Goodfood, Desjardins fait grimper le titre de 4%

Publié le 25/09/2018 à 13:09

Goodfood, Desjardins fait grimper le titre de 4%

Publié le 25/09/2018 à 13:09

Par Dominique Beauchamp

Le spécialiste des plats prêts à cuisiner Goodfood (FOOD, 2,75$) gagne 4,2% après un rapport optimiste de Desjardins Marché des capitaux qui a organisé des rencontres avec ses deux grands patrons.


L’analyste Frédéric Tremblay évoque divers scénarios favorables pour la société entrée en Bourse au prix de 2$, en juin 2017.


La société de Saint-Laurent pourrait conclure un partenariat avec un épicier qui veut compléter son offre et ainsi élargir grandement son marché.


«Les dirigeants de Goodfood cherchent les bons produits et les bons partenaires pour percer le marché des mets vendus en magasin tandis que les épiciers ont manifesté leur intérêt pour les plats prêts à cuisiner», écrit M. Tremblay.


Il rappelle que Metro a acquis 70% de MissFresh en août 2017 alors qu'Alimentation Couche-Tard teste trois plats prêts à cuisiner dans 27 de ses établissement de Gatineau.


En l’absence d’un partenariat, l’analyste croit que Goodfood pourrait éventuellement être avalée par un prétendant comme l'ont été Home Chef (par Kroger) et Plated (par Albertsons).


M. Tremblay juge l’évaluation de 0,9 fois les ventes attrayante par rapport aux multiples de 2 à 3 fois dans d’autres transactions de son industrie. Le bond de 4% du titre à mi-séance a déjà gonflé le multiple à plus d’une fois les revenus de 133M$ attendus en 2019.


En attendant, Goodfood continue de gagner des parts de marché, estimées à 40% du marché de 250M$ au pays.


Le marché potentiel est énorme si l’on compare la pénétration des plats prêts à cusiner de 1 à 1,5% au Canada aux proportions de 4% aux États-Unis et de 10% en Europe, dit-il.


Il est possible d"imaginer des revenus d'un milliard de dollars.


Dans l'intervalle, «la société gère très bien sa croissance comme en témoigne des marges améliorées et les premiers flux de trésorerie positifs au troisième trimestre», indique-t-il.


Smoothies bientôt


Goodfood élargira son propre menu aux petits-déjeuners, aux collations, aux desserts et aux mets préparés. Les smoothies sont en tête de liste et devraient faire leur apparition d'ici 6 à 12 mois.


Ces initiatives devraient accroître la commande moyenne et attirer de nouveaux clients, croit-il.


M. Tremblay réitère son cours-cible de 4$ et sa recommandation d’achat pour le leader «inconstesté» au Canada.


En mai dernier, Goodfood a émis 10M$ d’actions additionnelles à un prix de 2,50$ pour financer son implantation à Calgary, où l'usine a ouvert ses portes en mai.


Au total, la société a récolté 35M$ des investisseurs qui lui ont donné une longueur d'avance pour investir en marketing, dans sa capacité, son automisation et la mise au point de nouveaux produits et recettes.


Ses deux établissements peuvent soutenir un chiffre d'affaires de 300M$ (200M$ à Montréal et 100M$ à Calgary).


Goodfood envisage d'ouvrir une usine d'une capacité de 100 à 200M$ près de Toronto, son principal marché, au coût de 5M$.


Ses investissements en marketing et en acquisition de clients repoussent la rentabilité, mais ces dépenses sont nécessaires à long terme. La société vise toujours une marge d'exploitation de 15% une fois la masse critique atteinte. 


 


 


 


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