À surveiller: CGI, Industrielle Alliance et Stingray

Publié le 07/11/2019 à 08:28

À surveiller: CGI, Industrielle Alliance et Stingray

Publié le 07/11/2019 à 08:28

Par Dominique Beauchamp

(Photo: Charles Desgroseilliers)

Que faire avec les titres de CGI, Industrielle Alliance et Stingray? Voici quelques recommandations d’analystes susceptibles de faire bouger les cours prochainement. Note: l’auteur peut avoir une opinion totalement différente de celle exprimée.


Groupe CGI (GIB.A, 104,71$): des clients plus prudents modèrent la croissance à court terme

Le consultant et impartiteur informatique termine 2019 sur une note inégale. Les revenus de 2,9 milliards de dollars ont raté la marque des 3 milliards (G)$ prévue, tandis que le bénéfice d’exploitation de 457M$ a aussi été inférieur aux 464M$ prévus.

C’est la première fois que la marge n’augmente pas depuis le deuxième trimestre de 2018.

En revanche, le ratio qui compare les nouvelles commandes aux revenus facturés s’est amélioré de 0,95 à 1,15 du troisième au quatrième trimestre, un bon signe pour la croissance future des revenus, indique Robert Young, de Canaccord Genuity.

CGI a accru ses revenus de 7,7% au quatrième trimestre, en devises constantes. La moitié provient de la croissance interne, l’autre moitié des acquisitions.

M. Young s’attend à ce que cette croissance se modère parce que les clients prudents accordent moins de contrats de consultation. En même temps, CGI déploie plus d’efforts pour obtenir des contrats d’impartition à long terme plus rentables, explique l’analyste.

«Pour tirer le meilleur rendement de son modèle d’affaires, CGI veut que 70% de ses revenus soient des contrats d’impartition à long terme», ajoute l’analyste.

Cette transition ainsi que la fermeture de son centre au Brésil et une rationalisation au Portugal risquent de peser sur ses revenus à court terme, mais devraient soutenir les marges, en Europe notamment, dit-il.

En conséquence, M. Young diminue ses prévisions de revenus de 13G$ à 12,9G$ en 2020 et de 13,8G$ à 13,6G$ en 2021. Il abaisse aussi les marges prévues de 15,4% à 15,2% en 2020 et de 15,7% à 15,6% en 2021.

La progression reste solide, mais sera plus lente, évoque-t-il.

CGI pense pouvoir réaliser une croissance interne des revenus de 5 à 6% en plus de celle de 5% à 6% que procurent les acquisitions. M. Young juge ces objectifs ambitieux à moins d’une acquisition majeure, surtout que CGI est déjà un acteur mondial plus mûr dans la prestation de services en TI.

À court terme, CGI continue de densifier son réseau dans les marchés urbains parce que les prix sont trop élevées pour de grosses transactions. Les marchés de l’Allemagne, de la Norvège et de la Suède sont visés.

M. Young maintient son cours cible de 116$, soit un multiple de 14 fois le bénéfice d’exploitation prévu dans 12 mois.

Le titre est déjà bien évalué, mais il peut faire mieux si les dirigeants exécutent bien leur stratégie et réalisent d’autres achats rentables et si la conjoncture mondiale s’améliorait.

 

IA Société financière (IAG, 67,80$): l’assureur sert une autre surprise

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