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Analyse de la rédaction

Malgré trois mois de reculs, le S&P 500 est-il encore trop cher?

Denis Lalonde|Mis à jour le 11 avril 2024

Malgré trois mois de reculs, le S&P 500 est-il encore trop cher?

L'indice américain S&P 500 enregistré trois mois consécutifs de reculs en août, septembre et octobre. (Photo: 123RF)

BALADO. L’indice américain S&P 500 enregistré trois mois consécutifs de reculs en août, septembre et octobre.

«Malgré cela, beaucoup d’investisseurs estiment que les marchés américains sont encore surévalués et que la correction pourrait se poursuivre», explique Luc Girard, gestionnaire de portefeuille chez Noël Girard Lehoux, Valeurs mobilières Desjardins.

 

Luc Girard préfère diviser l’indice principal de la Bourse de New York en deux: «d’un côté, vous avez les 10 plus importantes capitalisations boursières qui sont évaluées en moyenne à près de 28 fois les bénéfices prévus des 12 prochains mois. De l’autre, vous avez 490 entreprises qui se négocient en moyenne à 17,6 fois ces mêmes bénéfices attendus. On ne peut donc pas parler de surévaluation pour 98% de l’indice», croit-il.

Le gestionnaire de portefeuille croit que les indices boursiers internationaux offrent des évaluations beaucoup plus raisonnables en ce moment, ce qui ne signifie pas nécessairement qu’il faille tout miser sur leur remontée.

«La surpondération des actions américaines au cours des 14 dernières années a été incroyablement payante. Est-ce que les investisseurs devraient changer radicalement leur allocation d’actifs? La réponse est non. Par contre, il est temps de commencer à profiter de la sous-évaluation des actions internationales», croit-il.

Pour les investisseurs qui veulent rester présents sur le marché américain tout en maximisant une saine diversification, Luc Girard estime qu’il devient intéressant de miser sur des fonds qui reproduisent le rendement équipondéré du S&P 500, ce qui signifie que chaque entreprise de l’indice a un poids de 0,2 point de pourcentage dans le fonds.

«Advenant une correction du Top 10, les investisseurs seraient ainsi beaucoup mieux protégés et pourraient même profiter d’une réévaluation à la hausse des 490 autres titres de l’indice», dit-il.

Pour 2024, Luc Girard cite le Département d’études économiques de Desjardins qui continue de miser sur une récession légère au Canada qui sera marquée par des baisses de taux en seconde moitié d’année.