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Les titres boursiers qui ont retenu l’attention cette semaine

lesaffaires.com|Mis à jour le 16 avril 2024

Quels titres boursiers et rapports d'analystes ont retenu l'attention cette semaine?

Quels titres boursiers et rapports d’analystes ont retenu l’attention cette semaine? Voici une revue de presse qui regroupe divers textes boursiers.

 

27 juillet

Dans les Titres en action:

 

  • Le constructeur automobile BMW (BMW.F, 59,99 euros) a dévoilé lundi une longue série d’objectifs de réduction des émissions de CO2, dont dépendra désormais en partie la rémunération de son directoire, et vise notamment 7 millions de voitures électrifiées vendues d’ici 2030. «Nous allons respecter» les strictes normes européennes de réduction des émissions, a promis le patron Oliver Zipse lors d’une conférence de presse.
  • Le constructeur automobile japonais Mitsubishi Motors (MMO.F, 2,20 euros), allié de Renault-Nissan, a présenté lundi un plan de réduction de 20% de ses coûts fixes d’ici 2022, en gelant notamment le lancement de nouveaux modèles en Europe et en fermant une usine au Japon. Deux mois après des plans similaires de ses alliés, Mitsubishi Motors a dévoilé un plan de restructuration baptisé «Small but beautiful» (Petit mais beau) consistant à réduire ses coûts à tous les étages afin de renouer à terme avec la rentabilité.
  • Le groupe pharmaceutique britannique AstraZeneca (AZN, 55,80$US) va payer jusqu’à 6 milliards de dollars à Daiichi Sankyo pour s’associer au développement et à la commercialisation éventuelle d’un médicament anticancéreux actuellement développé par le groupe japonais, ont annoncé lundi les deux sociétés. Les deux groupes avaient conclu en 2019 un accord de licence similaire concernant un autre anticancéreux en développement de Daiichi Sankyo, pour 6,9 milliards de dollars.

 

À surveiller

 

Pinterest (PINS, 24,97 $US): dans une bonne posture. Ygal Arounian, de Wedbush, affiche un «optimisme prudent» avant la publication des résultats du deuxième trimestre prévue pour le 31 juillet. L’analyste croit que les revenus publicitaires rebondiront par rapport à leur déclin de 8% en avril. Il souligne que le marché publicitaire dans la catégorie des améliorations domiciliaires est vigoureux et que Pinterest y est particulièrement exposée.

Sleep Country (ZZZ, 18,21$): moins d’inquiétudes. Brian Morrison, de Valeurs mobilières TD, estime que les perspectives sont moins sombres pour l’entreprise qui exploite l’enseigne Dormez-Vous au Québec, que ce qu’il avait craint au mois de mai. Si les magasins du détaillant étaient fermés pour près de la moitié du deuxième trimestre, l’analyste est rassuré de voir que les consommateurs allouent une plus grande part de leurs dépenses aux items de la maison. Il juge que Sleep Country est en bonne posture pour profiter de cette tendance.

Home Depot (HD, 263,99 $US): une thèse optimiste. Une rencontre virtuelle avec les membres de la direction renforce l’optimisme de Scott Ciccarelli, de RBC Marchés des capitaux, à l’égard du détaillant américain. La direction note que la demande des consommateurs reste forte en raison d’une augmentation des dépenses faites à la maison et des projets personnels.

 

28 juillet

Dans les Titres en action:

 

  • L’entreprise Cascades (CAS, 15,17$) fermera son usine d’emballage carton−caisse située à Etobicoke, en Ontario. Les opérations d’emballage de l’usine d’Etobicoke cesseront définitivement au plus tard le 31 août et la propriété sera mise en vente. C’est ce qu’a annoncé, mardi, l’entreprise de Kingsey Falls dans un communiqué.
  • Un juge ontarien a approuvé l’acquisition, par NordStar Capital, de Torstar (TS.B, 0,735$), l’éditeur du «Toronto Star» et d’autres quotidiens et journaux communautaires en Ontario. La décision était le dernier obstacle réglementaire à la prise de contrôle amicale de 60 millions $, qui avait auparavant reçu un soutien écrasant des actionnaires.
  • Le géant de la restauration rapide McDonald’s (MCD, 201,25$US) a vu son bénéfice net chuter de 68% au deuxième trimestre et ne donne pas de prévision pour l’année, son activité ayant été drastiquement réduite par la pandémie partout dans le monde. McDonald’s a réalisé un bénéfice net de 483,8 millions de dollars entre avril et juin.
  • Le laboratoire pharmaceutique américain Pfizer (PFE, 37,54$US), qui travaille sur un vaccin pour la COVID-19, a légèrement relevé mardi ses prévisions de résultats pour 2020 malgré un chiffre d’affaires lesté au deuxième trimestre par la baisse des prescriptions de certains de ses médicaments et vaccins. Le groupe a vu son bénéfice net chuter de 32% sur la période, à 3,4 milliards de dollars, détaille un communiqué. Rapporté par action et hors élément exceptionnel, il s’affiche à 78 cents, soit plus que les 68 cents attendus par les analystes.
  • Le constructeur automobile japonais Nissan (NSANY, 8,11$US), dont les difficultés se sont encore accrues avec la pandémie, a annoncé mardi prévoir une perte nette de 670 milliards de yens sur son exercice 2020/21, soit 5,4 milliards d’euros, similaire à celle subie en 2019/20. Au premier trimestre de son nouvel exercice (avril-juin), le groupe a accusé une perte nette de 285,6 milliards de yens (2,3 milliards d’euros), contre un petit profit de 6,4 milliards de yens un an plus tôt.
  • Le groupe américain 3M (MMM, 163,24$US) a dévoilé mardi des résultats décevants au deuxième trimestre, l’augmentation des ventes de masques ou de produits de nettoyage n’ayant pas compensé l’effet de la pandémie de COVID-19 sur ses activités liées au secteur automobile ou aux fournitures de bureau. La société, dont la gamme de produits s’étend des post-it aux revêtements pour voitures en passant par les pansements, a vu son chiffre d’affaires reculer de 12% sur la période, à 7,2 milliards de dollars. Les spécialistes du titre anticipaient 7,32 milliards. 
  • L’entreprise Raytheon Technologies (RTX, 59,97$US), dont la méga-fusion avec United Technologies a été conclue au printemps, s’est réjouie mardi de ses activités dans la défense qui lui permettent de compenser en partie le chaos provoqué par la pandémie dans l’aéronautique civile. «Durant le (deuxième) trimestre, nous avons continué d’afficher une bonne performance dans nos activités de défense, alors que, comme prévu, nous avons eu des difficultés dans l’aéronautique civile», a déclaré Greg Hayes, le directeur général de Raytheon Technologies.

 

 

À surveiller

 

Stella-Jones (SJ, 37,79$): la rénovation, une planche de salut. Six jours avant le dévoilement des résultats du deuxième trimestre, Hamir Patel, de CIBC Marchés des capitaux, relève ses attentes. Non seulement le producteur de traverses de chemin de fer et de poteaux est-il le titre le plus «prudent» des sociétés qu’il suit (parce que les deux tiers des revenus proviennent de la demande de remplacement de clients stables), mais le récent sursaut du cours du bois de construction améliore aussi les perspectives.

Constellation Software (CSU, 1561,94$): la pandémie n’arrête pas la machine à acquisitions. Paul Steep de Banque Scotia profite du dévoilement des résultats du deuxième trimestre le 6 août prochain pour faire le point sur les perspectives du fournisseur de logiciels spécialisés. L’analyste prévoit une hausse de 41,1% à 221 millions de dollars américains des flux de trésorerie libres au deuxième trimestre.

Amazon (AMZN, 3052,52$US): des attentes à satisfaire à court terme. La pandémie propulse deux des principales sources de revenus du titan, le commerce en ligne et les services infonuagiques. Reste à savoir jusqu’à quel point Amazon en profite. Mark Mahaney de RBC Marchés des capitaux coupe la poire en deux pour les résultats trimestriels attendus le 30 juillet.

 

29 juillet

Dans les Titres en action:

 

  • Le constructeur automobile américain General Motors (GM, 26,33$US) est tombé dans le rouge au deuxième trimestre, encaissant une perte nette de 758 millions de dollars (646 M EUR), pénalisé par la pandémie de COVID-19, a-t-il annoncé mercredi dans un communiqué. La perte nette par action ajustée, référence en Amérique du Nord, est de 50 cents, moins importante toutefois que le 1,77 dollar attendu par les marchés.
  • L’avionneur Boeing (BA, 170,84$US), frappé de plein fouet par l’impact de la pandémie sur le transport aérien et l’interdiction de vol de son avion-vedette 737 MAX, a subi une lourde perte au deuxième trimestre et prévoit de ralentir encore un peu plus les cadences de production. Le groupe, qui avait déjà prévu la suppression de 16 000 emplois, a aussi prévenu qu’il allait devoir «encore revoir la taille de ses effectifs», sans donner de précisions.
  • Le géant minier anglo-australien Rio Tinto (61,28$US) a publié mercredi un bénéfice net en baisse de 20% au premier semestre, l’impact du coronavirus étant atténué par les prix élevés du minerai de fer. Le groupe a dégagé sur la période un bénéfice net de 3,3 milliards de dollars, contre 4,1 milliards de dollars au premier semestre 2019. Ce résultat est globalement conforme aux attentes des analystes.
  • Amgen (AMGN, 255,27$US) a fait part mardi de résultats dépassant les attentes au deuxième trimestre, la biotech américaine étant restée relativement immunisée face aux effets de la COVID-19 grâce à de nouveaux médicaments comme le traitement contre le psoriasis Otezla. Les ventes du laboratoire ont augmenté de 6% sur la période à 6,21 milliards de dollars. Son bénéfice net a reculé de 17% à 1,8 milliard de dollars, mais rapporté par action et hors élément exceptionnel, il s’est élevé à 4,25 dollars.
  • Le conglomérat américain General Electric (GE, 6,59$US) a annoncé mercredi une perte nette de 2,2 milliards de dollars au deuxième trimestre, affecté par un accès de faiblesse de ses activités dans les secteurs de l’aviation et de l’énergie à cause de la pandémie. Le chiffre d’affaires total de la société a baissé de 24% sur la période, à 17,75 milliards de dollars. Les analystes s’attendaient toutefois à des revenus un peu moins élevés et le groupe a souligné dans un communiqué avoir brûlé moins d’argent que prévu sur la période, un critère regardé de près par les investisseurs.
  • Cameco (CCO, 14,17$) a déçu les analystes en dévoilant mercredi une perte de 53 millions $ pour son deuxième trimestre, malgré une croissance de 35% de ses revenus. Le producteur d’uranium de Saskatoon a indiqué avoir perdu 13 cents par action pour le trimestre clos le 30 juin, ce qui se comparait à une perte de 6 cents par action, ou 23 millions $, à la même période l’an dernier. Le chef de la direction de Cameco, Tim Gitzel, a indiqué que la fermeture proactive des activités en raison de la pandémie de COVID−19 avait entraîné l’inscription de coûts additionnels de 37 millions $ au plus récent trimestre, et augmenté l’exposition de l’entreprise au marché au comptant pour l’offre d’uranium.
  • Enbridge (ENB, 43,39$) a vu son profit net reculer à 1,65 milliard $ au deuxième trimestre, en raison d’une baisse de 40% de ses revenus attribuable à la faiblesse du cours du pétrole. L’exploitant de pipelines établi à Calgary a affiché un bénéfice par action de 82 cents pour le trimestre clos le 30 juin, en baisse par rapport à celui de 86 cents par action, ou 1,74 milliard $, réalisé un an plus tôt. Le profit ajusté a atteint 1,13 milliard $, ou 56 cents par action, comparativement à celui de 1,35 milliard $, ou 67 cents par action, du deuxième trimestre de 2019.

 

 

À surveiller

 

Beyond Meat (BYND, 125,48$US): la viande végétale n’est pas une mode, mais le titre est trop gourmand. Bobby Burleson, de Canaccord Genuity, amorce le suivi de l’industrie de la technologie des aliments et de l’agriculture confiant que les substituts de viande et autres innovations ne sont pas des modes passagères. Les nouveaux aliments sont des solutions aux pressions qu’imposent la croissance et l’urbanisation de la population mondiale, les dommages du réchauffement climatique sur le rendement agricole et la demande des consommateurs pour des pratiques de culture plus durables.

TFI International (TFII, 55,28$): tour de chapeau pour le camionneur aguerri. La société de transport et de livraison a réussi un tour de chapeau: ses résultats et son aperçu surpassent les attentes tandis qu’elle reste à l’affût d’occasions d’acquisition pendant la pandémie. Ces nouvelles perspectives incitent Benoit Poirier de Desjardins Marché des capitaux à relever son cours cible de 59 à 64$, soit un gain potentiel d’encore 17,7%.

Finning (FTT, 19,54$): une rare recommandation américaine pour le concessionnaire Caterpillar. Ross Gilardi, de Bank of America Securities, estime que le plus important concessionnaire de machinerie Caterpillar au monde est mûr pour profiter de la reprise mondiale de son industrie. La hausse du cours du pétrole et du cuivre s’ajoutent à d’autres indicateurs fondamentaux qui pointent vers une amélioration de la conjoncture et donc des perspectives pour les revenus, explique l’analyste.

 

30 juillet

Dans les Titres en action:

 

  • Les Aliments Maple Leaf (MFI, 29,29$) ont affiché jeudi un bénéfice de 25,7 millions $ pour le deuxième trimestre, notamment grâce à une hausse de 41% des ventes de leurs produits de protéines végétales. La société a réalisé un bénéfice par action de 21 cents US pour la période de trois mois qui a pris fin le 30 juin, ce qui se comparait à une perte de 5 cents par action, ou 6,3 millions $, un an plus tôt. Le bénéfice ajusté a atteint 35 cents par action, en hausse de 6% par rapport à celui de 33 cents par action du deuxième trimestre de 2019.
  • Husky Energy (HSE, 4,50$) a affiché jeudi une perte nette de 304 millions $ pour son deuxième trimestre, ses revenus ayant plongé de plus de 55%. Le producteur pétrolier de Calgary a précisé que sa perte par action atteignait 31 cents pour le trimestre clos le 30 juin, comparativement à un bénéfice net de 36 cents par action, ou 370 millions $, un an plus tôt. Les revenus se sont établis à 2,38 milliards $, en baisse par rapport à ceux de 5,24 milliards $ du deuxième trimestre de 2019.
  • Les Vêtements de Sport Gildan (GIL, 23,34$) affiche des résultats en deçà des attentes en signalant une perte importante au deuxième trimestre, après que les ventes eurent chuté de 71 % dans la foulée des fermetures généralisées de magasins à cause de la pandémie de COVID−19. La société montréalaise, qui publie des résultats en devise américaine, a rapporté avoir perdu 249,7 millions $, ou 1,26 $ par action diluée, comparativement à un bénéfice de 99,7 millions $, ou 49 cents par action, un an plus tôt.
  • Le groupe japonais d’électronique Panasonic (PCRFY, 9,98$US) a annoncé jeudi une petite perte nette sur le premier trimestre 2020/21, dans un contexte économique plombé par le coronavirus, et formulé des prévisions annuelles inférieures aux attentes du marché. Panasonic a subi une perte nette de 9,8 milliards de yens (130 millions de dollars canadiens) sur la période avril-juin, dominée par des conditions de marché détériorées et de lourdes incertitudes en raison de la pandémie mondiale.
  • Le groupe de messageries américain UPS (UPS, 123,68$US) a largement dépassé les attentes au deuxième trimestre grâce à la hausse du nombre de colis commandés par les particuliers et dans le secteur de la santé, faisant bondir son action à Wall Street. La performance de la société «a été entraînée en partie par les évolutions de la demande qui ont émergé pendant la pandémie», a souligné la directrice générale d’UPS Carol Tomé. En particulier, le groupe a observé «un bond des volumes des livraisons chez les particuliers, des commandes de santé liées à la COVID-19 et une forte demande en provenance d’Asie», a-t-elle ajouté.
  • Le groupe américain de produits de grande consommation Procter & Gamble (PG, 128,31$US) a profité depuis le début de la pandémie du boom de la demande pour les produits de nettoyage, qui a permis de compenser la moindre fréquentation des magasins. Le chiffre d’affaires de la société, qui distribue les marques Ariel, Mr Propre, Gillette, Oral-B, Pampers ou encore Vicks, a augmenté de 4% d’avril à juin pour atteindre 17,7 milliards de dollars, détaille un communiqué diffusé jeudi. Il a été porté par une hausse de la demande des consommateurs pour les produits ménagers ainsi que pour les produits de santé et de nettoyage de la peau, en particulier en Amérique du Nord et en Chine. 
  • Produits forestiers Résolu (RFP, 4,10$) rapporte jeudi un recul de son bénéfice net au deuxième trimestre qui est passé en un an de 25 millions $, soit 0,27 $ par action, à 6 millions $, ou 0,07 $ par action, après dilution. Les ventes du trimestre clos le 30 juin dernier ont atteint 612 millions $, en baisse de 143 millions $ par rapport à la période correspondante de l’exercice précédent. Yves Laflamme, président et chef de la direction de Produits forestiers Résolu, explique que la pandémie de COVID−19 et le ralentissement économique qui en découle ont entraîné une incertitude sans précédent.

 

 

À surveiller

 

Shopify (SHOP, 1401,23$): un trimestre «épique», tout comme son action. David Hynes de Canaccord Genuity exprime bien la frustration de bien des investisseurs envers la coqueluche du commerce en ligne La croissance exceptionnelle du fournisseur de solutions omni-canal de bonnes chances de durer, mais il est presque inconcevable de recommander un titre qui s’échange à un multiple tout aussi spectaculaire de 36,5 fois les revenus prévus en 2021.

Groupe CGI (GIB.A, 93,34$): trois raisons de reconsidérer le titre. Les investisseurs ont au moins trois raisons de reconsidérer le titre de CGI, croit Maher Yaghi de Desjardins Marché des capitaux. L’effet de la pandémie a été moins sévère que prévu, si l’on se fie au recul de 6% des revenus (sans l’effet des acquisitions) et à la marge d’exploitation de 14,7%, au troisième trimestre.

George Weston (WN, 103,06$): la patience est encore de mise pour le boulanger. La société de portefeuille de la famille du même tente de rehausser sa valeur en Bourse depuis des années. Une récente réorganisation devait rapprocher la société un peu plus près de son but, mais la pandémie ralentit le processus. Bien que George Weston évolue surtout en fonction de la performance de Loblaw (L, 69,79$) dont elle a 177 millions d’actions, la ré-évaluation potentielle du conglomérat passe aussi par le redressement de son boulanger Weston et l’éventuel réinvestissement des capitaux excédentaires.

 

31 juillet

Dans les Titres en action:

 

  • Le Groupe SNC−Lavalin (SNC, 23,35$) a encaissé au second trimestre de l’exercice en cours une perte nette de 111,6 millions $, soit 0,64$ par action après dilution, alors qu’un an plus tôt, sa perte nette s’est élevée à près de 2,12 milliards $, ou 12,07$ par action après dilution. La compagnie d’ingénierie signale que le résultat net négatif au deuxième trimestre de 2020 inclut des coûts de restructuration de 47,3 millions $ notamment liés à la transformation des activités de services du secteur Ressources.
  • La crise de la COVID−19 a lourdement plombé le rendement d’Air Canada (AC, 16,09$) au second trimestre de l’année en cours. La société aérienne rapporte vendredi que par rapport à la période correspondante de l’exercice précédent, au cours de laquelle elle avait dégagé un bénéfice net de 343 millions $, elle vient de subir une perte nette de 1,752 milliard $, soit une perte par action de 6,44$. Les revenus d’Air Canada ont dégringolé de 89% au deuxième trimestre de 2020 et au 30 juin, sa dette nette s’établissait à 4,564 milliards $, en hausse de 1,723 milliard $ par rapport au 31 décembre dernier.
  • Un chiffre d’affaires en hausse de 40% à près de 89 milliards de dollars et un bénéfice net qui double à 5,2 milliards: Amazon (AMZN, 3051,88$US) apparaît comme le grand gagnant de la pandémie pour le deuxième trimestre 2020. Ses résultats publiés jeudi, largement supérieurs aux attentes, ont été salués en Bourse, où son titre s’appréciait de 6% lors des échanges électroniques avant l’ouverture vendredi. «Nous avons créé plus de 175 000 emplois depuis le mois de mars et sommes en train d’en transformer 125 000 en des postes permanents», s’est félicité le patron dans le communiqué. 
  • Le Grand Confinement a permis à l’éditeur américain de jeux vidéo Electronic Arts (EA, 138,59$US), qui produit notamment les populaires jeux de foot FIFA ou de simulation les Sims, de réaliser des résultats meilleurs qu’attendu entre avril et juin. EA a réalisé un chiffre d’affaires de près de 1,5 milliard de dollars au premier trimestre de son exercice décalé, une hausse de 20,6% par rapport à la même période l’an passé. Les marchés misaient sur 1,05 milliard. Une large partie de la planète a été confinée ces derniers mois, avec des sorties très réduites, et en a profité pour jouer aux jeux vidéo.
  • La biotech américaine Gilead Sciences (GILD, 72,33$US), propriétaire de l’antiviral remdésivir utilisé dans le traitement des patients gravement atteints du nouveau coronavirus, a enregistré au deuxième trimestre une forte diminution des ventes de ses autres médicaments. Le laboratoire, qui a cédé gracieusement son produit anti-COVID 19 jusque fin juin avant de commencer à le commercialiser, a pâti de la baisse des visites chez le médecin et des tests médicaux, liée à la pandémie. Son chiffre d’affaires total a reculé de 10%, à 5,14 milliards de dollars en raison notamment d’un repli de 47% des ventes de médicaments contre l’hépatite C.
  • Le fabricant américain d’engins de chantier et de construction Caterpillar (CAT, 130,90$US) – un baromètre de l’économie réelle – a enregistré des résultats meilleurs que prévu par Wall Street au deuxième trimestre mais a prévenu que la pandémie de coronavirus rendait l’avenir particulièrement incertain. Le chiffre d’affaires de l’entreprise a chuté de 31% à 10 milliards de dollars et le bénéfice par action s’est établi à 84 cents, une chute de 70% par rapport au deuxième trimestre de 2019, selon un communiqué de l’entreprise.

 


À surveiller

 

Amazon (AMZN, 3051,88$ US): la pandémie tire la croissance future vers l’avant. Le confinement imposé par la pandémie a fait exploser le commerce en ligne au tel point que le géant a produit sa meilleure croissance en neuf ans et un bénéfice record. Le bond de la demande pour tous ses services – les ventes en ligne, les abonnés Prime, les services infonuagiques et la publicité a été si vigoureux – que les dépenses additionnelles de 4 milliards de dollars américains associées à la COVID-19 n’ont pas fait un pli, comme le craignait même la société.

Apple (AAPL, 384,76$ US): la COVID-19 sert des surprises au troisième trimestre. En attendant le nouveau cycle de ventes des futurs iPhone 5G en 2021, la pandémie et son confinement ont donné un sérieux coup de pouce à Apple qui a dépassé ses propres attentes. Les ventes d’IPhone ont surpassé les prévisions malgré des points de ventes fermés tandis que le travail et l’enseignement à domicile ont faire croître les ventes d’iPad, d’ordinateurs Mac, d’écouteurs AirPods et de montres connectées.

Alphabet (GOOGL, 1538,37$ US): Google Cloud ne compense pas pour les recettes publicitaires. Le bond de 43% des revenus (3 milliards de dollars) de Google Cloud n’a pas suffi à compenser pour la faiblesse des dépenses publicitaires. Même si les revenus, les recettes publicitaires et les marges d’exploitation ont toutes surpassé les prévisions, les résultats d’Alphabet mettent au jour à quel point son fureteur dépend de l’humeur dépensière des annonceurs et de la conjoncture au même titre qu’un média traditionnel.