À surveiller: les titres qui ont retenu votre attention

Publié le 30/11/2019 à 09:41

À surveiller: les titres qui ont retenu votre attention

Publié le 30/11/2019 à 09:41

Par lesaffaires.com

(Photo: Roméo Mocafico)

Que faire avec les titres d'Alimentation Couche-Tard, de la Banque Scotia, et de Dollarama? (Re)voici quelques recommandations qui pourraient influencer les cours prochainement. Note: l'auteur peut avoir une opinion différente de celle des analystes.

Alimentation Couche-Tard (ATD.B, 43,46$): une première incursion au pays des kangourous

Alimentation Couche-Tard a déposé une offre non sollicitée et conditionnelle de 7,7 milliards canadiens pour l’Australienne Caltex Australia (CTX) qui l’étudie.

Si son offre était acceptée et recevait l’aval du gendarme des investissements étrangers en Australie, l’acquisition serait la plus importante de son histoire compte tenu de la valeur totale de 9,7 milliards de dollars canadiens attribuée à Caltex, incluant la dette et les baux.

L’offre comptant de 31,13$CA par action pour le groupe intégré de raffinage, de distribution de carburant, de stations d’essence et de dépanneurs est en fait la deuxième de Couche-Tard. L’offre initiale de 28,88$CA aurait été rejetée par le conseil d’administration, le 11 octobre.

Le prix offert représente une plus-value de 16% par rapport au cours de la veille, mais de 23% par rapport au cours moyen des 30 dernières séances, révèle Ben Wilson, analyste de RBC Marchés des capitaux en Australie.

Couche-Tard a conçu son offre de façon à ce que certains actionnaires puissent recevoir 10,9% de plus après impôts si Caltex leur versait un dividende spécial autorisé de 7,59$CA par action exonéré d'impôts avant la transaction. C'est fiscalement avantageux pour ces actionnaires même si son offre diminuait d’autant.

Le plan d’arrangement proposé requiert l’aval de 75% des actionnaires lors d’un vote et de plus de 50% des votants éligibles, précise l’analyste qui assure le suivi de Caltex.

L’offre actuelle équivaut à 9,6 fois le bénéfice d’exploitation de Caltex prévu en 2020 alors que Couche-Tard s’échange à un multiple de 11,2 fois, compare M. Wilson.

«Le récent parcours de croissance de Caltex ne justifie pas de payer plus de 10 fois à notre avis», écrit-il.

À ses yeux, l’approbation de la transaction ne pose pas problème étant donné l’origine canadienne de Couche-Tard et son accès au financement, bien qu’il n’exclut pas que le conseil de Caltex demande un peu plus.

De plus, le groupe australien a déjà cité en modèle dans le passé le mode de fonctionnement de Couche-Tard pour la gestion intégrée de ses stations d’essence et dépanneurs, évoque M. Wilson.

Caltex est le plus important distributeur d’essence avec une part de marché de 34% tandis que sa raffinerie transforme 25% du pétrole australien. Ses 79o dépanneurs et stations d’essence (dont 584 sont corporatifs) auraient une part de marché estimée à 15-17%. Caltex sert toutefois plus de 1700 stations d'essence incluant ses 800 enseignes.

M. Wilson s’attend à ce que Couche-Tard revende la raffinerie Lytton de Brisbane et conclut une entente d’approvisionnement comme elle l’a fait dans le passé pour d’autres transactions du genre. Il lui attribue une valeur de 1,7 G$CA.

Pour sa part, Keith Howlett, de Desjardins Marché des capitaux, indique que les marges avant intérêts et impôts des activités au détail de Caltex qui intéressent Couche-Tard sont de 35%, bien que ces profits aient décliné au premier semestre.

L’analyste de Desjardins estime à 3,3 à 4 milliards canadien la valeur des actifs de Caltex que Couche-Tard voudrait garder. Cela se compare aux 5,8 G$CA payés pour CST Brands en 2016.

De son côté, Irene Nattel, de RBC Marchés des capitaux, évalue que le bénéfice d’exploitation des activités au détail de Caltex ajouterait 10% à celui de Couche-Tard.

«Couche-Tard vise habituellement des synergies qui ajoutent 35 à 50 % au bénéfice d’exploitation dans ses transactions. Nos calculs préliminaires indiquent que Caltex pourrait aisément ajouter plus de 10% aux bénéfices de Couche-Tard au fil du temps», écrit-elle .

Couche-Tard dévoilera les résultats de son deuxième trimestre en fin de journée aujourd’hui et tiendra une téléconférence avec les analystes, mercredi matin.

Banque Scotia (BNS, 74,94 $): l’impact du Mexique, du Chili et du Pérou

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