Marchés en action: Sandy Sanders, directeur principal et gestionnaire de portefeuille de Fonds communs Manuvie


Édition du 07 Juin 2014

Marchés en action: Sandy Sanders, directeur principal et gestionnaire de portefeuille de Fonds communs Manuvie


Édition du 07 Juin 2014

Par Stéphane Rolland

Photo: Bloomberg

Quelle est votre philosophie d'investissement ?

Nous sommes des investisseurs à long terme. Nous accordons une grande importance à l'avantage concurrentiel. Pour évaluer celui-ci, nous regardons les contraintes à l'arrivée d'un nouveau rival, l'intensité de la concurrence, la possibilité qu'un produit innovant supplante celui vendu par l'entreprise, l'influence qu'ont les fournisseurs ou les consommateurs sur les prix.

Quelle société est sur votre écran radar ?

Parmi les détaillants en ligne, Amazon (Nasdaq, AMZN, 312,21 $ US) a l'éventail de produits le plus varié, ses prix sont les plus bas et son site est le plus facile à consulter. Son achalandage est 12 fois supérieur à celui de Walmart.com, son concurrent immédiat. Le commerce en ligne ne représente que 8 % des ventes du commerce de détail. Nous croyons que la taille de ce créneau devrait doubler d'ici 10 ans. Jeff Bezos, le fondateur et dirigeant, détient 20 % des actions, ce qui fait en sorte que son intérêt est aligné avec celui des actionnaires. Le titre a reculé depuis le début de l'année et nous croyons qu'il s'agit d'une bonne occasion pour y investir.

Wal-Mart a un nouveau dirigeant qui veut adopter des changements stratégiques. Cela représente-t-il un risque pour Amazon ?

Il y a un risque que Wal-Mart décide d'être plus agressive dans le commerce en ligne. Je crois que ce risque est gérable. Wal-Mart a beaucoup investi dans ses magasins de grande surface et il serait surprenant qu'elle délaisse ce secteur pour concentrer ses énergies ailleurs.

Quel secteur évitez-vous ?

Je suis sous-pondéré dans le secteur de la santé. Des titres, comme celui de Pfizer (NY, PFE, 29,59 $ US) par exemple, se négocient maintenant à leur juste valeur. Pourtant, les perspectives sont limitées, en raison notamment de la réforme de santé du gouvernement Obama et des conditions plus difficiles pour obtenir l'approbation d'un nouveau médicament par les autorités. Autrement dit, les entreprises pharmaceutiques ont plus de difficultés à faire de l'argent.

Comment gérez-vous le risque de devise ?

Nous croyons qu'il est plus avantageux de ne pas se protéger contre la fluctuation de devise, pour l'instant. Nous estimons que le dollar canadien est susceptible de se déprécier par rapport à la devise américaine.

Sandy Sanders, Directeur principal et gestionnaire de portefeuille de Fonds communs Manuvie
Il gère un actif de 10 milliards de dollars depuis les bureaux de l'assureur canadien à Boston, au Massachusetts. Dans l'industrie depuis 1997, il est diplômé de l'université du Vermont.

Les recommandations des analystes qui suivent le titre d'Amazon

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Cours cible : 421,95 $ US

Source : Bloomberg

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