Couche-Tard : la pizza de Casey's plaît aux analystes

Publié le 13/04/2010 à 15:22, mis à jour le 20/08/2010 à 15:43

Couche-Tard : la pizza de Casey's plaît aux analystes

Publié le 13/04/2010 à 15:22, mis à jour le 20/08/2010 à 15:43

Par Jean-François Cloutier

Photo: Couche-Tard

L’offre d’achat hostile de 1,9 G$ US lancée par Alimentation Couche-Tard sur la chaîne américaine Casey’s est bien perçue par trois analystes. Ils sont unanimes à croire que l’entreprise du Midwest peut engendrer une hausse rapide du bénéfice pour l’entreprise québécoise.

Dans un rapport paru lundi, l’analyste Martin Landry, de Valeurs mobilières Desjardins, voit des gains sur plusieurs fronts dans le cas où la transaction se réaliserait. 

«Nous croyons que Casey’s pourrait bien compléter le réseau de magasins existants de Couche-Tard », écrit-il. L’analyste ajoute que Couche-Tard pourrait profiter du fait que Casey’s évolue dans un marché rural peu concurrentiel et qu’elle a mis au point une des offres en nourriture qui connaît le plus de succès dans l’industrie. C’est un des pôles de croissance que Couche-Tard aimerait développer.

Il ne faut pas s’attendre à ce que Couche-Tard rencontre des problèmes pour financer la transaction : l’entreprise lavalloise pourrait utiliser ses marges de crédit et recourir à des emprunts. Par la suite, l’entreprise pourrait réduire son fardeau financier en vendant l’immobilier acquis et en le louant à long terme à une société spécialisée dans la gestion immobilière.

En raison du nombre restreint d’acheteurs potentiels, M. Landry croit que la transaction se fera. Il est cependant possible que Couche-Tard doive payer plus cher que le prix demandé de 36$ US par action, prévient-il.

Chez Genuity Capital, Derek Dley souligne dans son rapport introducteur sur l’entreprise que Couche-Tard profiterait grandement de l’acquisition de Casey’s. Pour en convaincre ses clients, il emploie les mêmes arguments que M. Landry, à savoir l’emplacement géographique idéal du réseau de dépanneurs de Casey’s (il n’empiète pas sur celui de Couche-Tard), son bilan financier sain, presque libre de dettes, et son offre en nourriture qui se démarque. Dans le marché rural du Midwest où les bons restaurants sont rares, la pizza de Casey’s est particulièrement populaire et les marges bénéficiaires de Casey’s sur la nourriture sont excellentes, explique M. Dley.

Lui aussi estime cependant qu’il y a peu de chance que Couche-Tard soit capable d’acquérir Casey’s au prix offert. La fait que le titre de Casey’s se négocie autour de 40$ US l’action lui fait croire que c’est autour de ce prix que les investisseurs prévoient que la transaction se fera. Si Couche-Tard échoue à acheter Casey’s, il faut s’attendre à ce qu’elle poursuive d’autres acquisitions, avance-t-il. 

À la Financière Banque Nationale, James Durran avertit les actionnaires de Casey’s et leur recommande de ne pas se montrer gourmand : la direction de Couche-Tard a la réputation d’être conservatrice et un prix trop élevé pour pourrait la faire fuir. Il pense que le prix maximum que voudrait payer Couche-Tard pour Casesy’s est 2,5 G$ US, ou 49$ US par l’action. Seuls la chaîne 7 Eleven et le fonds privés Sun Capital Partners seraient capables de faire une offre concurrente sur Casey’s, ajoute-t-il, ce qui est de bon augure pour Couche-Tard.

Vers 14h45 mardi, l’action de Couche-Tard perdait 2,4%, ou 47 cents, à 19,16$. Celle de Casey’s s’appréciait de 0,1%, ou 4 cents US, à 39,26$ US.

 


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