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Analyse de la rédaction

Bourse: l’immobilier résidentiel américain reste attrayant

Denis Lalonde|Mis à jour le 11 avril 2024

Bourse: l’immobilier résidentiel américain reste attrayant

Les hausses de taux d'intérêt ont refroidi beaucoup d'acheteurs au cours des derniers mois, mais cela n'empêche par François Rochon de voir beaucoup de potentiel en Bourse pour les entreprises de construction résidentielle. (Photo: 123RF)

BALADO. Les hausses de taux d’intérêt ont refroidi beaucoup d’acheteurs au cours des derniers mois, mais cela n’empêche pas François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille chez Giverny Capital, de voir beaucoup de potentiel en Bourse pour les entreprises de construction résidentielle.

Giverny possède entre autres des actions de NVR (NVR, 4 440,13 $ US) qui a passablement reculé cette année.

À son avis, depuis quelques années, le nombre de maisons sur le marché américain est bas et la demande cumulée non satisfaite reste élevée. Le secteur constituerait donc selon lui une occasion d’achat sur faiblesse, car les perspectives à long terme pour l’industrie restent bonnes.

François Rochon dit également ne pas considérer les entreprises du secteur de l’énergie malgré leur bonne performance depuis le début de 2022, car il est très difficile de bénéficier d’un avantage concurrentiel lorsque l’on produit du pétrole ou tout autre type de ressource naturelle comme le cuivre ou le zinc.

En regardant le S&P 500, il constate aussi que les dix plus importantes capitalisations boursières de l’indice se négocient à un ratio cours/bénéfices moyen des 12 prochains mois de 24, alors que ce ratio est de 14 en moyenne pour toutes les autres entreprises qui composent l’indice. Un tel écart commande une certaine prudence pour les investisseurs qui songent à investir dans des entreprises comme Apple (AAPL, 174,15 $ US), Microsoft (MSFT, 290,17 $ US) et Amazon (AMZN, 142,30 $ US), bien qu’il s’agisse à son avis de sociétés exceptionnelles.

Dans un environnement où l’inflation est de beaucoup supérieure à la cible de 2% à 3% des grandes banques centrales, il réitère que les investisseurs devraient miser sur des sociétés qui nécessitent peu de capitaux et ont la capacité d’augmenter le prix de leurs produits et services. Et cette capacité s’avère souvent liée à la présence d’un avantage concurrentiel.