tarte de ses futurs profits avec un plus grand nombre plus d’actionnaires puisque le nombre d’actions en circulation a augmenté 20% depuis avril 2018, sans compter les options d’actions pour les  dirigeants, qui peut s'élever à 7,5% des actions en circulation.

54,2 M$ récoltés en trois temps depuis 2017

Il s’agit du troisième placement de la société depuis son entrée en Bourse en juin 2017, soit 21M$ d’actions à 2$ chacune en mars 2017, 10,5M$ à 2,50$ en mai 2018, et finalement 22,7M$ à 3,50$, ce mois-ci.

En novembre 2018, Desjardins Marché des capitaux lui avait aussi accordé un emprunt de 13,5M$, qui avait servi aux dépenses en immobilisations ainsi qu’au refinancement d’une dette à long terme de 2M$.

 

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