À surveiller: Stingray, Constellation et Disney

Publié le 07/08/2019 à 08:49

À surveiller: Stingray, Constellation et Disney

Publié le 07/08/2019 à 08:49

Par Dominique Beauchamp

Que faire avec les titres de Stingray, Constellation Software, et Disney? Voici quelques recommandations d’analystes susceptibles de faire bouger les cours prochainement. Note: l’auteur peut avoir une opinion totalement différente de celle exprimée.

Stingray (RAY.A, 6,15$) : du bon et du moins bon

Le fournisseur de services musicaux a globalement rencontré les attentes au premier trimestre, mais soulève encore des doutes.

La forte croissance des revenus et des flux de trésorerie, ainsi que les marges d’exploitatio,n ont été à la hauteur des attentes de Maher Yaghi, de Desjardins Marché des capitaux.

Les revenus ont explosé de 133% à 80,4M$ et le bénéfice d’exploitation a grimpé de 178% à 31,2M$ essentiellement grâce à l’achat en octobre du principal radiodiffuseur au pays, Newfoundland Capital, pour un demi-milliard de dollars.

Le bénéfice net est passé de 0,02$ à 0,12$ par action.

Stingray a aussi relevé son dividende trimestriel de 7,7% à 0,07$ comme prévu.

Par contre, la stagnation du nombre d’abonnés au service de vidéo sur demande (364 000) par rapport au trimestre précédent, ainsi que la décision de la société de racheter 5% de ses actions, lui plaisent moins, indique M. Yaghi dans une note émise avant la téléconférence trimestrielle.

«La société avait globalement indiqué qu’elle prévoyait une hausse du nombre d’abonnés au cours des prochains trimestres. Nous surveillerons donc de près le deuxième trimestre puisque le premier qui s’est terminé en juin est typiquement plus faible», écrit M. Yaghi.

Les revenus récurrents du secteur diffusion et musique ont crû de seulement 0,6%, sans l’effet des acquisitions. Stingray attribue cette faible augmentation au délai de 5 à 6 mois de l’instauration du modèle de vente de publicité inclus dans le renouvellement d’un contrat et à la résiliation de certains contrats internationaux assortis de faibles marges.

L’analyste s’attend tout de même à ce que le lancement prochain du nouveau service radio en ligne Stingray 360 ravive la croissance plus tard cette année.

En ce qui concerne le rachat d’actions, l’analyste aurait préféré que l’entreprise réduise sa dette plus rapidement afin de renforcer sa capacité d’acquisition et d’assainir son bilan avant qu’une récession éventuelle n’affaiblisse les revenus publicitaires.

La dette équivaut à 2,89 fois le bénéfice d’exploitation par rapport à un ratio de 3,13 fois, un an plus tôt.

«Nous savons que le titre est actuellement bon marché et nous comprenons le raisonnement de la société, mais réduire l’endettement aurait atténué la perception de risque dans l’éventualité d’une récession», évoque l’analyste.

Malgré ses deux préoccupations, M. Yaghi recommande l’achat du titre. Son cours cible de 8$ représente un rebond potentiel de 30%.

Constellation Software (CSU,1262,44$) : un premier de classe richement évalué

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