À surveiller: Bombardier, Rogers et Stella-Jones

Publié le 05/04/2024 à 10:10

À surveiller: Bombardier, Rogers et Stella-Jones

Publié le 05/04/2024 à 10:10

Par lesaffaires.com

L’action de Stella-Jones a chuté de près de 10% à la fin du mois de février, notamment à cause de la baisse des ventes causée par des contraintes budgétaires chez certains clients aux États-Unis. (Photo: 123RF)

Que faire avec les titres de Bombardier, Rogers et Stella-Jones? Voici quelques recommandations d’analystes susceptibles de faire bouger les cours prochainement. Note: l’auteur peut avoir une opinion totalement différente de celle exprimée par les analystes.

 

Bombardier (BBD, 55,90$): plusieurs leviers de croissance à court et long terme

Banque Royale Marchés des capitaux estime que Bombardier pourra bénéficier de plusieurs leviers de croissance autant à court qu’à long terme dans des secteurs où elle est déjà présente ainsi que dans de nouveaux.

L’analyste James McGarragle affirme que la demande pour les produits de l’avionneur québécois restera solide à court terme, ce qui permettra de supporter l’augmentation du flux de trésorerie de manière significative. La Banque Royale prévoit qu’il sera de plus de 900 M$ à la fin de l’exercice financier de 2025, comparativement à la prévision de la direction de 377 M$ à la fin de celui de 2024.

Cette croissance du flux de trésorerie sera propulsée par de meilleures marges, des coûts d’intérêt plus bas et une diminution des investissements en capital.

Les secteurs de la défense, des avions usagés et des services après-vente mettront la table pour 2030, ajoute l’analyste. Il croit que les opportunités présentes dans ces secteurs sont sous-appréciées par le marché. Il note que Bombardier prévoit 1 G$ en opportunités autant pour la défense que pour les avions usagés, ce qu’il estime être le prélude pour un taux de croissance annualisé composé de 7% des revenus.

En regardant tout cela, James McGarragle avance que Bombardier a changé, mais que le sentiment face à son titre, lui, est resté le même. Les améliorations du côté de l’exploitation de l’entreprise ainsi que la diminution « impressionnante » de son levier (qui est passé de 7,7 à 3,3 entre 2021 et 2023) le laissent sceptique sur le fait que le titre a une valorisation de 45% inférieure à ses pairs.

Il soutient que le titre est dû pour un reclassement à la hausse en raison de la solide exécution, de la réduction de la dette et de l’augmentation du flux de trésorerie.

La Banque Royale maintient sa prévision de surperformance du titre de Bombardier face à son secteur d’activités ainsi que son cours cible de 95$.

 

Charles Poulin 


Rogers (RCI.B, 55,28$): compétition féroce à prévoir

 

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