À surveiller: BRP, Canadien National et Banque Royale

Publié le 30/11/2022 à 10:00

À surveiller: BRP, Canadien National et Banque Royale

Publié le 30/11/2022 à 10:00

Par Dominique Beauchamp

Banque Royale (RY, 133,77$): un prix fort pour HSBC Canada qui rapportera

Au début d’octobre, Gabriel Dechaine de la Financière Banque Nationale avait pressenti que la Banque Royale emporterait la mise pour HSBC Canada, car elle bénéficiait des meilleures ressources financières pour une transaction de cette envergure.

Ses capitaux propres excédaient le minimum réglementaire par 12 milliards de dollars, avait-il signalé.

Le prix offert de 13,5 milliards de dollars comptant pour HSBC Canada dépasse toutefois ses attentes par 30%, mais l’analyste estime que la transaction devrait être aussi rentable que prévu pour la première banque au pays, dans une note préliminaire

«Comment est-ce possible ? Premièrement, les synergies de 740 millions de dollars représentent 55% de la structure de coûts de HSBC, au lieu de 50%, abstraction faite des dépenses d’intérêts. La banque n’émet pas de nouvelles actions pour la transaction qu’elle finance entièrement avec ses capitaux propres excédentaires. De plus, dans son modèle, la banque s’attend à ce que HSBC Canada dégage un bénéfice avant intérêts et impôts de 1,3 G$ en 2024, une somme qui dépasse par 20% ce bénéfice annualisé en 2022», élabore l’analyste.

Ce dernier aspect est le seul à faire sourciller l’analyste qui compte demander à la banque quelles sont ses hypothèses en ce qui concerne les futures provisions pour pertes sur prêts de HSBC Canada, dans le calcul des revenus nets de 2,7 G$ prévus en 2024.

À part les synergies de 740 M$, la Banque Royale fait aussi valoir le fort potentiel de ventes croisées de produits financiers aux clients fortunés de HSBC dont 12 000 sont en affaires. Seulement 8% des clients actuels de HSBC utilisent toute la panoplie de produits bancaires personnels et commerciaux, de services transactionnels et de gestion du patrimoine par rapport à une proportion de 19% d’entre eux à la Banque Royale.

La transaction devrait ajouter 6% au bénéfice de la Banque Royale en 2024, une prévision qui cadre avec les estimations initiales de Gabriel Dechaine, en fonction des synergies. Ce profit représente un rendement interne sur l’investissement de 14%.

La banque paie un multiple de 9,4 fois le bénéfice de HSBC Canada prévu en 2024 alors que ses propres actions s’échangent à un multiple de 11,2 fois ceux de 2023.

Le capital d’un milliard de dollars que générera HSBC Canada, en attendant que la transaction soit finalisée à la fin de 2023, explique pourquoi la Banque Royale peut dire que le ratio de ses capitaux propres s’établira à 11,5%, à la clôture de l’acquisition.

Les autorités de la concurrence auront leur mot à dire puisque la Banque Royale augmentera sa part du marché canadien des dépôts et des prêts de 200 points de pourcentage chacun à 21%, ajoute l’analyste.

L’institution compte faire valoir qu’elle verse des dons qui représentent 1% de ses profits avant impôts, qu’elle verse de bons dividendes à des millions de Canadiens et qu’elle figure parmi les principaux payeurs d’impôts au pays.

Quant aux résultats du quatrième trimestre, le bénéfice de base 2,78$ par action est légèrement supérieur à ses attentes de 2,72$, grâce au taux d’imposition inférieur qui a ajouté 0,10$ à ce bénéfice. Il s’agit d’une hausse de 3%.

Les provisions globales pour pertes sur prêts de 381 M$ sont nettement moins élevées que ses estimations de 439 M$, mentionne l’analyste dans une note préliminaire, ce qui a ajouté 0,03$ au bénéfice par action. En proportion des prêts, le ratio de réserves passe tout de même de 12 à 18 points de pourcentage.

Le résultat avant dotations aux pertes de crédit et charge d’impôts, la mesure la plus juste de la rentabilité fondamentale des banques, a par contre raté ses prévisions à cause de la hausse de 9,5% des dépenses d’exploitation malgré l’augmentation de 9% des prêts octroyés au Canada et l’amélioration de la marge d’intérêts à 2,70%.

La banque augmente aussi son dividende trimestriel de 3%, à 1,32$ par action.

Avant la téléconférence, Gabriel Dechaine ne touche pas à son cours cible de 148$ (soit 12 fois le bénéfice prévu en 2023) ni à sa recommandation d’achat.

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