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Le pétrole à un sommet depuis octobre 2018

AFP|Mis à jour le 16 avril 2024

Le pétrole à un sommet depuis octobre 2018

(Photo: 123RF)

Le prix du pétrole coté à New York a terminé mercredi à son plus haut niveau depuis octobre 2018, soutenu par une décision de l’OPEP et l’absence d’avancées apparentes dans les négociations entre l’Iran et les États-Unis. 

Le baril de WTI pour le mois de juillet, la référence américaine, a clôturé à 68,83 dollars, en hausse de 1,11 dollar ou 1,64 %. 

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a gagné 1,10 dollar, ou 1,57 % pour terminer à 71,35 dollars, un niveau plus vu depuis mai 2019.

« Les prix du pétrole conservent leurs gains », constate Naeem Aslam, analyste d’Avatrade, au lendemain d’un sommet de l’OPEP+ sans coup de théâtre.

Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs dix alliés, unis depuis fin 2016 par l’accord OPEP+, ont décidé mardi de se conformer à la politique d’augmentation progressive de la production de pétrole convenue en avril.

Cette stratégie consiste en un retour prudent et par palier depuis mai d’un total de près de 1,2 million de barils par jour supplémentaires, auquel s’ajoute le volume d’un million de barils qui avait été retiré volontairement par Ryad en début d’année.

Les quotas à partir du mois d’août n’ont pas été abordés, le groupe préférant repousser cette décision au prochain sommet, le 1er juillet.

Les vingt-trois producteurs « souhaitent ramener l’offre de pétrole au niveau antérieur à la pandémie de COVID-19 mais ils comprennent également qu’ils doivent faire preuve de patience tant que la menace du variant indien est toujours d’actualité », ajoute M. Aslam.

Ne pas augmenter trop rapidement l’offre a aussi pour effet de soutenir les prix et de se donner une marge de manœuvre si l’Iran, pays fondateur du cartel aujourd’hui exempté de quota, venait à être de nouveau autorisé à exporter son pétrole, toujours sous embargo américain, et donc augmenter drastiquement sa production.

« Comme on n’a toujours pas de certitude sur un potentiel accord entre les États-Unis et l’Iran, cela laisse plus de temps et contribue à faire grimper les cours », a souligné Andy Lipow du cabinet Lipow Oil Associates. 

Dans le même temps, avec la réouverture progressive de l’économie, « le marché continue d’observer une reprise de la demande en brut à travers le monde », rappelle-t-il.