Cominar pourrait racheter des actions, mais...

Publié le 25/05/2018 à 06:00

Cominar pourrait racheter des actions, mais...

Publié le 25/05/2018 à 06:00

Par Stéphane Rolland

Photo: courtoisie.

Après avoir réduit la taille de son actif de plus d'un milliard de dollars, Cominar (CUF.UN) mène une réflexion sur le nombre de ses actions en circulation. La décision de racheter ou non des parts devrait être prise d’ici «quelques mois», affirme son PDG Sylvain Cossette, en entrevue en marge d’une conférence devant le Cercle finance et placement du Québec, jeudi. 

La fiducie de placements immobiliers (FPI) de Québec a vendu pour plus d’un milliard de dollars en actifs immobiliers afin de réduire son endettement et se recentrer sur les marchés urbains de Montréal, Québec et Ottawa. En procédant ainsi, la société réduit le service de sa dette, mais également ses revenus futurs par part.

La décision à prendre quant au nombre de titres n’est pas évidente, car plusieurs facteurs pèsent dans la balance. «Quand tu rachètes des actions, tu augmentes ta dette», explique celui qui a été nommé PDG en novembre dernier pour remplacer Michel Dallaire, le fils du fondateur de l’entreprise, à un moment difficile. «Si on rachète des actions à même les surplus, on sera amené à se réendetter à un certain point pour payer pour les opérations. Si je vends des actifs, je me désendette, mais je vends également du revenu. Il faut regarder le taux de levier, le ratio de distribution. Nous sommes en réflexion pour arriver à la bonne pondération de tous ces éléments-là. Il faut regarder tous les besoins. C’est la même petite caisse qui sert à tout.»

Le dividende

Réduit à deux reprises dans la dernière année, le dividende de Cominar a-t-il atteint un plancher? «Avec ce qu’on sait aujourd’hui, on est à l’aise avec le niveau de la distribution, répond M. Cossette. Je n’ai pas de visibilité sur un élément négatif qui m’amènerait à réfléchir autrement. Je me pose davantage la question sur la manière de générer de la croissance organique, qui va me permettre un jour de me poser la question (de comment augmenter à nouveau la distribution).»

Au début de l’année 2017, la distribution mensuelle était de 12,25 cents par action. Deux réductions plus tard, elle est maintenant de 6 cents, soit un recul de 51%. Le titre se trouve plus de 50% sous son sommet d’après la crise de 2008 atteint en juillet 2012. En entrevue, M. Cossette affirme que la société a pris les bonnes décisions d’affaires pour redresser l’entreprise et que la confiance se bâtira à mesure que la nouvelle stratégie fera ses preuves «semaine par semaine, mois par mois».

Stratégie

L’homme d’affaires a d’ailleurs exposé son plan de match dans une présentation détaillée de près d’une heure devant les professionnels de la finance montréalais, sa première présentation publique à Montréal. 

Les trois principaux axes de cette stratégie sont: réduire l’endettement, recentrer les activités dans les centres urbains de la région de Montréal, Québec et Ottawa et remanier la gouvernance en donnant un rôle plus stratégique au conseil d’administration.

Endettement

En ce qui concerne l’endettement, M. Cossette note que la moyenne du taux d’endettement avoisine les 40% aux États-Unis, explique-t-il. Au Canada, la norme «tourne autour des 45% et 48%».

Cominar vient de compléter la vente d’un portefeuille de 1,14 G$ à Slate Acquisitions. Avant la transaction, son taux d’endettement était de 57%. Il a diminué à 51,3%. Le dirigeant prévoit vendre pour 500 M$ à 600 M$ d’actifs d’ici la fin de l’année. La transaction ne sera pas suffisante pour rejoindre le bilan enviable des FPI américains. «Je ne peux pas amener ce ratio à 40%, c’est mathématiquement impossible», a-t-il admis à l’audience composée de professionnels de la finance.

Il est important de réduire le passif de la société afin qu’elle ait la flexibilité financière nécessaire pour se préparer à une éventuelle hausse des taux d’intérêt et à l’entretien à venir des bâtiments, plaide-t-il.

REM

Le dirigeant a également profité de sa présentation pour partager son enthousiasme pour le Réseau express métropolitain (REM), qui ouvre des occasions pour créer de la valeur au sein de son parc immobilier existant. «Je me trouve chanceux, avance-t-il. Nous avons 34 propriétés près du REM pour 7,7 millions de pieds carrés.»


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