67,4 M$ pour les PDG des banques canadiennes en 2016

Publié le 23/03/2017 à 11:18, mis à jour le 23/03/2017 à 13:09

67,4 M$ pour les PDG des banques canadiennes en 2016

Publié le 23/03/2017 à 11:18, mis à jour le 23/03/2017 à 13:09

Par La Presse Canadienne

Les dirigeants des sept principales banques canadiennes et du Mouvement Desjardins ont vu leur rémunération totale s'établir à près de 67,4M$ en 2016 dans le cadre d'une année au cours de laquelle la hausse des profits a été au rendez-vous pour la quasi-totalité des institutions financières.


Ces données figurent dans les documents financiers déposés auprès des autorités réglementaires par les institutions financières au cours des dernières semaines et consultées par La Presse canadienne. Ce montant est en progression d'environ 2,7% par rapport à l'exercice précédent.


La rémunération totale combine plusieurs éléments, comme le salaire de base, les primes, les attributions à base d'actions et d'options, les diverses primes ainsi que les contributions aux régimes de retraite.


C'est le président et chef de la direction de la Banque Royale, David McKay, qui a affiché le salaire total le plus élevé, à 12,25M$ l'an dernier. Les grands patrons de la Banque Nationale, Louis Vachon, et de la Banque Laurentienne, François Desjardins, arrivent respectivement sixième et septième.


À l'exception de la Banque Nationale, toutes les autres institutions financières ont vu leurs profits nets progresser au cours du dernier exercice, ce qui explique en grande partie pourquoi la rémunération totale de leurs dirigeants a progressé.


«C'est un mécanisme de rémunération, explique Claude Francoeur, professeur titulaire au département de sciences comptables des HEC Montréal. Les plans de rémunération incitent à faire davantage de profits. Ça va ensemble. Une augmentation des bénéfices se traduit presque toujours par des salaires plus élevés»


«La question de savoir s'il s'agit de profits et de salaires raisonnables, ça, c'est une question de point de vue», ajoute-t-il.


M. Francoeur souligne qu'une "bonne partie" du salaire total des grands patrons des banques est à base d'actions et d'options. Ainsi, souligne le professeur, le rendement représente une grande partie de leur rémunération.


Au Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires (Médac), on se penche davantage sur l'écart entre la rémunération totale du dirigeant qui touche le salaire le plus élevé par rapport à la moyenne des employés.


L'organisme souligne que c'est à la Banque Scotia que l'écart a été le plus élevé, affirmant que son chef de la direction, Brian Porter touchait une rémunération totale 146 fois plus élevée que le salaire moyen des employés de l'institution. Toutes les autres banques ont été en mesure de maintenir ce ratio sous la barre de 100, a observé le Médac.


«Dans le secteur bancaire, le ratio a souvent été supérieur à 100, ce que l'on jugeait déplorable, explique le coordonnateur du Médac, Willie Gagnon. Quand le ratio était dans une fourchette d'entre 50 et 60, nous étions plus gentils avec elles.»


M. Gagnon a souligné que la Banque Laurentienne se «comportait mieux», puisque son grand patron, François Desjardins, touchait 34 fois le salaire moyen d'un employé.


«Entre 30 et 40, c'est vraiment pas pire», a commenté M. Gagnon.



Voici un tour d'horizon du salaire total octroyé à chacun des dirigeants des banques l'an dernier:


 Banque Nationale:


Louis Vachon a vu son salaire total s'établir à 8,1 millions $ en 2016, en hausse de 23 pour cent. Cette hausse tient toutefois compte d'un ajustement à la baisse de 1,27 million $ sur la valeur de son régime de retraite effectué en 2015. Abstraction faite de cet élément, la rémunération directe _ qui exclut le régime de retraite _ du grand patron de la Banque Nationale a été de 7,57 millions $. Quant à son salaire de base, il est demeuré à 1,12 million $.


Banque Laurentienne:


À sa première année à la barre de l'institution, François Desjardins a obtenu une rémunération totale de 2,99 millions $. Son salaire de base a été de 549 910 $, en hausse de 47 pour cent. En comparaison, celui-ci avait touché 3,1 millions $ en rémunération totale en 2015, lorsqu'il était vice-président exécutif de la Banque Laurentienne et aux commandes de la filiale B2B de services aux courtiers et conseillers financiers.


Mouvement Desjardins:


Aux commandes de la coopérative depuis environ un an, Guy Cormier a touché un salaire total de 2,07 millions $. Sa rémunération de base s'est établie à 774 768 $. La valeur de son régime incitatif annuel a été de 672 266 $ et celle de son régime de retraite était à 626 343 $. L'an dernier, la rémunération globale de Monique Leroux, qui terminait son mandat à la présidence de Desjardins, avait été de 3,9 millions $. Cette somme tenait compte d'un salaire de base de 1,27 million $.


Banque Royale:


David McKay a touché un salaire total de 12,25 millions $ en 2016, par rapport à 11,66 millions $ l'année précédente. La rémunération de base du président et chef de la direction de la plus grande banque canadienne est passée de 1,3 à 1,46 million $ d'une année à l'autre.


Banque Scotia:


Brian Porter a reçu une rémunération globale totalisant 11,76 millions $ au cours du dernier exercice, en progression de 7,9 pour cent comparativement à 2015. Comme cela a été le cas pour les trois dernières années, son salaire de base est resté à 1 million $.


Banque TD:


La rémunération totale du président et chef de la direction, Bharat Masrani, a été de 10,34 millions $ l'an dernier, année au cours de laquelle son salaire de base est demeuré stable, à 1 million $. En 2015, son salaire global avait été un peu plus élevé, à 10,7 millions $.


Banque de Montréal:


William Downe a vu sa rémunération globale progresser de 4,6 pour cent, à 10,64 millions $, en 2016. Son salaire de base s'est établi à 1,98M$, en croissance de 5,61%. Sa prime annuelle au rendement, ses attributions fondées sur des actions ainsi que sur des options ont également grimpé.


Banque CIBC


Le président et chef de la direction Victor Dodig a reçu un salaire global de 9,1 millions $ en 2016, ce qui constitue une augmentation de 7,6 pour cent. Cette augmentation s'explique essentiellement par la valeur des attributions à la base d'actions ainsi que de ses options. À l'instar de certains de ses collègues, son salaire de base est demeuré à 1 million $.


 


 


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