BCE: pas assez pour un nouvel élan

Publié le 03/08/2017 à 16:47

BCE: pas assez pour un nouvel élan

Publié le 03/08/2017 à 16:47

Par Dominique Beauchamp

Photo: LesAffaires

Des résultats et des orientations conformes aux attentes n’ont pas suffi à redonner un élan au titre de BCE.

L’action de BCE(BCE, 58,78$) a légèrement fléchi d'un pourcent jeudi et reste inchangée depuis le début de l’année.

Il faut dire que la croissance économique et la hausse des taux d’intérêt au pays dirigent les investisseurs vers les secteurs et les titres plus cycliques qui en profitent, plutôt que vers les payeurs de dividendes, explique Greg MacDonald, de Macquarie Rsearch.

Les analystes se montrent dans l’ensemble satisfaits de la hausse de 7% des revenus et de 5% du bénéfice d’exploitation de BCE au deuxième trimestre, même si l’achat de Manitoba Tel a donné un coup de pouce au secteur filaire.

Sans cette acquisition et celle de Réseaux Q9, le bénéfice d’exploitation du secteur filaire (Internet, Bell Fibe) aurait baissé de 1%, estime cet analyste.

La marge a aussi fléchi de 0,9 à 41,8% en partie à cause de l'augmentation d'une série de dépenses. 

BCE explique que sans des décisions tarifaires des autorités réglementaires, le bénéfice d'exploitation de sa division filaire aurait crû de 4,3% au lieu de 2,6%.

L’entreprise de Montréal a aussi renouvelé ses prévisions annuelles: une hausse de 4 à 6% de ses revenus et de son bénéfice d’exploitation et de 5 à 10% de ses flux de trésorerie disponibles.

Comme prévu, le sans-fil a encore une fois sauvé la mise, avec une hausse de 13% des revenus de réseau et de 10% du bénéfice d’exploitation.

L’ajout de 88611 nouveaux abonnés au service sans-fil postpayé a tout de même surpassé les attentes des analystes qui visaient 70500.

Surtout, le revenu mensuel moyen par abonné a bondi de 4,6% à 67,28$ parce que les clients sans fil ont accru l’usage d’Internet à haute vitesse de 26%.

Dépenses massives à rentabiliser

Les analystes ont à l’œil le service filaire qui lui fournit encore 54% de ses revenus et de son bénéfice d’exploitation.

BCE dépense en effet des milliards de dollars pour amener la fibre à large bande jusqu’au domicile afin d'offrir des services plus performants, fidéliser et attirer ses clients. Au seul deuxième trimestre, ces dépenses ont atteint 813M$. 

Il lui faut toutefois récolter les fruits de ces investissements, indique M. MacDonald, et le deuxième trimestre a déçu à cet égard.

Bien que l'infrastructure Fibe Gigabit soit accessible à 3,4 millions de domiciles, BCE a recruté seulement 1407 nouveaux clients à son service Internet haute vitesse et 16427 au service de télévision Bell Télé Fibe, au dernier trimestre, fait remarquer M. MacDonald.

«La progression des abonnés filaires ralentit, ce qui rappelle que BCE affronte des défis de croissance», écrit-il.

BCE explique que les étudiants de désabonnent au cours de l'été, mais l'entreprise reconnaît aussi qu'elle a perdu des clients à l'expiration des offres promotionnelles.

Chez BMO Marchés des capitaux, Tim Casey, a bon espoir que le déploiement de la fibre optique renversera la tendance l’an prochain.

Au Québec, BCE aura complété 40% du déploiement à la fin de cette année. À Toronto, le déploiement sera presque entièrement achevé à la fin de l'année.

Quant à Maher Yaghi, de Desjardins Marché des capitaux, il se dit surpris que BCE n’ait pas réussi à attirer plus de clients ni à relever ses marges au moment où les offres de son rival Rogers étaient moins promotionnelles en Ontario.

Au Québec, M. Yaghi croit que BCE a perdu des parts du marché de la télévision à Vidéotron..

Des cours-cibles de 60 à 65$

M. Yaghi continue toute de même de recommander l’achat du titre et place son cours cible à 65$, car il s’attend notamment à des synergies de l’intégration de Manitoba Tel, plus tard cette année. 

L'analyste apprécie les compétences de l'équipe de direction, ses actifs diversifiés et le dividende le plus élevé de son industrie. "C'est un choix peu volatilf pour surfer la vague sans-fil", note-t-il. 

M. MacDonald est plus circonspect jugeant que le titre de BCE est déjà bien évalué en fonction de sa croissance lente. Son multiple de 17 fois le bénéfice prévu en 2018 est plus élevé que la moyenne de 16,4 de son industrie, précise-t-il.

Son dividende sécuritaire de 4,8% reste son principal attrait pour les investisseurs. Il établit son cours-cible à 60$.

M. Casey considère qu’un rendement total potentiel de 13%, soit un cours-cible de 64$ et le dividende de 4,8%, justifie une recommandation d’achat.

«En 2018, ses flux de trésorerie et son dividende continueront de croître au rythme habituel de 5%», prévoit-il.

Ses flux de trésorerie excédentaires de 3,3G$ par année lui procurent aussi un rendement financier enviable de 6,3%, ajoute M. Casey.

Étant donné la croissance modeste prévue des bénéfices, le titre de BCE deviendra plus sensible à la hausse des taux, qui diminue l'atrait relatifs de tous les payeurs de dividendes, prévient  pour sa part Aravinda Galappatthige, de Canaccord Genuity. L'analyste suggère donc de conserver le titre et maintient son cours cible de 60$.

 

 

 

 

 

 

 


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