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Les files d’attente reviennent chez Canada Goose

La Presse Canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Les files d’attente reviennent chez Canada Goose

Les revenus du plus récent trimestre ont totalisé 293,2 M$, après s’être établis à 223,1 M$ un an plus tôt. (Photo: La Presse Canadienne)

Les acheteurs font à nouveau la queue devant les magasins Canada Goose, avec le fort rebond du trafic piétonnier et de la demande pour la collection en expansion du fabricant de parkas de luxe, a annoncé jeudi la société.

«Nos magasins étaient occupés et les files d’attente familières sont revenues», a observé le président et chef de la direction de Canada Goose Holdings, Dani Reiss, aux analystes lors d’une conférence téléphonique.

«Nos magasins sur tous les marchés se sont bien comportés, avec une reprise du trafic», en particulier dans la région Asie-Pacifique et en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique latine, a indiqué M. Reiss.

Ses commentaires sont intervenus alors que Canada Goose a affiché une hausse de plus de 30 % de ses revenus au quatrième trimestre clos le 2 avril.

La société a fait état d’une perte de 3,1 millions de dollars (M$) au dernier trimestre de son exercice 2023, contre une perte de 9,1M$ un an plus tôt.

Le fabricant de vêtements d’extérieur a précisé avoir perdu 3 cents par action au cours de son trimestre clos le 2 avril, en regard de la perte de 9 cents par action dévoilée au quatrième trimestre précédent.

Les revenus du plus récent trimestre ont totalisé 293,2M$, après s’être établis à 223,1M$ un an plus tôt.

Alors que Canada Goose a enregistré de fortes ventes en Asie et dans d’autres régions, dont l’Europe, la demande en Amérique du Nord a été plus mitigée, a noté M. Reiss.

«Nous avons constaté une baisse des ventes aux États-Unis au cours de notre quatrième trimestre, la croissance globale que nous avons constatée dans nos magasins ayant été contrebalancée par la baisse des résultats du commerce électronique», a-t-il expliqué.

«Nous attribuons cela à l’environnement macroéconomique du trimestre, où l’incertitude économique a affecté le comportement des consommateurs.»

Pourtant, une accélération des ventes aux États-Unis vers la fin du quatrième trimestre et au début du trimestre en cours offre «la confiance dans la reprise des affaires», a affirmé M. Reiss.

Au Canada – le marché d’origine de l’entreprise – les ventes ont augmenté de 41 %, entraînées par une croissance de 170 % des ventes de vêtements, a-t-il dit.

«Je suis ravi de voir l’un de nos marchés les plus matures générer des résultats aussi solides, a déclaré M. Reiss. Nous avons constaté une croissance de notre cohorte de clients réguliers. Nous avons terminé l’exercice 2023 avec des clients réguliers représentant près du tiers de notre base.»

Une partie de cette croissance provient d’une expansion de la gamme de produits du détaillant au-delà des parkas en duvet.

Canada Goose a indiqué avoir diversifié la composition de ses ventes de produits au cours du trimestre, les produits autres que ceux en duvet lourd représentant 47,1% des ventes, contre 45,4% l’an dernier.

Dans ses perspectives pour l’exercice 2024, Canada Goose a dit s’attendre à des revenus totaux d’entre 1,4 milliard $ et 1,5 milliard $, et à un bénéfice ajusté d’entre 1,20 $ par action et 1,48 $ par action. Les revenus de son premier trimestre devraient s’établir entre 70M$ et 80M$, tandis que la perte ajustée devrait atteindre entre 82 cents par action et 89 cents par action.

M. Reiss a souligné les trois «piliers de croissance» de l’entreprise pour l’année à venir, qui comprennent l’accélération de la croissance axée sur le consommateur, la construction du canal de vente directe de l’entreprise et la création de catégories de produits nouvelles et élargies.

La société prévoit d’ouvrir 16 magasins permanents au cours de l’année à venir, notamment aux États-Unis, en Chine, au Japon et en Australie, a-t-il précisé.

Sur une base ajustée, Canada Goose a indiqué avoir réalisé un profit par action de 14 cents, comparativement à un bénéfice ajusté de 4 cents l’an dernier.

Les analystes s’attendaient en moyenne à un bénéfice ajusté de 11 cents par action et à des revenus de 259,1M$, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.