À surveiller : BCE, Tesla et Groupe d'alimentation MTY

Publié le 03/04/2024 à 10:14

À surveiller : BCE, Tesla et Groupe d'alimentation MTY

Publié le 03/04/2024 à 10:14

Par Denis Lalonde
Une cabine téléphonique de Bell

BMO réduit sa recommandation sur le titre de BCE. (Photo: LesAffaires.com)

Que faire avec les titres de BCE, Tesla et Groupe d'alimentation MTY? Voici quelques recommandations d’analystes susceptibles de faire bouger les cours prochainement. Note: l’auteur peut avoir une opinion totalement différente de celle exprimée par les analystes.

 

BCE (BCE, 44,72$) : l’analyste de BMO abaisse sa recommandation

L’analyste Tim Casey, de BMO Marchés des capitaux, abaisse sa recommandation sur le titre du fournisseur de services de télécommunications BCE. Cette dernière passe de «surperformance» à «performance égale au marché».

Son cours cible sur un an diminue également, passant de 54$ à 46$, tout juste au-dessus de la valeur actuelle de l’action.

L’analyste justifie sa décision par «un ralentissement des prévisions de croissance attribuable à des pressions concurrentielles dans les marchés clés de la téléphonie filaire et mobile, particulièrement au Québec, de même qu’à des comparatifs difficiles pour sa division Bell Média» par rapport aux performances de l’an dernier.

Il précise que ces constats se reflètent déjà, en partie, dans l’évaluation du titre de BCE, qui a encaissé un recul de 12% depuis le début de 2024. «Toutefois, nous ne voyons pas de catalyseur qui permettrait de réviser nos prévisions à la hausse à court terme», dit-il.

Son nouveau cours cible se fonde sur un multiple de 7,5 fois le bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA) prévu en 2025, lui qui était auparavant de 8 fois.

Tim Casey ajoute que les pressions concurrentielles, qui se sont intensifiées au second semestre de 2023, auront un effet négatif sur les revenus et le BAIIA de BCE. Au Québec, l’analyste explique que le service de téléphonie filaire de la société subit une forte concurrence de la part de Québecor, sans oublier que Rogers offre désormais un service Internet sans-fil fixe et que Cogeco pourrait faire son arrivée sous peu comme opérateur de réseau mobile virtuel.

«Les services de Rogers et de Cogeco auront des effets marginaux sur les résultats de BCE, mais demeurent des éléments négatifs pour BCE», juge-t-il.

L’analyste souligne aussi que le gouvernement fédéral a récemment dévoilé un plan pour ralentir l’immigration au Canada, ce qui profitait à l’industrie des télécommunications. Les nouveaux objectifs ciblent une croissance de 1% par année, ou de 500 000 habitants, comparativement à 3,2% en 2023.

De plus, il réduit ses attentes envers la division Bell Média en raison d’un gain non récurrent de 35 millions de dollars dévoilé au premier trimestre de l’exercice 2023. Il ajoute que les plateformes publicitaires doivent aussi affronter des moments difficiles. Conséquemment, il prévoit que les flux de trésorerie libres de BCE diminuent de concert avec le BAIIA.

Au premier trimestre, il s’attend à ce que BCE fasse état de revenus de 6,05 milliards de dollars (G$), d’un BAIIA de 2,53G$ et d’un bénéfice par action de 0,67$. Ses cibles étaient auparavant de 6,11G$, 2,56G$ et 0,70$ respectivement.

 

 

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